La stratégie du gouvernement de facto de conduire le pays vers une catastrophe sécuritaire pour justifier une possible intervention militaire étrangère en Haïti se dessine progressivement. En s’attaquant aux biens privés pour les accaparer, les bandits de «400 Mawozo» diversifient leur mode d’intervention, dans un total déni des autorités établies.
Mercredi 16 novembre 2022 ((rezonodwes.com))–
À Croix-des-Bouquets, le calvaire sans fin des résidents de plusieurs quartiers occupés par des bandits se poursuit.
Dans la nuit du 29 octobre, des hommes du gang des «400 Mawozo» ont attaqué la résidence du journaliste Jean Marcson Dorcé, situé à l’impasse des Frères, au cœur de la ville. Selon les faits, les bandits ont escaladé la clôture de la maison avant de faire irruption dans les chambres, en passant à travers une fenêtre.
Ils ont tout dévalisé la maison avant de prendre possession définitivement de l’espace.
Des affrontements entre gangs rivaux des «400 Mawozo» et ceux dirigés par Vitelhomme Innocent depuis le début du mois d’octobre ont contraint les occupants de plusieurs maisons à abandonner leurs quartiers, rappelle l’ancien journaliste de Radio Télé Pacifique.
Les membres de la famille du journaliste, effrayés par les escalades de violence imposées par les criminels, ont du se refugier à Tabarre, Fleuriot et autres zones limitrophes de Croix-des-Bouquets.
Jean-Marcson Dorcé évoque une situation tendue dans la zone, des détonations sporadiques ayant forcé des familles à déserter la commune. Il fait également état de son père sauvé de justesse d’une balle perdue ayant percuté un mur de la maison. À la suite de cette épisode, la décision de fuir la maison familiale a définitivement été actée.
Informés de la réalité de plusieurs maisons abandonnées à l’impasse des Frères, les assassins ont décidé d’attaquer et de piller des biens.
En outre, les bandits ont violemment agressé un jeune de la zone afin qu’il communique des informations relatives à l’absence de Jean-Marcson Dorcé sur les lieux. Ils menacent de mener la vie dure aux journalistes et aux fonctionnaires de l’État, révèle Jean-Marcson Dorcé.
Entre-temps, six membres de la famille, incluant un enfant de 4 ans, contraints de quitter la maison, sont accueillis par des volontaires dans des conditions non idéales, déplore-t-il.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

