26 octobre 2026
Les Ouvriers et les Journalistes : Nouvelles cibles des policiers, la liberté d’expression connait une situation périlleuse en Haïti
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Les Ouvriers et les Journalistes : Nouvelles cibles des policiers, la liberté d’expression connait une situation périlleuse en Haïti

par Père Gardy Maisonneuve
Sant Karl Levêque (SKL)

Vendredi 25 février 2022 ((rezonodwes.com))– L’Organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL) constate avec consternation et désenchantement les actes de violence et de répression systématique que subissent les ouvriers lors des récents mouvements revendicatifs. Ce climat  de brutalité sanglante est malheureusement instauré par des policiers  qui comme à leurs habitudes s’érigent en agents anti protestation légitime.

En date du jeudi 10 février 2022, lors de la manifestation des ouvriers visant à réclamer mille cinq cents (1500) gourdes comme salaire minimum, plus d’une dizaine de manifestants ont été victimes dont une femme enceinte à cause des jets abusifs des gaz lacrymogènes par les policiers clairement identifiés.

De plus, ce mercredi 24 février, la répression contre les manifestants a pris une tournure funeste quand un agent de la PNH, sécurisant un conteneur, décide de sang froid d’ouvrir le feu en direction de pacifiques manifestants. Suite à cet incident regrettable plusieurs protestaires ainsi que quelques journalistes, notamment :-Maxihen Lazarre, Journaliste du .Media Roi des Infos est mortellemt touché au niveau de la poitrine ;-Sony Laurore, journaliste de News TV s’est sorti de cette situation délicate avec une blessure ;- Yves Moise journaliste de la Radio de la Communauté Haïtienne (RCH 2000) a reçu une cartouche au niveau de sa jambe.

Il est important de souligner que les policiers ont traqué à plusieurs reprises  les manifestants depuis la route de l’aéroport tout près de la SONAPI jusqu’à l’endroit où la manifestation a été dispersée.

Par conséquent, *l’Organisation de Defense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL)* affirme que le comportement de ces policiers constitue une violation grave de la liberté d’expression des manifestants et une atteinte à l’exercice de la profession du journalisme en Haïti garantis par les articles 28 et 28.1 de la constitution du 29 mars 1987.  

L’Organisation SKL* estime que les autorités ainsi que le secteur privé des affaires font preuve d’un manque de volonté politique et de leadership pour résoudre la crise actuelle. À préciser que la loi du 06 octobre 2009 fixant le salaire minimum en ses articles 4 et 4.1 dispose respectivement que « le Conseil Supérieur des Salaires (CSS) se réunit trois mois avant la fin de chaque exercice fiscal afin de réviser, s’il y a lieu, le salaire minimum en fonction des indices macro-économiques. En aucun cas, cette révision ne peut être effectuée à la baisse »

« Le Conseil Supérieur des Salaires prévu par le code du travail se réunit ad hoc pour fixer le salaire minimum pour l’unité de production au sein des établissements industriels employant du personnel à la pièce ou à la tâche en tenant compte des standards internationalement admis ».     7- Le CSS doit s’activer dans le but d’ajuster le salaire minimum en prenant en compte la situation économique du pays en général et  l’inflation en particulier 

En conclusion, l’Organisation de Défense des Droits Humains Sant Karl Lévêque (SKL)* exhorte d’une part les autorités compétentes à prendre des dispositions en vue de satisfaire la revendication des ouvriers et d’autre part les autorités policières à mener une enquête afin de sévir convenablement contre les policiers en cause  dans les forfaits. Après tout, il y va de l’image que souhaite envoyée la PNH à la population.

Rev. Père Gardy MAISONNEUVE
Directeur Executif

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