Les mouvements de troubles sociaux, de blocage de rues à Bas-Delmas, à Cité-Soleil n’ont jusqu’ici été revendiqués. Parallèlement, dans l’entrée Sud de la capitale, la dictature des gangs armés de Grand-Ravine et de Village-de-Dieu s’impose sans partage pourtant Jovenel Moïse avait promis en 2020 de « lage lame ‘nan mounda’ gang » li yo
Port-au-Prince, jeudi 17 juin 2021 ((rezonodwes.com))–Le règne des gangs armés à Port-au-Prince prend de l’ampleur et les caïds marquent progressivement plus de territoire. Ce jeudi, la situation était tendue à Bas-Delmas. Des tirs nourris, des rues barricadées, des menaces d’affrontements ont contraint des usagers de la section du Carrefour de l’Aviation à déserter la zone.
Les bandits, regroupés au sein de la fédération de G-9, imposent la terreur et défient les forces de l’ordre. La présence policière dans le secteur se révèle insignifiante tenant compte de la stratégie engagée par les civils armés. Le va-et-vient d’un véhicule blindé de la Police nationale d’Haïti (PNH) n’affecte en rien le climat de violence institué par les hommes dirigés par Jimmy »Barbecue » Cherizier.
À Chancerelles, des hommes lourdement armés ont paradé dans la périphérie de la ‹‹Station des Gonaïves››. Ils ont menacé un occupant d’un camion et forcer le chauffeur à céder la clef du véhicule, selon les images tournées sur la toile.
À Martissant, moins d’un mois après les affrontements entre deux gangs rivaux, aucune éclaircie d’un climat apaisé n’est à l’horizon. Les hommes de ‹‹Ti Lapli›› et ceux du nommé ‹‹Izo›› mènent la vie dure aux résidents de Martissant et de Fontamara. L’axe de ouvrant sur l’entrée Sud de Port-au-Prince est pratiquement difficile à la circulation automobile.
Des tirs sporadiques ont été entendus dans ce conglomérat, les braves conducteurs de véhicules sont contraints d’accélérer leur course en traversant la route. Les annonces de reprise de contrôle de la situation annoncée par le directeur général ai de la PNH, Léon Charles, s’apparente à une utopie.
Les portes du sous-commissariat de Martissant sont gardées fermées. Un véhicule blindé de la PNH opère en patrouille limitée dans le périmètre limitrophe à l’infrastructure de la police installée dans ce quartier.
En ce qui concerne la circulation automobile sur l’axe de Martissant, les lignes ont très peu bougé. Une partie de l’Ouest et 4 départements géographiques d’Haïti sont coupés du centre de la capitale. Des milliers de familles de Fontamara se sont réfugiées à Carrefour dans des conditions d’hébergement abominables, déplorent des organisations humanitaires.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

