Le Développement d’Haïti est Possible : Essai de Philosophie Politique
Par Raphaël Paul Gustave Magloire
Tome I
(Mise à jour le 5 avril 2021)
Chapitre 9 : Les liens historiques entre Haïti et les États-Unis vus à travers une série de personnages et d’évènements liés à la lutte pour la liberté, aux guerres anticoloniales pour l’indépendance et contre l’esclavage et le racisme, menées dans les deux pays.
III – Georges Washington, John Adams, Thomas Jefferson et James Madison.
Les 4 premiers présidents des États-Unis et Haïti
Mardi 6 avril 2021 ((rezonodwes.com))–
Les 4 premiers Présidents des États-Unis, qui font partie des pères de la nation américaine, ne cherchaient pas uniquement à être des chefs d’État, mais aussi et surtout d’être de bons citoyens américains. Ils savaient que leur mission était plus grande qu’eux. George Washington, le premier des présidents, a fait tout pour avoir un comportement exemplaire. Il avait vu cela comme son principal devoir envers sa patrie. « Car, on construit une grande nation sur des modèles de grands chefs d’État, patriotes et intègres, qui peuvent servir d’exemples et de guides aux citoyens ». Ces 4 chefs d’État ont dirigé les Etats-Unis à l’époque de la Révolution des esclaves de Saint-Domingue, en 1804. Cette révolution d’esclaves noirs déboucha sur la création de la Deuxième République Indépendante du continent américain, (la Première République d’anciens esclaves noirs dans le monde). Cela se passa, 17 années seulement après la rédaction de la Constitution des États-Unis (1787), encore esclavagistes, qui avait évité de mentionner la question épineuse de l’esclavage. Certainement, la question haïtienne a été une préoccupation pour ces 4 chefs d’État. Et quelle a été leur attitude par rapport à la Révolution Haïtienne ?
George Washington, le Premier Président des États-Unis de 1789 à 1797
George Washington est né d’une riche famille de planteurs dans la colonie anglaise de Virginie, le 22 février 1732. Il meurt le 14 décembre 1799, en Virginie, qui est devenue entretemps un État de la République Fédérale des Etats-Unis. George Washington est l’un des pères fondateurs de cette République et il a été le Premier Président des États-Unis en fonction de 1789 à 1797, pour 2 mandats de 4 années. Sollicité pour un troisième mandat, il avait refusé. Le lendemain de la fin de son deuxième mandat, il prit la route et retourna chez lui en Virginie, à la surprise de ses partisans et dans l’admiration de tout le peuple américain qu’il a aimé et servi jusqu’à sa mort, qui est arrivée paisiblement dans sa plantation de Mont Vernon. La jeune nation américaine porta son deuil pendant plusieurs mois, Son ancienne résidence est devenue un lieu de pèlerinage. Un État de la fédération et la Capitale des Etats-Unis, ainsi que de nombreux sites et monuments honorent le nom de George Washington. Le billet de 1 dollar et la pièce de 25 cents portent son effigie.
« Chaque poste où un homme peut servir son pays est honorable ».
Le Premier Président des Etats-Unis est considéré comme l’un des chefs d’État les plus admirés du monde. En effet, il a été un leader exceptionnel avec un grand talent militaire, de gestionnaire et de diplomate.
George Washington fit ses premières expériences militaires dans la lutte anticoloniale durant la Guerre de Sept Ans (1756-1763) qui opposa l’Angleterre à la France, 2 puissances colonisatrices du continent américain. Washington était colonel et le commandant d’une troupe de virginiens supportant les forces anglaises dans la Vallée de l’Ohio, au centre d’une grande rivalité entre les Anglais et les Français. Le jeune commandant de 22 ans avait reçu l’ordre de demander aux Français d’évacuer un fort dans la région. Face à leur refus d’obtempérer, le 28 mai 1754, George Washington lança une attaque et tua un groupe de 30 éclaireurs et leur chef, un officier français-canadien, Joseph Coulon de Villiers. L’action très courageuse de Washington eut un grand écho et le rendit célèbre sur le continent américain et en Europe. Car, cette bataille va jouer un rôle dans la déclaration de guerre des deux belligérants de la Guerre de Sept Ans en Amérique du Nord. C’était une guerre presque mondiale qui se déroulait sur tous les continents entre ces deux puissances coloniales et leurs alliés.
