25 octobre 2026
La Fondation Pain d’Espoir condamne le laxisme des autorités haïtiennes face aux violences à la Plaine du cul-de-sac
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La Fondation Pain d’Espoir condamne le laxisme des autorités haïtiennes face aux violences à la Plaine du cul-de-sac

Lundi 2 mai 2022 ((rezonodwes.com))–

La Fondation Pain d’Espoir (FPDE) est profondément consternée par l’aggravation du climat d’insécurité en Haïti, affectant de plus en plus la population de la région métropolitaine de Port-au-Prince, notamment les enfants. Les récentes violences entre groupes armés dans la Plaine du Cul-de-Sac, témoignent une détérioration flagrante de l’insécurité en Haïti.

Selon un premier bilan de la Protection civile, la guerre entre deux gangs rivaux de la zone de Croix des Bouquets fait état de 20 morts entre le 24 et 26 avril, dont une famille de 8 personnes incluant des enfants. Une violence sans merci qui a causé le déplacement de milliers de famille vers la place publique de Clercine et ailleurs, abandonnant des proches âgés, des handicapés et des maisons incendiées. Cette conjoncture lamentable pour les habitants du nord de la capitale qui, aujourd’hui, se réfugiant dans un espace non approprié, rappelle le calvaire imposé par la violence des gangs armés depuis près d’un an, à Martissant, l’entrée sud de la capitale, coupant l’accès à la circulation des personnes, des biens et services vers quatre autres départements du pays.

La Fondation Pain d’Espoir est indignée face à l’indifférence de l’État haïtien alors que la population est aux abois et les actes de banditisme se multiplient de manière incontrôlable. Les activités économiques et scolaires sont paralysées dans diverses zones occupées par des gangs. Rappelons que durant les mois de mars et avril, plusieurs enfants, dont une fillette et un petit garçon ont été touchés à la tête par des projectiles provenant de la guerre des gangs à carrefour-feuilles. Durant les quatre premiers mois de 2022, le phénomène migratoire clandestin « Boat People » a considérablement augmenté. Enfants et adolescents parmi les centaines d’Haïtiens qui ont échoué, au péril de leurs vies sur des embarcations de fortune, sur les côtes de la Floride et des îles voisines de la région. Une détérioration vertigineuse des conditions socio-économiques poussent des milliers de citoyens haïtiens à fuir le pays miné par la violence des gangs et l’insouciance des autorités.

Les nombreux cas d’enlèvements, de viols et d’assassinats au quotidien dans le pays sont intolérables et la fondation condamne l’ampleur de cette violence inouïe et la culture de l’impunité qui sévit en Haïti. Elle condamne le laxisme des autorités haïtiennes et exhorte le gouvernement encore une fois à respecter le droit à la sécurité de chaque citoyen reconnu par la constitution haïtienne. Elle rappelle à l’État haïtien, son devoir de garantir l’éducation et la protection des enfants selon la convention relative aux droits de l’enfant ratifiée par Haïti. Le gouvernement doit prendre des mesures drastiques pour éradiquer cette violence et amener les auteurs intellectuels, trafiquants d’armes et complices par-devant la Justice. 

La Fondation Pain d’Espoir demande encore une fois aux autorités de prendre en main leurs responsabilités et de rétablir la paix dans les meilleurs délais dans tous les zones ou quartiers affectés par cette crise afin que chaque enfant puisse jouir de son droit d’évoluer dans un environnement sécuritaire et que la population haïtienne retrouve le désir de vivre dans le pays.

Jonatan René ,

Secrétaire

Gumais Jean Jacques

Vice-Président Communications

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