Quatre employés du Service maritime et de navigation d’Haïti (SEMANAH), qui représentaient l’institution à Anse-à-Pitres, mis en cause dans le naufrage du voilier «Ecclésiaste», ont été mis à pied par le directeur général, Éric Prévost Junior. Negligeants, dans la supervision de l’embarcation, ils sont tenus responsables du décès d’une dizaine de citoyens à Grosse-Pointe (Sud’Est)
Le dernier bilan du naufrage de l’embarcation «Ecclésiaste» qui revenait d’Anse-à-Pitres à destination de Marigot fait état de 13 citoyens morts noyés et de 8 autres âmes hospitalisées, selon René Danot, l’agent exécutif intérimaire de Marigot.
Ces chiffres ont été communiqués, samedi, par l’édile lors d’une visite d’une délégation des membres du SEMANAH, des répresentants de la Protection civile et d’autres autorités du Sud’Est, à Marigot. René Danot souligne la nécessité pour que les recherches se poursuivent afin de récupérer d’autres corps. Il est un fait, faute de manifeste et de supervision du bateau, aucun chiffre exact sur le tonnage et le nombre d’occupants du voilier n’est encore disponible, déplore-t-il.
Le directeur général du SEMANAH, Éric Prévost Junior, instruit par le premier ministre de facto, Ariel Henry, a rencontré des membres des familles des victimes, des leaders locaux en vue de s’enquérir sur la situation générale post-tragédie.
Il a souligné l’impérieuse obligation de dégager une synergie entre les autorités locales et les acteurs de la société civile dans l’optique d’adresser les défis liés au comportement belligérant des capitaines des bateaux, des passagers qui enfreignent les lois.
Le drame de l’embarcation «Ecclesiaste» met en lumière les négligences des délégués du SEMANAH et interpelle sur le besoin de sévir. En ce sens, Éric Prévost Junior a annoncé la révocation de 4 employés.
Il a également laissé entendre que le SEMANAH entend saisir la justice contre le capitaine du bateau en question.
Sans citer de noms, le responsable du SEMANAH a menacé d’adopter des mesures fortes avec célérité. Dans l’intervalle, le gouvernement entend accompagner les proches des victimes, a-t-il informé.
L’agent exécutif intérimaire de Jacmel, Maky Kessa, également président du Regroupement des communes de l’arrondissement de Jacmel (REKAJ) intervenant au terme de la rencontre, s’est dit préoccupé par le déficit d’organisation du système de cabotage dans le Sud’Est, un département dans lequel 8 communes sont établies dans des zones côtières.
Il appelle au renforcement des mesures de surveillance afin d’anticiper les dégâts.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

