27 octobre 2026
Répression policière : plus d’une dizaine d’ouvriers, dont une femme enceinte, hospitalisés
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Répression policière : plus d’une dizaine d’ouvriers, dont une femme enceinte, hospitalisés

Salaire minimum : Victimes de brutalités policières, une dizaine d’ouvriers de la SONAPI hospitalisées

par Hervé Noel

La Police nationale d’Haïti (PNH), impuissante face à la violence armée imposée par les gangs à Martissant, à Croix-des-Bouquets, à Laboule, répriment avec sauvagerie le mouvement des ouvriers de la Société nationale du Parc industriel (SONAPI). Treize ouvriers, après avoir inhalé de gaz lacrymogène lancé à profusion par les forces de l’ordre, ont du recevoir des soins appropriés dans un hôpital de l’OFATMA.

Jeudi 10 février 2022 ((rezonodwes.com))–

Le dirigeant de l’Intersyndical 1er Mai « Batay ouvriye », Télémaque Pierre, dénonce l’intervention musclée des forces de l’ordre, mercredi et jeudi, dans le cadre d’une mobilisation pour exiger l’augmentation du salaire minimum.

Il rappelle que 13 ouvriers protestataires ont été admis en urgence dans un hôpital de l’Office d’assurance, accidents du travail, maladie et maternité (OFATMA) après avoir aspiré du gaz lacrymogène lancé en abondance par les policiers.

Les manifestants victimes, dont une femme enceinte, tentent de se remettre des effets du produit nocif de la PNH. S’il est vrai que 10 d’entre eux ont laissé l’hôpital, 3 autres sont encore dans un état préoccupant, relève Télémaque Pierre.

Le comportement brutal des policiers, instruits par le haut-commandement de la PNH, contre des manifestants pacifiques prouve que l’institution policière fonctionne sous la coupe réglée d’un secteur patronal, critique le syndicaliste.

Par ailleurs, les organisations syndicales, initiatrices de deux journées de mobilisation pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers du secteur textile, lancent un ultimatum au gouvernement de facto, aux membres du Conseil supérieur des salaires (CSS) d’adresser dans les plus brefs délais le dossier du salaire minimum.

Elles jugent inacceptable que des travailleurs reçoivent uniquement 500 Gourdes comme salaire de base, dans un contexte marqué par une inflation galopante.

Pour Télémaque Pierre, le pouvoir de facto, le CSS, le secteur patronal ont jusqu’à ce weekend pour satisfaire les revendications des ouvriers, sinon la mobilisation sera intensifiée, ont-ils menacé.

Hervé Noel

vevenoel@gmail.com

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