27 octobre 2026
Assassinat Jovenel : Un juge américain accorde encore plus de temps au colombien Mario Antonio Palacios pour préparer sa défense
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Assassinat Jovenel : Un juge américain accorde encore plus de temps au colombien Mario Antonio Palacios pour préparer sa défense

Vendredi 4 février 2022 ((rezonodwes.com))–

L’ancien soldat colombien désigné comme l’un des principaux suspects de l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse a obtenu gain de cause auprès d’un juge fédéral du sud de la Floride pour une prolongation d’un mois afin de préparer sa défense, a annoncé jeudi Associated Press.

Lors d’une brève audience tenue devant les tribunaux fédéraux du centre-ville de Miami, l’avocat du Colombien Mario Antonio Palacios Palacios a expliqué au juge Jacqueline Becerra que, principalement en raison de la pandémie de coronavirus, il n’avait pas pu rencontrer en personne son client et devait le faire pour pouvoir se préparer à l’audience, à noté AP.

« Je vais lui donner 30 jours », a répondu le magistrat à l’avocat Alfredo Izaguirre et qui fixé la prochaine audience au 4 mars. L’accusation a accepté.

Palacios, 43 ans, est accusé de complot en vue de commettre un meurtre ou un enlèvement en dehors des États-Unis et d’avoir fourni un soutien matériel ayant entraîné la mort, sachant ou ayant l’intention qu’un tel soutien serait utilisé pour préparer ou exécuter le meurtre ou l’enlèvement.

La décision du juge de reporter les audiences signifie que Palacios aura plus de temps pour plaider coupable ou non coupable et donnera également aux procureurs plus de temps pour présenter des preuves à l’appui des accusations. Cela pourrait également permettre aux deux parties de parvenir à un accord rapide, bien que son avocat ait déclaré que ce n’était pas quelque chose qu’ils envisageaient pour le moment.

Le Colombien avait fait sa demande par écrit mercredi pour reporter l’audience de 30 jours, mais le juge n’avait pas statué. Lors de l’audience, Palacios devait entendre officiellement les accusations auxquelles il fait face et en parler, mais rien ne s’est produit.

Lors d’une conférence de presse impromptue à la fin de l’audience, Izaguirre a déclaré que Palacios plaiderait non coupable le 4 mars.

« C’est une affaire délicate », a déclaré l’avocat après avoir expliqué qu’ils envisageaient d’aller en justice au lieu de parvenir à un accord avec les procureurs. « Il a l’intention de plaider non coupable et de lutter contre l’affaire », a-t-il déclaré après avoir estimé que le processus pourrait prendre un an ou plus.

Palacios est l’un des deux accusés aux États-Unis en lien avec l’assassinat du président haïtien. L’autre est l’homme d’affaires haïtien-chilien est Rodolphe Jaar, qui fait face aux mêmes accusations et, selon les procureurs américains, aurait aidé un groupe de Colombiens à obtenir des armes pour commettre le crime.

Son avocat a déclaré que Palacios « était de bonne humeur ».

Selon les actes d’accusation, le Colombien s’est volontairement entretenu avec les autorités américaines en Jamaïque en octobre alors qu’il se cachait, leur disant qu’il avait été engagé pour se rendre en Haïti, assurer la sécurité et participer à une prétendue opération visant à arrêter le président.

Il a expliqué que le plan initial était que les conspirateurs porteraient des pulls molletonnés noirs, captureraient Moïse à l’aéroport en juin et l’emmèneraient dans un avion. Selon les accusations, Palacios a déclaré que d’autres conspirateurs, qu’il n’a pas identifiés, lui ont parlé du plan d’assassinat de Moïse un jour avant de le tuer.

Moïse, 53 ans, a été tué le 7 juillet lorsqu’un groupe d’assaillants inconnus est entré dans son domicile privé à Port-au-Prince.

Palacios a été arrêté en Jamaïque en octobre. À cette époque, Haïti a publié une notice rouge d’Interpol contre Palacios pour tentative de meurtre, vol à main armée et association de malfaiteurs. La Jamaïque a confirmé début janvier la déportation de Palacios vers la Colombie, parce qu’il avait été arrêté pour être entré illégalement dans le pays et parce que, de plus, il n’y a pas de traité d’extradition entre la Jamaïque et Haïti. Le 3 janvier, alors qu’il devait arriver en Colombie, il a été arrêté lors d’une escale au Panama et transféré aux États-Unis.

