24 octobre 2026
Exécution du bandit  »Zo pwason » : la FJKL s’attire les foudres de plusieurs internautes pour ses positions sur l’action du Commissaire Muscadin
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Exécution du bandit  »Zo pwason » : la FJKL s’attire les foudres de plusieurs internautes pour ses positions sur l’action du Commissaire Muscadin

Sur les réseaux sociaux, des internautes réprouvent la sortie des dirigeants de la Fondation «Je Klere», d’exiger des autorités judiciaires des sanctions contre le commissaire du gouvernement de Miragoane, Me Jean Ernest Muscadin, pour avoir exécuté un présumé bandit, lié au gang «5 Segond» de Village-de-Dieu, dirigé par le nommé «Izo». Un véritable lynchage contre la directrice de programme de la FJKL, Marie-Yolène Gilles, accusée de tous les mots…

Pour certains internautes, les commentaires défavorables à la correspondance de la FJKL sont justifiés par les exactions opérées par des bandits pour lesquelles la justice a toujours gardé son silence. Selon eux, le chef de la poursuite de la juridiction de Miragoane a vengé une partie de la douleur des proches des personnes assassinées, kidnappées, violées et ranconnées par les criminels abonnés à la cruauté à Martissant et dans d’autres endroits dominés par les gangs.

La demande de sanctions, de poursuites judiciaires à l’encontre du commissaire Me Muscadin, suivies de dédommagement pour les proches de «Zo pwason» est considérée par nombre d’internautes comme une prime à l’impunité et à la réhabilitation des bandits.

D’aucuns, scandalisés par la position jugée par eux, controversée et choquante de la FJKL, invitent les défenseurs des droits humains à se ressaisir face à cette sortie qualifiée d’inopportune et partiale. 

Un véritable lynchage contre la directrice de programme de la FJKL, Marie-Yolène Gilles, accusée de tous les mots… L’organisation de défense et de promotion des droits humains, FJKL a très peu condamné les atrocités des gangs armés, critiquent-ils.

Une liste infinie de victimes de Martissant a été mise en ligne, en signe de rappel au numéro 2 de la FJKL que la vengeance orchestrée contre les criminels ne saurait rendre justice autant que les actes sont répugnants, indignes et révoltants, pouvait-on lire dans les réactions qui ont afflué sous les publications supportées par l’effigie du chef de la poursuite de Miragoane, Jean Ernest Muscadin.

D’autres interventions moins tranchantes plaident pour des exécutions silencieuses des bandits sans divulguer les images, contrairement à l’acte posé par Me Muscadin.

En Haïti, au regard des considérations légales, personne n’est autorisée à éliminer physiquement un présumé auteur de meurtre et d’autres actions préjudiciables à la société.

Cependant, la rage de la société nourrie par la multiplication des cas d’assassinat et d’enlèvement conjugués à la passivité des autorités légalement constituées, porte des citoyens à opter pour la violence aveugle afin de tenter de se faire justice. 

Hervé Noëlvevenoel@gmail.com

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