Le Président de l’Organisation « Jeunes chrétiens engagés », Leconte D’or, appelle les autorités concernées à assumer ses responsabilités face à la multiplication des cas d’enlèvement à Port-au-Prince et ailleurs. « La population a besoin de s’exprimer », lance le dirigeant chrétien.
Samedi 25 février 2022 ((rezonodwes.com))–
Le cri de détresse du Président de l’organisation « Jeunes chrétiens engagés », Leconte D’or, s’ajoute aux autres appels de désarroi lancés par d’autres leaders de la société invitant les autorités à agir pour réprimer le grand banditisme et la criminalité.
Aucune éclaircie pour entrevoir le bout du tunnel, au contraire la situation se détériore et le pouvoir se montre de plus en plus impuissant et indifférent, déplore le responsable de « Jeunes chrétiens engagés ».
« L’insécurité est devenu outil politique. Le pouvoir de facto fait très peu cas des expressions populaires sur le kidnapping. Le gouvernement de facto joue à l’usure du temps, il surfe sur le climat pour ne pas avancer », analyse Leconte D’or.
Le pasteur Rémy Lochard, figure importante du milieu évangélique, est encore aux mains de ses ravisseurs en dépit des rançons versées, dénoncent des leaders protestants. En parallèle, les cas d’enlèvement se multiplient dans la capitale, les bandits s’affichent confortables dans leurs forfaits.
Vendredi, dans la soirée, le docteur Martial Piard « Doktè Bekàn », intraitable travailleur gardien des plus vulnérables, a été enlevé dans les parages de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), sous les yeux impuissants d’un groupe de professionnels et collègues.
D’autres cas d’enlèvement moins médiatisés, de personnalités moins influentes dans la société confirment le degré d’indifférence des autorités policières et judiciaires.
Le phénomène du kidnapping est en train d’appauvrir la classe moyenne, décapitaliser des familles moins aisées et le spectre d’une société en totale déliquescence guettent les esprits.
Dans la foulée, de jeunes nouveaux riches de l’industrie du kidnapping s’exposent sur des médias sociaux et affichent leur arsenal militaire dans l’insensibilité des élites politiques du pays.
Hervé Noel

