Dimanche 6 mars 2022 ((rezonodwes.com))– Les signataires du 11 septembre ont fait une sortie fracassante et étonnante en se déclarant alarmés devant la dégradation de la situation générale du pays.
La bande à Beauzile, Boulos, Michel et Cassis, qui occupent toutes les avenues du pouvoir à travers une coalition hétéroclite avec les Tet Kale, suivent les traces du prophète Jérémie pour faire entendre leurs lamentations sur le sort du pays qu’ils sont censés diriger de fait.
La liste est longue et non exhaustive : »augmentation intolérable des cas de kidnapping, assassinat quotidien de simples citoyens, de journalistes et de policiers, effondrement spectaculaire de la gourde, calvaire de la population pour circuler librement, des paysans pour transporter les produits agricoles et de certains investisseurs pour faire fonctionner leur négoce, anéantissement des secteurs touristiques, culturels et récréatifs, répression sur les ouvriers demandant un ajustement légitime de salaire, grève dans les hôpitaux publics, scandale dans les représentations diplomatiques et consulaires, grogne dans l’administration publique et les collectivités territoriales pour arriérés de salaires, début d’un sérieux conflit sur les lignes frontalières, … », ont-ils aligné.
Les partenaires du premier ministre Ariel Henry rendent leur chef de facto responsable de tous les maux actuels du pays. Ils affirment que »les autorités se croisent les bras », oubliant que les occupants des fauteuils de dirigeants dans les ministères et les directions générales ne sont autres que les délégués de leurs partis et organisations .
Les signataires de l’accord du 11 septembre ont-ils oublié qu’il ne faut pas parler la bouche pleine?
Le Comité d’Initiative de Signataires de l’Accord du 11 Septembre, dans une note, a d’ailleurs mis en garde le Premier Ministre Ariel Henry contre des dérives dénoncées dans ses démarches solitaires et périlleuses, en dehors de tout CONSENSUS, de monter un Conseil Électoral Provisoire et de pourvoir au remplacement des honorables Juges de la Cour de Cassation dont le mandat est arrivé à terme.
Les alliés du PHTK 3 ont déclaré que toutes les crises politiques de ces trois dernières décennies sont nées au lendemain d’élections réalisées dans des conditions similaires en plein désaccord sous des gouvernements entêtés et souvent conspués par la population.
Peut-on être à la fenêtre et se regarder passer dans la rue?

