19 octobre 2026
Des émeutes urbaines aux élévations des remparts dans la ville
Actualités Société

Des émeutes urbaines aux élévations des remparts dans la ville

La moitié des brésiliens ne dorment pas parce qu’ils ont faim. L’autre moitié ne dort pas non plus, car elle a peur de ceux qui ont faim.
Jean Ziegler[1]

 DES EMEUTES URBAINES AUX ELEVATIONS DES REMPARTS DANS LA VILLE

par Jean Frantzky Calixte

Jeudi 15 décembre 2022 ((rezonodwes.com))–

Introduction

De l’été 2018 au printemps 2019, la république d’Haïti en général (l’aire métropolitaine de Port-au-Prince en particulier) a connu une série d’émeutes populaires ayant secoué la structure sociopolitique et socio-économique du pays. Il suffit, pour s’en convaincre, de rappeler les journées historiques des 6 et 7 juillet 2018, celle du 17 octobre 2018, celles du 18 au 20 novembre 2018 et l’opération « pays lock » des deux premières semaines de février 2019. S’il est vrai que la ville est lieu de centralité politique, donc de pouvoir ; il est aussi lieu de contre-pouvoir.

En réaction aux attaques populaires perpétrées contre leurs entreprises disséminées çà et là dans la ville, nombreux sont les entrepreneurs qui croient que la seule et unique façon d’y remédier est de consolider leur clôture de défense, parfois suivant une logique toute militaire (mur épais et surélevé, barbelé, pique, vidéosurveillance, guérite, etc.). Nous voilà au cœur de l’ère du tout est permis, où chacun résout ses problèmes à son échelle !

Si nous essayions d’inventorier ou de répertorier les entreprises saccagées et pillées lors de ces manifestations populaires, la liste serait très longue, tel n’est l’intérêt de ce papier.  L’objectif est plutôt une lecture critique de la réponse des entrepreneurs en prenant comme exemples certains de leurs travaux de réaménagement commandés par la logique carcérale.

Tout Etat qui reconnaît le régime de la propriété privée s’engage à faire valoir son respect et son intégrité. L’Etat assume une telle responsabilité parce qu’il est le seul détenteur du monopole de la violence physique légitime pour parler comme les wébériens. Les théoriciens contractualistes (Hobbes, Locke, Rousseau) et certains théoriciens systémiques[2], à l’instar de Talcott Parsons, Shmuel Eisenstadt et David Easton, conçoivent l’Etat comme un super organe d’autorégulation. Sa capacité régulatrice vise à l’établissement des règles du jeu permises dans les relations sociales. Au sein de la société civile, l’Etat monopolise la coercition. Cela signifie qu’il doit faire régner l’ordre, du moins un certain type d’ordre, et est censé assurer en même temps la sécurité des individus/citoyens. Les tenants de l’école critique, quant à eux, croient au contraire que la propriété privée n’est que vol (Proudhon) et que l’Etat n’est qu’un instrument aux mains de la classe dominante pour garantir la pérennité de sa domination (Marx, Engels). Peu ou prou, il s’avère toujours intéressant pour les besoins de la réflexion de procéder à ces détours théoriques. Lesquels nous permettront d’apprécier les raisons pour lesquelles l’Etat haïtien ne parvient pas à réguler les comportements des individus en matière de politique d’urbanisation.

Ceci étant précisé, attardons-nous un peu sur les relations entretenues entre l’Etat haïtien et les classes dominantes, spécifiquement la bourgeoisie commerciale, pour tenter de démêler les fils de cette complexité apparemment inextricable.

L’Etat haïtien et la bourgeoisie commerciale

Historiquement, la ville c’est le territoire du bourgeois. Il n’y a pas de citadinité sans bourgeoisie. L’apogée de la révolution urbaine à la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe siècle en Europe périodise la révolution économique qui est aussi une révolution commerciale. Désormais, l’échec de la rente cède le pas au profit. Le triomphe de la bourgeoisie au XIXe siècle avec la révolution industrielle consacre l’apothéose urbaine.

 Mais c’est par abus de langage que nous parlons de « bourgeoisie haïtienne » car notre économie est loin d’être une économie de marché[3]. En réalité, le groupuscule des sous-traitants de la Société Nationale des Parcs Industriels (SONAPI), sans moyens de production et d’échange[4], sans véritables capitaux à investir, forment de préférence un lot de commerçants peu enclins à l’esprit capitaliste au sens de Max Weber. Ce n’est pas non plus une économie planifiée car l’Etat n’a aucun contrôle sur l’économie. Et depuis la dernière décennie du XXe siècle, il sombre dans un processus de privation des entreprises publiques (Bastien, 2016 :79).  

