Dix-sept jours après l’enlèvement du notaire, Alex Démosthène, sa famille reste toujours sans ses nouvelles en dépit d’une rançon de 75 mille dollars américains versée aux ravisseurs
Vendredi 7 mai 2021 ((rezonodwes.com))– La circulation automobile a été une nouvelle fois perturbée, ce vendredi 7 mai, à la suite d’un mouvement de protestation de proches du notaire Alex Démosthène, pour exiger sa libération. Les protestataires ont installé des pneus enflammés et jeté des pierres sur la chaussée pour paralyser le trafic automobile, pouvait-on constater.
Dès l’aube, le déplacement des véhicules et piétons a été rudement mis à l’épreuve de la contestation. Une file d’autobus immobilisés, des motocyclistes empruntant des raccourcis, des passant contraints de dévaler des kilomètres à pied résument le sentiment de ras-le-bol des proches du notaire face au pourrissement du contexte.
Les ravisseurs, en dépit d’une forte rançon versée par la famille gardent le notaire dans des lieux de séquestration inconnus, révèle une source contactée par Rezo Nòdwès. Selon les chiffres, 17 mille dollars américains ont été collectés en vue de faciliter la libération d’Alex Démosthène.
Au matin du jeudi 6 mai, la Police nationale d’Haïti (PNH) à travers des agents de l’UDMO, ont intervenu pour libérer la voie publique des barricades et faciliter la reprise de la circulation.
Par ailleurs, le directeur général ai de la PNH, Léon Charles, a encouragé les manifestants à abandonner la stratégie de blocage des routes en signe de protestation contre les cas de rapt. Il a estimé que cette option se révèle être suicidaire et ne fait que fragiliser la paix sociale.
Au moment où ces lignes sont éditées, la présence des éléments de l’UDMO a été constatée à Martissant. Dans un premier temps, la PNH a réussi à convaincre les protestataires de libérer cette section ouvrant vers 4 départements géographiques d’Haïti. Au départ des forces de l’ordre, les manifestants ont renouplacé les barricades.
Il y a dix-sept jours, le notaire Alex Démosthène a été enlevé dans son bureau à la rue des Casernes par des hommes armés, pendant qu’il exerçait ses activités professionnelles.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

