21 octobre 2026
Haïti : la rentrée des classes avortée, la mobilisation anti-Ariel amplifiée
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Haïti : la rentrée des classes avortée, la mobilisation anti-Ariel amplifiée

Ce 3 octobre 2022, au lieu de la rentrée des classes, annoncée par le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) Nesmy Manigat, le pays a été embrasé par une contestation populaire contre la mauvaise gestion du pouvoir en place, la rareté des produits pétroliers, le départ d’Ariel Henry du pouvoir, la cherté de la vie et autres. À cet effet, plusieurs villes du pays ont connu des heures de tension, où des manifestants, vêtus en uniforme d’écoliers, ont défilé dans les rues, en vue d’ironiser le titulaire du MENFP.

Les écoliers devraient se retrouver en salle de classe ce premier lundi du mois d’octobre, mais, les portes des établissements scolaires sont restées fermées, en vue de faire échec à l’appel du numéro un du (MENFP) Nesmy Manigat, annonçant la réouverture de «l’école progressivement». En contestant la décision du ministre Manigat, plusieurs secteurs de la vie nationale ont ainsi mis l’emphase sur les promesses non tenues du chef de file du gouvernement, Ariel Henry, dont on réclame sa démission.

Plusieurs villes du pays étaient en ébullition contre la réouverture des classes. Dans le département du sud-est, la ville de Jacmel s’est réveillée sous tension. Les barricades formées avec des débris ont été érigées et des pneus enflammés ont été placés dans les rues au cours des mouvements de protestation. La ville de Jacmel, continue sa grande mobilisation contre Ariel Henry et son équipe, la rareté des produits pétroliers, la cherté de la vie et l’insécurité, entre autres.

Aux Gonaïves, c’est le même constat, des citoyens ont investi les rues de la cité de l’indépendance pour réclamer le départ d’Ariel Henry du pouvoir.

Dans la commune de Carrefour, pour une deuxième semaine, une foule très compacte a répondu à la mobilisation anti-gouvernementale. Les protestataires vêtus en uniforme d’écoliers, brandissaient pancartes, branches d’arbres et autres pour demander au premier ministre Ariel Henry de quitter le pouvoir. Ils ont vertement tancé le ministre de l’éducation nationale Nesmy Manigat, en lui lançant des propos hostiles et désobligeants.

Petion-Ville, jugée très passive lors des mouvements de revendications, a depuis quelques jours, emboîté le pas dans la vague contestation populaire anti-Ariel. Durant le déferlement des citoyens dans les rues de Petion-Ville, les forces de l’ordre ont brutalement intervenu pour disperser la manifestation qui réclament de meilleures conditions de vie. Quatre personnes sont sorties blessées par des balles tirées par des agents de la Brigade de Lutte Contre le Traffic des Stupéfiants (BLTS), selon les témoignages.

Au Cap-Haïtien la tension a monté d’un cran. Une marée humaine a foulé le macadam charriant les mêmes revendications précitées. Au cours du déroulement de cette manifestation, l’un des points de vente de Valerio Canez a été attaqué et pillé. Les manifestants ont emporté, ventilateurs, chaises, réfrigérateurs, et autres objets se trouvant dans l’espace. Les agents de forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, afin d’éviter le pire, selon la presse locale.

La commune de Delmas, a répondu à l’appel ,comme d’habitude, ainsi que les militants du Champ-de-Mars.

Les mobilisations s’intensifient dans plusieurs endroits du pays, alors que les membres du gouvernement font la sourde oreille, face aux multiples revendications populaires.

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