Le Haut commandement de la Police nationale d’Haiti (PNH) amorphe, sans stratégie intelligente pour mater la violence armée, qui assiste indifférente la suprématie des hors la loi à Port-au-Prince joue-t-il à l’usure du temps avant un possible déploiement des forces étrangères en Haïti ? À Morne-à-Cabris, l’attaque armée mercredi contre un autobus de la Capital Coach line a fait au moins un blessé.
Un autobus de la compagnie Capital Coach line a été détourné ce mercredi par des hommes armés, a rapporté le journaliste Ives-Marie Chanel, sur sa page Facebook. Selon les détails, les 37 passagers à bord du véhicule ont été interceptés par les bandits et une hôtesse a été grièvement blessée par balle suite à l’attaque.
Le chauffeur qui pilotait l’autobus en provenance de la République Dominicaine est porté disparu. Dans l’intervalle, les proches des passagers restent sans nouvelle des otages.
Parallèlement, des informations compromettantes font étant d’un enlèvement collectif perpétré par les criminels.
Après l’attaque, l’autobus a été abandonné sur la voie publique, en raison de l’incapacité des bandits à le manipuler. D’autres sources imputent la responsabilité de ce crime au gang des «400 Mawozo».
La route nationale numéro 3, à l’image d’autres axes routiers du pays, demeure sous l’emprise des gangs. La réalité de la route nationale numéro 1 à hauteur de Canaan, occupée par des hommes lourdement armés pour laquelle aucune intervention policière n’a été manifestée illustre bien la démission de l’État.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