Néanmoins, depuis l’origine de cette formation sociale, les nantis se sont toujours évertués à domestiquer l’Etat et par la suite bénéficier de ses largesses par toutes sortes de moyens (assassinat, chantage, corruption de fonctionnaires publics, politique de doublure, financement de responsables politiques au passé douteux, etc.).

Cette catégorie d’acteurs qui finissent par constituer ce qu’on appelle la « bourgeoisie commerciale » fondent donc leur richesse dans une relation clientélaire avec l’Etat. Historiquement, cette bourgeoisie s’est montrée hostile aux paiements de taxes et des impôts relatifs à leurs activités économiques. Quand elle ne se bat pas pour l’obtention de franchises douanières, elle se démêle pour s’attribuer d’autres privilèges imperméables à la prospérité de l’économie nationale. Par ailleurs, les maigres recettes des catégories sociales les plus vulnérables sont broyées par la taxation de cet Etat prédateur. C’est ce qui explique historiquement que le système fiscal mis en place par les dirigeants haïtiens ont toujours pillé les maigres ressources de la paysannerie (Trouillot, 2016 :81). Il s’agit de mettre l’emphase sur une double situation de rente. L’Etat extorque une rente sur la paysannerie et les bourgeois de la ville tire une rente de l’Etat.

Les translations massives des populations rurales au cours des années 1980 vers le centre urbain de Port-au-Prince n’est pas sans lien avec l’appauvrissement continue des paysans qui, au-delà de la croissance naturelle de la ville, ont donné naissance à une flopée de migrants. Incapable de créer les conditions pouvant intégrer la grande majorité de la population urbaine active sur le marché du travail, l’Etat est en butte à des pressions populaires de plus en plus sévères, violentes et impitoyables. Si l’on tire profit d’un espace, on a obligatoirement des redevances de taxation ou la prise en charge de certaines responsabilités envers cet espace. Mais en Haïti, il y a une tendance chez les nantis des grandes villes à vouloir tous les avantages de la sélection sociale sans rien donner en contrepartie.

La réponse des entrepreneurs face aux émeutes

Quoiqu’ils fassent mainmise sur l’Etat, les entrepreneurs « haïtiens » réalisent qu’ils ne peuvent plus miser sur cette superstructure pour la protection de leurs intérêts face à la rage d’un peuple prêt à tout dans les moments de grandes turbulences. C’est ainsi que surgissent l’idée de surélever les clôtures de certains centres commerciaux dans la ville comme c’est visible sur « l’autoroute de Delmas », à carrefour Clercine (Tabarre), etc. Ces travaux de réhabilitation soucieux des mesures de sécurité sont pourtant des dérogations notoires à la législation des normes régissant l’aménagement des villes et sont donc contraires aux principes urbanistiques. Les conséquences de telles pratiques sont néfastes et peuvent être analysées au regard de la psychologie, de la sociologie, de l’esthétique urbain, de la cyndinique et aussi de la politique.

Fig. 1 : Ville-prison

Source : Jean Frantzky Calixte (2019)

Culture urbaine d’enfermement et psychologie

En parcourant l’agglomération de Port-au-Prince, en un clin d’œil, on remarque une ville construite à la manière d’une forteresse, une ville-labyrinthe où l’architecture des maisons est obstruée par l’étendu et la hauteur des murailles qui séparent les résidences. On est voisin, mais on ne se parle pas ! On se nie mutuellement car la pulsion de méfiance est intense comme l’entend d’ailleurs l’architecte Albert Mangonès (2001 :8). On n’a pas reçu la même éducation. On n’a pas la même origine sociale… Une ville où chaque individu, assigné à sa résidence, essaie de se « distinguer » de l’autre. Cette sempiternelle recherche d’une marque de distinction, tributaire d’une forme de sociabilité empreinte d’une logique de proximité spatiale et de grandes distances sociales, pousse les individus à se replier sur eux-mêmes, en conséquence à repousser les autres. D’où cette dialectique de l’évitement, au sens de Jean-Marie Théodat (2012) qui, in fine, aboutit à la déconstruction de la ville.