Quand la guerre contre les français et leur allié indien prit fin en 1763, George Washington retourna en Virginie et s’occupa principalement de sa plantation et de sa famille, et conserva le poste de commandant de la milice de Virginie. Une douzaine d’années plus tard, les patriotes américains se sont insurgés contre leur métropole, l’Angleterre, pour une affaire d’augmentation de taxes imposées aux colonies, sans leur avis, pour payer les dettes de la Guerre de 7 Ans. Ce que les patriotes américains exigeaient de la Grande Bretagne c’était d’avoir les mêmes droits que les ressortissants de l’Angleterre qui étaient représentés au Parlement d’Angleterre. Un congrès des 13 colonies américaines fut convoqué dans la ville de Philadelphie, en Pennsylvanie, en 1774. Car, les hostilités prenaient de l’ampleur, et l’Angleterre avait renforcé ses troupes afin de maintenir l’ordre dans les colonies. Au mois de mai 1775, un second congrès était convoqué pour siéger en permanence afin de confronter, selon les patriotes américains, les Actes Intolérables de la Grande Bretagne. Le 16 juin, George Washington qui faisait partie de la délégation de la Virginie, était assis dans la salle du Congrès dans son uniforme de colonel de la milice colonial de la Virginie. Un délégué du Massachussetts, John Adams, très influent dans le Congrès et qui participait dans la rédaction de la déclaration d’Independence des 13 Colonies, proposa le Colonel George Washington comme Commandant en Chef de l’Armée Continentale, qui avait été créée la veille. A ce moment-là, personne ne voyait pas trop fort comment les 13 colonies allaient pouvoir faire face à la puissante armée de l’Empire Coloniale Britannique. Donc, il fallait faire appel à tous les patriotes connus et prêts à défendre le droit des colonies face aux affronts de l’Angleterre.
George Washington, un homme de grande taille et de corpulence martiale, et de ton très calme, expliqua comment il se sentait inspirer par les actes du Congrès et serait honoré de prendre la commande des troupes des patriotes américains. Sa phrase emblématique était : « Chaque poste où un homme peut servir son pays est honorable ». Donc, la proposition de John Adams fut votée à l’unanimité par le Congrès Continental des Colonies Américaines. George Washington, le nouveau commandant de l’Armée Continentale des Patriotes Américains avait participé à plusieurs combats durant la Guerre de Sept Ans, mais n’avait pas encore commandé même une armée de 1000 hommes. L’Armée coloniale anglaise, de son cotée, était forte d’environ 12,000 soldats aguerris, bien équipés et bien entrainés, et pouvait compter sur des dizaines de milliers de miliciens loyaux à la Couronne d’Angleterre.
Le 2 juillet 1775, à Cambridge, Massachussetts, George Washington pris charge d’une armée formée d’environ 5000 volontaires venant de milices des 13 colonies. Le gros de sa troupe était des chasseurs qui non jamais encore fait la guerre ni suivi un régime militaire digne de ce nom. Dans cet état, ce n’était pas vraiment le corps d’armée qui était capable d’affronter les fameuses tuniques rouges de l’armée anglaise. Sans tarder, Général Washington se mit au travail, monta un corps d’officiers et constitua un état-major, renforça la discipline et mis en place un régime d’exercice rigoureux des troupes dans un temps record. Il exigea que les soldats lisent les pamphlets patriotiques de Thomas Paine, qui vantait l’idéal de la Nation Américaine pour laquelle les patriotes allaient faire l’ultime sacrifice. Paine avait écrit que la démocratie représentative basée sur la souveraineté des citoyens avait beaucoup plus de valeur que toute autre forme de gouvernement exprimant la volonté d’un seul homme. Les pamphlets eurent un tel effet sur les troupes que John Adams déclara que sans ces pamphlets le fait d’avoir choisi George Washington comme Commandant en Chef n’aurait servi à rien,
Le 4 juillet 1775, le Congrès Continental des Colonies devenus l’organe politique principal des insurgés, proclama l’indépendance des 13 Colonies des Etats-Unis d’Amérique. Sous la demande du comité de rédaction auquel participait John Adams, l’influent délégué du Massachussetts, le texte avait été rédigé par Thomas Jefferson, un autre délégué de la Virginie. Le texte stipule que tous les hommes sont créés égaux et qu’ils ont le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. Mais, la déclaration d’indépendance des 13 colonies vis-à-vis de la Grande Bretagne déboucha sur des Articles de Confédération où chaque colonie conserva sa constitution et sa souveraineté. Le choix de George Washington et de Thomas Jefferson, les deux très connus en Virginie, fit partie d’une stratégie politique pour consolider la participation des colonies du Sud au mouvement d’indépendance. Car, les colonies du Nord, en majorité, formées de protestants puritains et dont l’économie était basée sur les petites entreprises, les métiers professionnels, et le commerce, n’étaient pas très favorables à l’esclavage. Pourtant, les colonies du Sud dont l’économie reposait sur la production agricole, principalement le coton, dépendaient de l’esclavage des Noirs pour fructifier.
