Jeudi 11 aout 2022 ((rezonodwes.com))—A l’appel de plusieurs organisations, plusieurs centaines de Port-de-Paisiens ont gagné la rue jeudi matin, comme annoncé en début de semaine, pour dénoncer l’insécurité qui fait rage dans le département du Nord-Ouest, notamment au niveau du tronçon de route Gros-Morne – Chansolme.
Toutefois, l’une des principales revendications des manifestants se situe autour d’une rumeur persistante sur une éventuelle fermeture du port au commerce extérieur après la découverte de plusieurs cargaisons d’armes et de munitions transitées par ce point.
Les manifestants veulent attirer l’attention des autorités de fait que “ce suicide collectif programmé ne passera pas, et que leur velléité de fermer le port, sous prétexte de combattre le trafic d’armes alors que les ports privés sont hors de contrôle, est inacceptable”.
“Moun nan Podepe di non ke ladwan pa gen dwa fèmen eke otorite yo chache moun ki nan transpòte zam ilegal”, ont scandé les manifestants qui n’ont pas manqué de conspuer le PM de facto, Dr. Ariel Henry, accusé dans l’assassinat de Jovenel Moise, un fils, selon eux, adopté par l’Immaculée Conception.
Des pancartes ont clairement identifié les contrebandiers, tel Eddy Lafrance, encore en cavale, ont souligné les manifestants.
Pour les manifestants qui ont longé le Boulevard des Trois Rivières, leur message à l’endroit du régime PHTK 3 est, on ne peut plus clair.
“En 1986, la ville de Port-de-Paix fut la dernière ville à manifester, et qu’il fasse attention pour ne pas nous conduire à le faire en premier en 2022”, ont averti les protestataires, demandant à la justice de s’orienter directement vers les coupables, au lieu de faire souffrir toute une population.