Sur le plan psychologique, l’élévation des murailles dans la ville semble par ailleurs procurer un sentiment de sécurité aux citadins animés d’une peur en permanence. Il y a lieu de parler par là d’une construction sociale de l’insécurité. Mais, dans une certaine mesure, il est farfelu et illusoire de croire aux vertus thérapeutiques du mur. En réalité, le rempart renforce l’inquiétude qui hante l’individu tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la forteresse qui l’abrite. C’est le paradoxe du mur. Il assure la sécurité et il produit de l’insécurité. Certes, la finalité du mur c’est de protéger mais trop de murs minent cette même protection. C’est typique des modèles d’urbanisation qui créent des milieux anxiogènes et qui tuent l’urbanité en ne produisant autre chose que du malaise urbain.

La configuration carcérale de l’espace conditionne le fonctionnement de l’esprit à la peur. Hors de l’enceinte du bâtiment, l’individu qui évolue dans un monde strictement clos est susceptible de développer ce qu’on appelle en psychanalyse une attitude autiste. Et de là s’ensuit toutes les contraintes à faire société c’est-à-dire à entretenir et à cultiver des relations sociales. C’est une manifestation du post-modernisme dans toute sa splendeur au sens de la fin de l’utopie que l’humanité est naturellement bonne. Dès lors, on ne saurait parler d’empathie envers les humains. À l’extérieur, circuler au milieu des pans de mur s’apparente à une promenade en plein désert. Or la vie de l’espèce humaine dans ses dimensions anthropologique et existentielle est une vie foncièrement dépendante. L’être humain dépend non seulement de la nature pour exister mais plus encore de son semblable s’épanouir. Ne pas pouvoir circuler dans une ville, c’est comme admettre qu’elle est assiégée. Or tout état de siège est synonyme de panique au niveau de l’esprit.

Ville de clôture et société en Haïti : une lecture sociologique

L’imaginaire collectif haïtien, profondément marqué par une série de stéréotypes tels « Tout koukouy klere pou je w[5] », « Se mèt kò ki veye kò[6] » et le vieil adage de l’ancien président haïtien Nissage Saget « Que chaque bourique braie dans son propre pâturage ! », est symptomatique de la production et de la reproduction de certains comportements empreintes d’une sociabilité dont le vivre ensemble doit être questionné au sein de l’espace social. En Haïti, et particulièrement, dans les milieux urbains, on ne se soucie pas véritablement de l’autre. Ce comportement collectif traduit de manière atypique un modèle de société inachevée où les différentes factions sociales sont restées cloisonnées sur elles-mêmes et les clivages sociaux poussés à des niveaux qui dépassent l’entendement. Bref, une société en parfaite manque d’intégration !

De nos jours, la clôture est hautement significative dans l’art d’habiter en Haïti. Le rempart de l’entrepreneur n’agace pas tout le monde. Il rentre dans la fonctionnalité normale du développement de la ville. Donc aussi scandaleuses qu’elles puissent apparaître, les nouvelles fortifications sont édifiées dans les fondations d’un espace psychologiquement et socialement structuré autour de la peur, de la méfiance, de la non altérité. De tels comportements sont propices à l’implantation et à la propagation de cette culture urbaine d’enfermement. Le phénomène d’extension de nos villes en est pour le moins explicite dans notre manière obsessionnelle de barricader notre entre soi.

Envisager l’urbanisme comme un vivre ensemble pendant qu’on est ensemble dans de telles circonstances est véritablement une gageure. Et c’est ce qui explique cette nouvelle configuration carcérale de la ville. Cette occupation irrationnelle de l’espace répond à une logique sociale propre au contexte du mode de vie haïtien. Elle ne traduit autre que la montée en puissance d’un individualisme forcené dans la société. Ce phénomène expose, en d’autres termes, la faiblesse et la complication des liens sociaux.

Fortification urbaine contre l’esthétique urbain

Sur le plan esthétique, c’est cauchemardesque. En matière de style et d’urbanité, c’est une régression. On ne serait plus en toute urbanité décrite par l’architecte Mangonès. L’urbanité, c’est l’absence de clôture. La ronde du policier perd tout son sens dans un univers urbain qui cache la vue. Dès qu’il n’y a plus de mise en scène possible de la ville, c’est le degré zéro d’urbanité qui prévaut. À défaut de faire de la ville une vitrine, nous finissons par construire un labyrinthe qui ne fait que la défigurer. Là où l’on trouve l’urbanité, chacun se sent chez soi et personne ne peut faire ce que bon lui semble car l’espace est toujours un espace partagé (Arendt, 2011).

