Quoique disent et fassent Dr. Ariel Henry et son directeur de l’ULCC, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 décembre 2022, Haïti, livré aux gangs criminels et qui n’est depuis environ deux ans “ni dirigé ni administré”, reste et demeure le pays à l’indice de corruption le plus élevé dans la région. Son système judiciaire d’ailleurs laisse à désirer.
Lundi 12 décembre 2022 ((rezonodwes.com))—
Pour l’ONG Global Voices, faisant écho des différents rapports de Transparency International de 2014 à 2022, Haïti, sous l’emprise d’un gouvernement illégitime, “a l’honneur d’être le territoire le plus corrompu des Caraïbes” et les discours pompeux des dirigeants PHTK3, le 9 décembre dernier, sont loin de prouver le contraire.
La nation des Caraïbes sur l’indice de perception de la corruption de Transparency International était la Barbade, qui est arrivée au numéro 17 sur une liste de 174 pays, indique Global Voices.
Cependant, poursuit le texte, “il avait chuté dans le classement de l’année précédente. Pendant ce temps, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago se partageaient la 85e place, le Guyana était classé 124 et Haïti se classait au 161e rang pour la région, lui donnant l’honneur douteux d’être le territoire le plus corrompu des Caraïbes”.
L’année 2023 marquera le 20e anniversaire de l’adoption de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), souligne Global Voices.
“Alors que le fléau de la corruption est une menace pour l’équité et la stabilité des peuples du monde entier, la taille comparativement plus petite des nations insulaires rend le problème beaucoup plus important et plus immédiat”.
La célébration 2022 de la Journée internationale de lutte contre la corruption (AICD), célébrée chaque année le 9 décembre, vise à « souligner le lien crucial entre la lutte contre la corruption et la paix, la sécurité et le développement ».
Toutefois, Haïti, avec un gouvernement inconstitutionnel dirigé par un Premier ministre n’étant pas placé au-dessus de tout soupçon, des ministres de facto sans décharge, prêts à se lancer dans une aventure électorale inconstitutionnelle dont l’issue est incertaine, peut-il continuer à leurrer une population dans une soi-disant lutte contre la corruption quand l’impunité est la règle de gouvernance dans ce pays sans parlement et avec un judiciaire soumis.
Contrairement à d’autres pays de la région des Caraïbes, Haïti, dirigé par l’”organisation terroriste” PHTK depuis 2011 et dont le principal chef Michel Martelly est accusé de soutenir des gangs criminels, n’a pas toujours poursuivi avec succès des allégations de corruption.
Le dossier de dilapidation des fonds de Petro Caribe en est l’exemple probant.
Le système judiciaire est largement perçu comme corrompu et contrôlé par le Palais National et aujourd’hui, la Primature.
How is the Caribbean faring on International Anti-Corruption Day? · Global Voices

