20 octobre 2026
Gros-Morne : 9 morts dans un accident, l’irresponsabilité du gouvernement mise en cause
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Gros-Morne : 9 morts dans un accident, l’irresponsabilité du gouvernement mise en cause

Le retard mis dans la remise en état du pont Dumesle, effondré depuis le 5 mars dernier, est à l’origine du drame survenu, samedi, à Gros-Morne, selon l’agent exécutif intérimaire, Hubert Céneac.

La population continue d’être victime en raison de l’insouciance des autorités de facto. À Gros-Morne, 9 personnes ont péri, dans la nuit du samedi, dans un accident de la circulation, rapporte le Président du Conseil municipal intérimaire.

Hubert Cénéac, interviewé samedi, par Rezo Nòdwès, retrace le drame d’un camion bondé de «madan sara» qui s’est renversé dans le lit de la rivière en tentant de traverser la 8ème section de la «Ravine de Gros-Morne».

Parmi les 15 occupants du véhicule, 9 sont morts sur le coup, les autres sont conduits à l’hôpital. Cet accident de la circulation ayant couté la vie à des commerçantes pourrait être évité si l’équipe de facto, conduite par le Premier ministre Ariel Henry et le ministre des TPTC de la Fusion Rosemond Pradel, avait pris les décisions qui s’imposent.

L’agent exécutif intérimaire évoque des cris d’alarme lancés depuis plus de 9 mois par les usagers de la route sur les conséquences de l’effondrement du pont qui menaçait des vies. Aucune intervention du Ministère des travaux publics, transport et communication (MTPTC) pour réparer le pont endommagé n’a été manifestée.

Des promesses d’engager des ouvrages pour restaurer l’infrastructure ont été maintes fois tenues par des responsables de l’État, mais les résultats n’ont pas suivi. Les usagers de cet axe routier reliant l’Artibonite au départementale du Nord’Ouest doivent surmonter un calvaire pour traverser la Ravine de Gros-Morne en raison des obstacles liés à la réalité du pont.

L’édile Hubert Cénéac appelle à une intervention sur le pont afin de limiter les dégâts. Il fait état d’une situation de grogne de la population qui réclame la reconstruction du pont.

Des manifestants remontés après le drame ont violemment réagi en attaquant le domicile du maire, jugé responsable du décès tragique des commerçantes qui venaient de Port-de-Paix et s’apprêtaient à livrer leurs produits à Port-au-Prince.  

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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