Contrairement à la thèse de choc électrique évoqué sur les réseaux sociaux, l’origine du feu demeure inconnue, souligne la Presse locale. Le service des sapeurs pompiers étant inopérant, car non rémunérés depuis l’administration provisoire du président Jocelerme Privert, la population n’a pu que constater l’étendue des dégâts.
Jeudi 10 mars 2022 ((rezonodwes.com))–
L’incendie déclaré dans la nuit du mercredi à jeudi a détruit une ancienne maison, érigée depuis la période coloniale, dans le centre-ville du Cap-Haïtien.
Selon la presse locale un dépôt de boissons gazeuses, un restaurant et une succursale de borlette ont été emportés par les flammes. Des volontaires mobilisés pour circonscrire le feu ont peiné dans leur tentative, rapporte le journaliste Jean Rood Paul.
L’incendie déclaré à quelques encablures du Commissariat du chef-lieu du département du Nord n’a pas pu bénéficier de l’intervention des sapeurs pompiers. Les agents, probablement démotivés pour n’avoir pas reçu de salaire depuis 2016, font également face au manque de matériels pour agir.
Dans l’intervalle, une équipe de sapeurs pompiers affectés au service de l’Aéroport du Cap-Haïtien, sollicitée tardivement pour limiter les dégâts, n’a pas eu le temps d’intervenir d’une manière efficace.
S’agissant de la thèse d’un incendie résultant d’un court-circuit, l’inspecteur de police Frantzy Jean, responsable du corps des pompiers, balaye cette possibilité compte tenu d’un rationnement drastique du courant électrique au Cap-Haïtien.
De plus, la maison semble ne disposer d’aucune source électrique alternative ou de dispositif électrique pouvant attester de ce fait.
Depuis quelques temps, ces sinistres, déclarés au Cap-Haïtien, n’arrivent pas à être maîtrisés. La passivité semble devenir la norme. La faute d’un service de pompiers inopérant conjuguée au refus de l’État de payer les agents.
Connaissant l’insouciance des autorités locales et centrales, la solution n’est pas pour demain.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

