Insécurité : Mario Andrésol désapprouve la thèse d’embargo empêchant l’acquisition d’équipements pour la PNH
par Hervé Noel
C’est la bouteille à l’encre quand il est question d’évoquer le renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti (PNH) en rapport avec l’acquisition d’équipement sur le marché international. Mais, pour l’ancien directeur général de l’institution policière, Mario Andrésol, il revient aux autorités du gouvernement de facto de remplir les procédures liées à l’achat de matériels létaux pour lutter contre le banditisme et la criminalité.
Mardi 14 juin 2022 ((rezonodwes.com))–
Pour l’ancien directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, il s’agit d’un manque d’expertise et non d’embargo sur les armes et munitions contre Haïti pour équiper l’institution policière.
L’ancien commandant en chef de la PNH qui intervenait, dimanche à l’École nationale de Police à Frères, à l’occasion du 27ème anniversaire de la force policière, invite les dirigeants haïtiens à prendre la communauté internationale au mot, s’agissant des règles pour se procurer de matériels pour renforcer la PNH.
« Je pense qu’il faut suivre la position de l’administration américaine. À écouter l’ancien chargé d’affaires américain, Kenneth Merten, l’administration de Joe Biden n’entend pas appuyer le gouvernement haïtien en ce sens, mais il encourage les dirigeants de Port-au-Prince à se tourner vers d’autres partenaires. Pour moi, il ne s’agit d’embargo ou de restriction, mais un manque d’expertise », a tranché Mario Andrésol.
Il plaide pour une révision des procédures pour adresser la question, tout en réprouvant la thèse d’obstacles rencontrés par le pouvoir pour accompagner la PNH afin de pouvoir renforcer ses capacités opérationnelles. Selon les analyses de l’ancien DG, la position américaine est sans équivoque, il revient au pouvoir politique haïtien de se conformer aux normes établies.
En janvier dernier, lors d’une rencontre interministérielle sous l’égide du Canada, le premier ministre Ariel Henry a fait part des restrictions imposées au gouvernement haïtien pour l’achat d’équipements létaux en faveur de la PNH.
Rien de plus étonnant, s’il s’agissait de défaut de volonté politique pour en finir avec l’insécurité, manifesté par les dirigeants haïtiens, soutient l’ancien candidat à la Présidence d’Haïti.
Hervé Noel