Au début, le sort des armes ne fut pas favorable à l’Armée Continentale Américaine qui perdit combats après combats avec les troupes britanniques. En mars 1776, les troupes britanniques attaquèrent les insurgés. Après un long siège de Boston, la capitale de Massachussetts, base principale des troupes de Washington et des patriotes américains, qui offraient une grande résistance, les troupes britanniques venues d’Europe se retiraient sur Halifax, au Canada, pour attendre du renfort de l’Angleterre. Washington quitta Boston, se replia sur New York avec ses troupes afin de se préparer contre toute nouvelle offensive des forces britanniques. En août 1776, l’armée britannique revint et attaqua les forces de Washington par terre et par mer avec de nouvelles troupes venues d’Europe. Les forces britanniques prirent la ville de New York en débarquant à Manhattan, après avoir battu les troupes de Washington à Long Island. L’armée de Washington subit toute une suite de défaites dans la région. Mais en novembre 1776, le Général arriva à sauver une bonne partie de son armée en se repliant sur le New Jersey, ensuite sur la Pennsylvanie où se tenait le Congrès Continental.
A ce moment, tout semblait finir pour l’armée continentale américaine, car les troupes n’avaient pas reçu leur solde et n’avaient pas suffisamment d’armes non plus ni de munitions pour faire face à l’avance de l’armée britannique. Mais, le commandant des forces britanniques, Général William Howe, au lieu de poursuive son offensive afin de détruire ce qui restait des forces de Washington, décida de s’arrêter dans la communauté de Trenton et de Princeton, dans le New Jersey, afin de se préparer pour la Noël. Sous les ordres de George Washington, le soir de Noël du 25 décembre 1776, 2400 hommes des forces de l’armée continentale, sortant de Pennsylvanie, traversèrent le fleuve Delaware et attaquèrent par surprise les forces anglaises dans la ville de Trenton. Ce fut une victoire. Quelques jours plus tard, le 2 janvier 1777 les forces américaines obtinrent une autre victoire contre les anglais, dans la ville de Princeton.
Les deux victoires de Washington sur les troupes anglaises avaient relancé l’enthousiasme pour la cause américaine. Le Roi de France, Louis XVI, entra dans la guerre à côté des insurgés américains, contre l’Angleterre son ennemie traditionnelle, avec une importante flotte navale, qui transportait des fantassins venant d’Europe et des volontaires enrôlés à Saint-Domingue.
Le 17 juin 1777, le Maquis de La Fayette, un jeune officier français épris des idées de liberté défendues par les patriotes américains, débarque en Géorgie avec une trentaine de volontaires et 6000 fusils, pour lutter sous les ordres de Washington. Il monta à Philadelphie pour visiter les membres du Congrès Continental. Washington en visite à Philadelphie rencontre le jeune et fougueux officier de 19 ans et les volontaires qui l’accompagnaient. Les deux hommes se sont pris de sympathie immédiatement. Général Washington appréciât de voir le dévouement de La Fayette pour la cause de la liberté. Il portait aussi une lettre élogieuse de Benjamin Franklin, ambassadeur en France, qui avait sollicité les patriotes américains de bien accueillir le jeune officier français. Le 31 juillet 1777, le Congrès décerna à La Fayette le grade de Major Général à titre honorifique. Général Washington lui invita à le rejoindre dans son camp militaire. Lorsque Washington chercha à lui expliquer son embarras pour l’état de ses troupes, La Fayette lui répond : « Je ne suis pas là pour enseigner Général, je suis là pour apprendre ». Washington l’affecta alors à son État-Major de Commandant en Chef. Il lui expliqua, qu’il ne pourra pas recevoir de commandement de troupe américaine, car il était né à l’étranger.
