Si certains candidats souhaitent « Bon vent » au parti politique « Fanmi Lavalas » après avoir fait retrait de leurs délégués au Conseil national de transition (CNT), d’autres déplorent cette défection considérée comme un vide pour le processus électoral.
Samedi 29 janvier 2022 ((rezonodwes.com))–
Moins de 24 heures avant l’organisation des élections devant accoucher la transition de rupture, l’organisation politique « Fanmi Lavalas » annonce le retrait, samedi, de Joël Edouard (Pasha) Vorbe et de Jodson Dirogène, deux délégués devant participer au scrutiin devant choisir, dimanche, un président et un premier ministre.
L’organisation politique dirigée par l’ancien président Jean-Bertrand Aristide met avant des divergences exprimées sur l’avènement d’un Conseil présidentiel, non prises en compte par les initiateurs de l’Accord Montana.
Pour le dirigeant de l’Alternative socialiste (ASO), Jean Hénold Buteau, le retrait des délégués « Fanmi Lavalas » n’aura aucune incidence sur le processus électoral. Le médecin qui salue l’engagement du parti dirigé par l’ancien président Jean-Bertrand Aristide dans la mise en place de la transition de rupture, espère que les responsables de cette formation politique reconsidèrent leur décision.
L’ancien sénateur de l’Ouest, Steven Benoit, de son coté, déplore le retrait des délégués de « Fanmi Lavalas » dans un contexte lié à l’application des termes de « l’Accord du 30 aout ». Avec le rappel des délégués de « Fanmi Lavalas », deux votes potentiels destinés à l’ancien parlementaire sont irrécupérables, souligne-t-il.
L’élection du président et du premier ministre, conformément aux termes de l’Accord de Montana, marquera un tournant majeur dans l’avènement de la transition de rupture, défendent les signataires du document.
Quarante quatre (44) Délégués du CNT devront jeter leur dévolu sur un président et un premier candidat parmi les 6 prétendants (2 aspirants à la Présidence et 4 à la Primature).
A ce stade, le Conseil national de transition n’a encore reçu officiellement la position de « Fanmi Lavalas » sur le retrait de ces deux délégués. James Beltis, président du CNT et Ginette Chérubin, membre du Bureau de suivi de l’Accord (BSA), se gardent de réagir à la décision en attendant la notification officielle de « Fanmi Lavalas ».
Hervé Noel

