Dechoukaj aux Cayes après le discours d’Ariel Henry qui “a parlé pour ne rien dire”
Jeudi 6 octobre 2022 ((rezonodwes.com))— S’il existe actuellement en Haïti, un seul personnage dont les paroles sont sans importance aux yeux de la majorité, il s’appellerait Dr. Ariel Henry qui a jeté de l’huile sur le feu après son intervention de mercredi soir à la télévision.
Si les Gonaives attend jeudi soir pour gagner les rues et protester contre la présence d’Ariel Henry recommandant l’invasion du territoire national par des forces racistes, dans la ville des Cayes, des scènes de dechoukaj sont enregistrées à la mi-journée.
Des locaux de l’Unicef et de PAM on été vandalisés par des manifestants en dépit des bombonnes de lacrymogènes lancées à profusion par des policiers.
Un correspondant local a informé que la population des Cayes connait une misère atroce et ne jure que par le départ d’Ariel Henry “quoiqu’il dise et fasse” pour que la situation revienne à la normale dans la métropole du Sud. “Un gallon de gazoline coûte 1 300 dollars et le diesel 600, tout ceci oblige les Cayens à vaquer à leurs occupations à bicyclette et à pied pour la plupart”.
“Ariel a parlé pour ne rien dire et ses propos sont loin de nous rassurer tant le prix élevé de la gazoline reste encore le même”, ont déclaré les manifestants interrogés sur les lieux de “dechoukaj” de deux organismes internationaux.
Aux Cayes, tout comme aux Gonaives, la vie marche au ralenti et le message “à l’unité” d’Ariel Henry qui a maintenu ferme à la hausse les prix du carburant, n’a pas été capté en dépit des menaces d’intervention pour renforcer le pouvoir PHTK et ses dérives, notamment le détournement des fonds de Petro Caribe et les enquêtes sur l’assassinat de Jovenel Moise.

