Le cyclone tropical Batsirai a fait des ravages à Madagascar au cours du week-end. C’est la deuxième tempête meurtrière à frapper la nation insulaire africaine depuis le début de l’année.
Lundi 7 février 2022 ((rezonodwes.com))– Batsirai a touché terre samedi soir, heure locale, avec des vents allant jusqu’à 165 kilomètres par heure et des rafales pouvant atteindre 230 km/h. Les régions les plus touchées sont celles de Nosy Varika, Mananjary et Manakara, selon les premiers rapports qui font état d’une vingtaine de morts.
Avec plus de 43.000 nouveaux déplacés sur environ 180 sites et au moins 211 écoles touchées, les équipes de l’ONU travaillent avec les autorités malgaches pour fournir des secours d’urgence et un soutien, indique le rapport de situation préliminaire publié lundi par le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
Le nombre de personnes touchées devrait augmenter dans les jours à venir, à mesure que davantage d’informations seront disponibles, y compris pour les zones difficiles d’accès qui n’ont pas encore déposé de rapports préliminaires sur les dégâts et les pertes en vies humaines subis.
Le gouvernement estime que jusqu’à 600.000 personnes pourraient avoir été affectées par Batsirai dans l’ensemble, et que le nombre de personnes déplacées pourrait atteindre 150.000.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) indique qu’environ 1,64 million de personnes sont en situation de crise ou pire, en matière d’insécurité alimentaire.
Les vents et les pluies du cyclone tropical Batsirai ont causé des dégâts considérables aux routes et aux liaisons de transport, rendant inaccessibles certaines des zones les plus durement touchées. Au moins 19 routes et 17 ponts ont été coupés.
« La dévastation provoquée par Batsirai a aggravé les souffrances causées par le passage de la tempête tropicale Ana et d’une zone de convergence intertropicale à Madagascar il y a moins de deux semaines », a noté OCHA.
La tempête tropicale Ana a fait 55 morts et touché 132.000 personnes, dont 15.152 personnes toujours déplacées, dont 14.938 réfugiées temporairement dans 68 centres de la région d’Analamanga. Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence le 27 janvier.