Les deux victoires de Washington avaient, cependant, fait très peu de dommages dans le camp anglais. Le Général William Howe lança une contre-attaque sur la Pennsylvanie pour s’emparer de Philadelphie, en septembre 1777, la ville où se réunissait le Congrès Continental Américain, en charge du gouvernement et de la conduite de la guerre. Les troupes anglaises attaquèrent les forces de Washington sur les deux flancs. Général Washington envoya La Fayette rejoindre des troupes qui étaient stationnées en dehors de Philadelphie pour leur demander de faciliter la sortie des troupes cantonnées à Philadelphie. La Fayette tenta de rallier les brigades détachées, mais fut touchée d’une balle à la jambe. Malgré tout, il arriva à traverser les lignes ennemies pour rassembler les troupes détachées et préparer une retraite organisée avant de se laisser soigner pour sa blessure. Après la bataille, Washington cita le jeune officier pour sa bravoure et son ardeur militaire. Dans une lettre au Congrès, Général Washington recommande à ce que La Fayette soit donné la commande d’une division. Car, son action avait permis l’évacuation à la hâte des membres du Congrès.
Liberté ou la mort ! (Give me freedom or give me death)
Les Britanniques ayant pris d’assaut Philadelphie, en septembre 1777, les troupes de Washington étaient forcées de se replier sur Valley Forge, au nord de Philadelphie et vivre dans des conditions déplorables jusqu’au début de 1778. Les soldats manquaient d’approvisionnement et 2500 sur 10000 qu’ils étaient lors, moururent de froid et de maladies. Ils désertaient en bandes pour retourner sur leurs plantations. Incarnant la résistance et l’espoir de gagner la guerre pour la nouvelle nation, Washington n’abandonna pas. En dépit du fait que l’approvisionnement en armes et munitions, et le paiement des troupes n’arrivaient pas,, il demanda à tous les hommes valides de la région de quitter leurs plantations pour rejoindre les champs de bataille et combattre pour leur pays. Malgré qu’il fût un grand planteur du sud lié à l’institution de l’esclavage, Washington lança un appel à tous les Noirs libres d’entrer dans les rangs afin de combattre pour leur liberté et leur pays. En juin 1777, le Congrès avait approuvé le drapeau étoilé comme la bannière de l’armée américaine. Washington exigea à tous les soldats comme lui de prêter un serment d’allégeance au drapeau des États-Unis. Les soldats qui désertaient étaient passés en cours martial et fusillés. La Fayette était resté au campement avec Washington durant l’hiver 1777-1778 et partagea les dures conditions de vie des troupes américaines. Il avait demandé à ses propres volontaires de prendre le serment d’allégeance au drapeau de l’armée des Etats-Unis. Les combats contre les forces anglaises qui étaient supportées par des soldats allemands avaient repris au cri de liberté ou la mort ! (Give me freedom or give me death).
Le 19 septembre et le 7 octobre 1777, les insurgés américains avaient remporté une victoire décisive contre les Britanniques, dans les batailles de Saratoga. Le Général britannique John Burgoyne avait conduit une importante armée d’invasion depuis le Canada. Il fut encerclé par les forces américaines dans le nord de l’État de New York. Les troupes britanniques affronta à deux reprises une force américaine beaucoup plus nombreuse. Sans espoir de trouver du renfort, les britanniques capitulèrent et 6222 soldats ont été fait prisonniers.
Convaincu de la capacité des insurgés américains, le 6 février 1778, la France signa un traité d’alliance et de commerce avec les américains qui maintenant pouvaient compter sur des renforts terrestres et surtout sur la flotte de guerre française. Les forces britanniques, sous l’ordre du Général Henry Clinton qui avait remplacé General Howe, évacuèrent la Philadelphie pour défendre leur base à New York, qui était sous l’attaque de la marine française. Washington poursuivirent les forces britanniques et les prirent à revers lors de la bataille victorieuse de Monmouth, dans le New Jersey, le 28 juin 1778.