Les remparts correspondent à des techniques de dressage de certains animaux. Ils empêchent à la ville de respirer. Pourtant, le paysage ensoleillé qui caractérise notre territoire sur le plan climatique est l’un des atouts les plus remarquables et les plus propices à la diffusion d’un style architectural lumineux et vitré.

Fortification urbaine et cyndinique

En matière de risques, ces murailles qui font jusqu’à 8 m de haut constituent une menace constante et permanente pour les utilisateurs de la voie publique. Le danger est évident comme le nez au milieu de la figure. Par exemple, en cas d’un tremblement de terre de grande magnitude, les rues dont l’emprise minimale est de 7 m sont susceptibles d’être recouvertes si jamais ces murailles s’effondrent. Les réalisateurs de ces travaux peuvent objecter qu’ils sont assez solides mais la réalité c’est qu’il n’existe pas d’ouvrage antisismique[7]. La clé de compréhension de la plus ou moins forte résistance d’un ouvrage humain face à une occurrence sismique est fonction de la magnitude du séisme et de la localisation de l’ouvrage par rapport à son épicentre.

D’un autre côté, si un incendie éclate à l’intérieur de ces bâtiments, les possibilités d’évacuation rapide et d’extinction des feux sont strictement réduites. De telles réalités démontrent que la résilience comme capacité à porter secours n’est que pure rhétorique.

Imaginez donc le niveau de dégâts que peuvent occasionner ces forteresses tant pour la population qui y travaillent que pour celle qui les fréquente ou encore les flux qui traversent la voie publique attenante. Il n’est mentionné nulle part, dans les textes de loi, un quelconque frais de dédommagement de la part d’une entreprise à l’égard d’un individu non employé de la boîte mais victime au cas d’un éventuel catastrophe.

Elévation des remparts dans la ville et politique

L’entrepreneur a-t-il cependant le droit d’ériger une muraille à l’aune de son bon vouloir ? En tant que premier gestionnaire de sa municipalité, le maire dispose de tous les moyens légaux pour autoriser ou interdire tel ou tel chantier de construction. Les entreprises qui élèvent vers le ciel leur clôture sont-elles au-dessus de la loi ou soudoient-elles les municipalités pour engager de tels travaux ? Ou encore est-ce que les détenteurs du pouvoir local connaissent fort bien leur travail et les tâches qui leur sont assignées en tant qu’élus locaux ? Dans la société haïtienne contemporaine, sous les regards de la loi, il semble que ce soit l’insécurité qui définit la ville. Elle a son architecture, la clôture.

L’économie urbaine semble être l’une de ces sphères d’où s’observe cette reconfiguration socio-architecturale. À n’en pas douter, les entreprises sont les premières sources de revenus pour l’assiette fiscale des municipalités. Mais le plus souvent, les entrepreneurs financent l’élection des élus locaux. Quand les édiles briguent leurs postes, appliquer la loi contre leurs patrons équivaudrait à de l’ingratitude officielle.

Une autre explication démontre la complexité de la réalité en question. Souvent, l’Etat qui élabore les lois peine à les appliquer à lui-même. Et assez souvent, les fonctionnaires des municipalités sont très peu imbus du mode de fonctionnement de l’Etat, de la promulgation de ses lois, etc. Si l’Etat est incapable de donner l’exemple dans l’aménagement de ses propres locaux par une exploitation rationnelle des règlementations juridiques, on ne saurait s’attendre à un comportement responsable de la part des particuliers.

Conclusion

Dans les pays du Nord où l’extension des villes s’accompagne d’une vision étatique de prise en compte des problèmes à travers des politiques publiques urbaines, on parle d’un urbanisme volontaire. Dans les pays du Sud qui ont connu le processus inverse et, où, l’Etat est plus ou moins défaillant, surgit un urbanisme par le bas, la ville est donc produite par les particuliers.

En Haïti, ce modèle d’urbanisme par le bas constitue un vrai défi pour les décideurs publics. Dans le grand Haïti, chacun construit sa petite Haïti. En d’autres termes, chaque maison est le prototype d’une petite ville à part entière. Il s’ensuit de cette suprématie du laisser-faire individuel une mise en péril de la vie collective. Et le pire, c’est que la société est loin d’être consciente des risques auxquels elle est assujettie quotidiennement. De connivence avec la presse locale, les autorités politiques occupent l’esprit des individus avec des scoops. La ville est taboue. On n’en parle pas. L’on ne débat pas de son mode de fonctionnement qu’elle finit par s’étioler littéralement au cours des ans.