Il ail a arrêté plus de 40 suspects pour le meurtre de Moïse, dont près de vingt anciens soldats colombiens qui, selon le gouvernement colombien, ont été trompés.

« Palacios n’a pas admis avoir assassiné le président d’Haïti »: selon l’avocat de l’ancien sergent colombien

Dans un dialogue avec Salud Hernández-Mora, l’avocat de l’ancien sergent colombien accusé d’avoir participé à l’assassinat du président d’Haïti avait nié que son client ait accepté le crime. Pour le moment, dit-il, aucune autorité ne l’a interrogé.

Le sergent à la retraite Mario Antonio Palacios n’a pas dit aux États-Unis que lui ou le reste de l’ex-militaire colombien avaient tué le président d’Haïti. La déclaration a été faite par Alfredo Izaguirre, l’avocat de l’ancien sergent, dans la matinée du mardi 12 janvier, lors d’un entretien téléphonique avec un journal Colombien( SEMANA) depuis Miami. « Il n’a pas avoué ni tué le président », a-t-il déclaré.

« Il n’a encore rencontré aucun procureur américain.  Palacios n’a pas admis qu’il a assassiné le président (Jovenel Moïse) et ils ne peuvent pas l’interroger, s’il ne le veut pas, car il a déjà un avocat », a-t-il soutenu.

Et il a ajouté que, jusqu’à présent, les autorités américaines « disent qu’il y a un complot et Palacios a participé au complot pour assassiner ou kidnapper le président (Jovenel Moïse), mais il n’a jamais admis avoir tué le président ».

Mario Antonio Palacios Palacios, 43 ans, est détenu à la prison fédérale de Miami, située dans un bâtiment gris à côté du tribunal, depuis son arrivée aux États-Unis en provenance du Panama.

Rappelons qu’il a été le seul à avoir réussi à échapper aux autorités haïtiennes le 7 juillet, après l’assassinat de Jovenel Moïse dans sa résidence, et après avoir passé plusieurs mois caché en Haïti et en République Dominicaine, il s’est enfui en Jamaïque en octobre, où il a été arrêté. La justice de ladite île des Caraïbes n’a trouvé aucune raison de le garder en prison, il a donc été expulsé vers la Colombie. Lors de l’escale à l’aéroport international de Tocumen à Panama City, en route vers Bogotá, il a été arrêté par les autorités de ce pays sur la base d’une notice rouge d’Interpol, puis remis au FBI et envoyé aux États-Unis.

 La plainte pénale que le FBI, le 24 novembre 2021, déposée devant l’honorable juge Lauren F. Louis, du tribunal de district des États-Unis pour le district sud de la Floride accuse Palacios d’avoir enfreint le code 18, qui consiste à participer « à un complot en vue de fournir un soutien matériel au complot visant à tuer ou à kidnapper en dehors des États-Unis ».

La plainte est étayée par l’affidavit de l’agent spécial du FBI, Michael Ferlazzo, qui appartient à ladite entité depuis 2009. Il y fait un bref exposé des raisons pour la soutenir.

« Cet affidavit est soumis dans le but limité d’établir une cause probable d’inculper et d’arrêter Mario Antonio Palacios Palacios pour violation de 18 USC 2339a, fournissant un soutien matériel et des ressources entraînant la mort, sachant ou ayant l’intention que ce soutien et ces ressources entraînent la mort, sachant ou ayant l’intention que ce soutien et ces ressources soient utilisés pour préparer ou exécuter des violations énumérées, y compris une violation de 18USC, qui interdit le complot en vue de tuer un enlèvement en dehors des États-Unis », lit-on dans une section du document.

Elle ajoute que le mémoire « ne contient pas toutes les informations connues sur cette enquête (…). Les faits et les informations contenus dans mon affidavit sont basés sur mes connaissances et mes observations personnelles, ainsi que sur des informations reçues, en ma qualité officielle, de tiers. »

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