Les français étaient arrivés sur le front avec une flotte de 12 vaisseaux de ligne et 14 frégates, sous les ordres de l’Amiral d’Estaing, et également avec un renfort de volontaires venant de Saint-Domingue. Mais, Général Washington, commandant en chef des opérations, refusa la demande des français de poursuivre les troupes anglaises qui se replièrent au Canada. Une décision que les historiens juges d’une grande sagacité. En effet, après la Guerre de Sept Ans, la France fut le grand perdant en concédant aux Anglais sa grande colonie de la Nouvelle France. Le Roi Louis XVI accepta de venir au secours des insurgés américains, mais refusa, pourtant, de reconnaitre leur déclaration d’indépendance. Car, si la défaite des Anglais dans ce conflit assurerait la revanche du Royaume de France contre le Royaume d’Angleterre, mais de l’autre côté le Roi de France avait peur de l’impact que la déclaration d’indépendance des colonies américaines pourrait avoir sur les colonies de la France dans les Caraïbes. Ainsi, la France exigea des forces américaines « à partir du moment présent et pour toujours… » de respecter les possessions de la Couronne de France et de promettre de ne plus étendre ses possessions.
George Washington aussi se méfiait des Français. Il pensait que la France chercherait à reprendre le territoire de la Nouvelle France, si elle trouvait l’opportunité. Alors, l’Armée Continentale se retrouverait dans la difficile position de combattre deux forces coloniales très puissantes pour gagner la guerre pour l’indépendance des Etats-Unis. Donc, Washington fit savoir à la force française après la victoire à New York, qu’il n’allait pas hésiter à les attaquer si elle cherchait à traverser la frontière du Québec. Cette première intervention des français eut très peu de succès et la flotte de d’Estaing retourna en France, en septembre 1778.
L’Espagne, allié des Français et forte dans le Sud, entra dans la guerre contre les Anglais. Ce qui força Général Henry Clinton à disperser ses forces et à combattre sur plusieurs fronts. Pour évincer ses adversaires, l’armée britannique n’hésita pas à pratiquer une guerre d’extermination, en ne faisant pas de quartier, dans les colonies du Sud comme en Géorgie et en Caroline du Sud. Les Britanniques promirent aux esclaves de les libérer s ils s’engageaient dans les rangs anglais. La stratégie fut contre-productive, car cela souleva la population contre les Anglais. Mais, la guerre devenait de plus en plus brutale des deux côtés. Par exemple, dans une bataille à la frontière entre la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, en octobre 1780, le gros des forces britanniques et des 1000 miliciens qui les supportaient fut tué. Les survivants furent presque tous fusillés ou pendus.
General Washington avait envoyé La Fayette en France afin de convaincre les français d’envoyer beaucoup plus de renforts et d’approvisionnement pour l’armée continentale. Ainsi, le 16 juillet 1780, un corps expéditionnaire français de 6000 hommes, aux ordres du Vicomte de Rochambeau avait débarqué à Newport, Rhodes Island, avec une escadre de dix vaisseaux. Avec l’arrivée des nouvelles forces françaises, Général George Washington coordonna une attaque afin de piéger et d’éliminer la plus grande force de l’armée britannique dans la guerre. En effet, le 19 octobre 1781, sous les ordres directs du Général en chef, George Washington, 8,845 insurgés américains, supportés par les volontaires du Maquis de La Fayette, et les 6 000 hommes du corps expéditionnaire français de Rochambeau ont confronté les 7,500 Britanniques commandés par Lord Charles Cornwallis dans une dernière bataille. Les forces britanniques étaient retranchées dans la ville de Yorktown, en Virginie. La flotte française reçut l’ordre de bloquer la sortie des troupes anglaises par mer. Général La Fayette et ses volontaires de leur côté devaient les empêcher de s’échapper sur l’intérieur de la Virginie. Les colonnes de Washington et de Général Rochambeau les avaient attaqués de front. Après que leurs principales redoutes de défenses à l’entrée de la ville avaient été détruites, les troupes britanniques ont fait une tentative ultime, sans succès, de traverser les lignes de l’armée continentale. Au bout de 21 jours de combat intense, Général Charles Cornwallis a été obligé de se rendre ainsi que les 7000 hommes de troupe sous sa commande. Ce qui représentait le quart des troupes britanniques engagées dans la guerre. Le gouvernement de Londres une fois qu’il avait appris la nouvelle de cette débarque, entama les négociations pour mettre fin au conflit. Un traité de paix fut signé, à Paris, entre les belligérants en 1783.