L’aire métropolitaine de Port-au-Prince est un creuset de frustrations sociales et de déséquilibres spatiaux. Dans la dynamique évolutive de la ville, le riche n’a pas cessé de fuir le pauvre mais celui-ci ne l’a jamais lâché d’une semelle. Ils sont donc voisins dans ce même univers urbain. Mais la proximité spatiale ne garantit pas la proximité sociale. Le déshérité est témoin du mode de vie au luxe insolent du nanti mais il est retenu à l’écart. Les inégalités sociales sont pourtant sources de tensions sociales. Les actions de l’Etat, et encore celles des élites économiques, ne s’inscrivent dans aucune perspective de justice sociale, entendu au sens de John Rawls (1971). Ceci dit, elles vont à l’encontre de toute idée de fondement d’une « société bien ordonnée » procurant à ses membres des avantages mutuels.

L’animosité des classes populaires appauvries qui prend pour cible les entreprises des grands commerçants de la ville est une conséquence de la répartition inégale des richesses nationales. La réponse carcérale à cet égard ne constitue pas une solution appropriée, c’est de préférence une provocation qui témoigne de l’incapacité des élites à poser les vrais problèmes et à proposer de meilleures alternatives.

Jean Frantzky Calixte
Sociologue/Urbaniste-Aménageur
frantzkycalixte@yahoo.fr
URBATeR/Faculté des Sciences/Université d’Etat d’Haïti
Faculté des Sciences Humaines/Université d’Etat d’Haïti

Tous droits réservés.

BIBLIOGRAPHIE

ARENDT, H., [1958] 2011.- La condition de l’homme moderne, Paris, Agora

BADIE, B. & BIRNBAUM, P., 1979.- Sociologie de l’Etat, Paris, Editions Grasset, pp. 49-108.

BASTIEN, Y.-R., 2016.- « La privatisation du parapublic en Haïti », Rencontre no32-33, CRESFED

MANGONES, A., 2001.- « L’architecture en question », En toute urbanité, Port-au-Prince, Editions mémoire, p.5-9

REPUBLIQUE D’HAÏTI, 2015.- « Analyse des menaces naturelles multiples en Haïti », Version préliminaire, Port-au-Prince, Haïti

THEODAT, J-M., 2012.- « Port-au-Prince en sept lieues », Outre-Terre, (No 35-36), p.123-150.

TROUILLOT, M-R., 2016.- Les racines historiques de l’Etat Duvalierien, Port-au-Prince, C3 éditions

RAWLS, J., [1971] 1997.- Théorie de la justice, Paris, Seuil

ZIEGLER, J., 2011.- Destruction massive. Géopolitique de la faim, Paris, Editions du Seuil


[1] Ziegler, J., 2011.- Destruction massive. Géopolitique de la faim, Paris, Editions du Seuil

[2] Pour une vision plus détaillée sur l’approche systémique du pouvoir politique, consultez l’ouvrage de :

B. Badie & P. Birnbaum, 1979. Sociologie de l’Etat, Paris, Editions Grasset, pp. 49-108.

[3] Engluée dans un mercantilisme de bas-étage par le comportement anachronique des « bourgeois » locaux, l’économie haïtienne, pour l’essentiel, se résume à une logique banale d’achat et de revente de produits étrangers.

[4] La sous-traitance ou le développement des industries légères en Haïti est une sphère d’activité économique caractérisée fondamentalement par la subalternisation de la « bourgeoisie » compradore au capitalisme transnational. Leur existence tient donc à leur rôle de seconde zone dans la chaine productive capitaliste.

Voir Michel-Rolph Trouillot, 2016.- Les racines historiques de l’Etat duvalierien, Port-au-Prince, C3 Editions, p. 269-275.

[5] De manière littérale, chacun pour soi.

[6] De manière littérale, à chacun d’assurer ses arrières.

[7] Rappelons qu’en Haïti, « La liquéfaction est significative dans les bassins alluviaux tels que la plaine du Cul de Sac, l’éventail alluvial de la rivière Froide (Carrefour) ou de la rivière Momance (Léogane), où la nappe aquifère superficielle est proche de la surface ». Voir République d’Haïti, 2015.- Analyse des menaces naturelles multiples en Haïti, p.7

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