Le dirigeant de «KONBIT» des organisations, politiques, syndicales et populaires Josué Merilien évoque le rapport de septembre 2020 de la représentante du secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) en Haïti, Helen M. La Lime, saluant la fédération des gangs de «G-9 an fanmi» pour établir l’implication de la communauté internationale dans le drame sécuritaire haïtien.
Les dernières scènes de violence armée éclatées à Carrefour-Feuilles, Martissant, Canaan relèvent d’un projet planifié par la communauté internationale pour anéantir le pays, de l’avis du syndicaliste Josué Merilien. Toutes les options dévastatrices de l’international concourent à un calcul visant à maintenir le statu quo en Haïti en soutenant les factions criminelles dans leurs exactions.
À Carrefour-Feuilles, la semaine dernière, lors des affrontements entre des bandits lourdement armés et des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), une balle perdue a été repérée à Bas Peu-de-Chose, non loin d’un espace souvent utilisé comme lieu de rassemblement par le professeur Josué Merilien et d’autres citoyens de la zone. Une épisode qui traduit le niveau de la menace qui plane sur la vie des résidents des zones en proie à la violence des gangs.
L’architecte du climat de violence intenable entretenu en Haïti est la communauté internationale, déclare sans équivoque le syndicaliste Josué Merilien. En conférence de presse, jeudi dernier, au quartier général de l’Alternative socialiste (ASO), le dirigeant de «KONBIT» des organisations, politiques, syndicales et populaires s’indigne contre les déclarations de la diplomate Helen M. La Lime devant l’assemblée de l’ONU saluant l’initiative de fédérer les groupes armés sous l’étiquette de «G-9 an fanmi».
Les puissances impérialistes envisagent de faire mainmise sur les ressources d’Haïti, en provoquant une situation de chaos susceptible d’affaiblir les forces progressistes haïtiennes pour exploiter les réserves stratégiques haïtiennes, soutient Mérilien. Dans la perspective d’accélérer la décente aux enfers d’Haïti, le gouvernement de facto demeure un pion déterminant dans le scenario international. Le BINUH, le Core Group et le gouvernement de facto forment un trio complice, rétrograde et criminel destiné à saper les fondements de la nation, avance-t-il.
À propos de la nomination du juge Jean Joseph Lebrun à la Présidence de la Cour de Cassation, l’organisation «KONBIT» se dit révoltée par la réaction de certains juristes approuvant le choix du Premier ministre de facto Ariel Henry. Josué Merilien qualifie d’illégale la désignation du juge Lebrun.
S’agissant de l’augmentation des prix des produits pétroliers, les dirigeants de «KONBIT» appellent à la mobilisation générale en vue de forcer le pouvoir à faire retrait de la décision d’éliminer les subventions sur le carburant. Les couches sociales les plus vulnérables restent les plus affectées par l’inflation galopante découlant de la hausse du prix de l’essence.
En ce qui concerne la circulaire 114-2, à travers laquelle la Banque de la République d’Haïti (BRH) autorise les sous-agents à rendre les transferts en Gourdes, elle témoigne d’un crime contre la classe moyenne, de l’avis de Guy Numa, dirigeant de «KONBIT».
Hervé Noëlvevenoel@gmail.com