La guerre avait épuisé les ressources financières des colonies et plusieurs étaient très endettées au point qu’elles ne pouvaient donner aucune contribution au Congrès Continental pour payer le solde des soldats depuis plusieurs années. En mars 1783, le mécontentement avait gagné le rang des officiers qui commençaient à croire que les membres du Congrès étaient des incapables. Alors, ils ont ourdi le complot de renvoyer le Congrès et d’acclamer George Washington, qui était admiré par les soldats, pour devenir roi et diriger le pays. Un éventuel coup d’Etat était en préparation. Le 18 mars Général George Washington invita son état-major à une réunion. Il les félicita pour leur loyauté à la nation et leur courage. Ensuite, il leur dit qu’il avait appris qu’un complot était en train de se tramer contre l’idéal qui les a guidé durant ces 8 années de guerre qui avaient demandé tant de sacrifices, coûté la vie à 25000 américains et causé des milliers d’autres blessés. Maintenant, il semblerait que quelques-uns parmi nous auraient l’intention de piétiner tout cela en encourageant l’avènement d’une nouvelle dictature. Alors, il leur dit, ceux qui veulent se souiller dans ce complot ne pouvait pas compter sur lui dans une telle entreprise. Car, si un tel complot se révélait vrai, les comploteurs affronteraient une cour martiale et seraient punis avec la plus grande rigueur.
Quand la nouvelle arriva que le Traité de Paix avait été signé, Général George Washington, remis sa démission au Congrès en leur demandant de licencier l’armée continentale. Le complot est connu dans l’histoire des États-Unis, comme la Conspiration de Newburgh.
(A SUIVRE)
Sources et Références:
Guerre d’indépendance des États-Unis : Guerre d’indépendance des États-Unis — Wikipédia (wikipedia.org)
La campagne de Yorktown : Campagne de Yorktown — Wikipédia (wikipedia.org)
Portail: Révolution américaine : Portail:Révolution américaine — Wikipédia (wikipedia.org)
Conspiration de Newburgh : Conspiration de Newburgh – Wikimonde
Lettre de Newburgh : Lettre de Newburgh – Wikimonde
Constitution des États-Unis: Constitution des États-Unis — Wikipédia (wikipedia.org)
Présidence de George Washington: Présidence de George Washington — Wikipédia (wikipedia.org)
George Washington’s Policy Toward the Haitian Revolution George Washington’s Policy Toward the Haitian Revolution* | Diplomatic History | Oxford Academic (oup.com) Diplomatic History, Volume 3, Issue 3, July 1979, Pages 321–336, https://doi.org/10.1111/j.1467-7709.1979.tb00318.x Published: 01 June 2007
George Washington and slavery George Washington and slavery – Wikipedia
Gilbert du Motier de La Fayette : Gilbert du Motier de La Fayette — Wikipédia (wikipedia.org)
La Nouvelle-France : Nouvelle-France — Wikipédia (wikipedia.org)
Histoire de la Nouvelle-France: Histoire de la Nouvelle-France — Wikipédia (wikipedia.org)
La Guadeloupe devient française, 28 juin 1635 : 28 juin 1635 – La Guadeloupe devient française – Herodote.net
La Martinique devient française : https://www.herodote.net/15_septembre_1635-evenement-16350915.php
La Colonie de Saint-Domingue : Saint-Domingue (colonie française) — Wikipédia (wikipedia.org)
Histoire des États-Unis : Histoire des États-Unis — Wikipédia (wikipedia.org)
La Nouvelle–Angleterre : Nouvelle-Angleterre — Wikipédia (wikipedia.org)
Guerre de la Conquête : Guerre de la Conquête — Wikipédia (wikipedia.org)
Théologie de la Nouvelle-Angleterre: Théologie de la Nouvelle-Angleterre — Wikipédia (wikipedia.org)
La Constitution des Etats-Unis de 1789: Constitution des États-Unis — Wikipédia (wikipedia.org)
Histoire économique des États-Unis: Histoire économique des États-Unis — Wikipédia (wikipedia.org)
La Constitution de 1801 : Constitution de Saint-Domingue de 1801 — Wikipédia (wikipedia.org)
Toussaint Louverture : Toussaint Louverture – Wikipedia
Toussaint Louverture (1743-1803) Une biographie : Toussaint Louverture (1743-1803) – Biographie (histoire-pour-tous.fr)Zone contenant les pièces jointes

