19 octobre 2026
Carlo W. Paul : La politique de la peur
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Carlo W. Paul : La politique de la peur

Samedi 3 octobre 2020 ((rezonodwes.com))–Mes analyses et critiques de la situation politique américaine ont poussé certains de mes internautes (apolitiques) à me demander de les enlever de ma liste de contacts par peur d’être perçus par la supposée armée trumpiste et le département de la justice comme antagonistes [kamokins] Ils ne veulent plus savoir, plus être informés de  ce qui se passe actuellement concernant l’état de chose, et le choix qu’ils auront à faire le 3 Novembre. Alors se méfient-ils aussi des journaux et des chaines de télé [CNN-MSNBC] ?

« Parfois la peur de savoir est, profondément une peur d’agir » disait Maslow. Le savoir est porteur de responsabilité, pour un grand nombre, vaut mieux ignorer la réalité et rester confortablement dans son coin, vivant tranquillement dans la léthargie tout en acceptant sa condition. 

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux du citoyen dans une démocratie; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. Nous ne sommes plus en Haïti vivant sous la dictature sanguinaire des Duvalier.

Nous avons besoin de vous. De votre mobilisation. Du rempart de vos consciences. Dans cette situation où nous nous trouvons, un changement s’impose, les ennemis de la démocratie et de la constitution, doivent comprendre que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinion ou de croyances. Citoyens, de tous les partis et de toutes les associations, plus que jamais dans cette époque incertaine, nous devons réunir nos forces pour chasser la peur propagée par les membres du culte républicain et faire triompher la Démocratie.

Quitter nos appréhensions pour revenir  au réel, cela demande d’entrer dans un apprivoisement de nos peurs intérieures. Nous découvrirons alors que nous pouvons agir directement sans être obligés de suivre la phobie du jour. Nous vivrons une manière naturelle de ne pas nous mettre en danger et nous puiserons dans une ressource extraordinaire que nous avons au profond de nous : le bon sens de la vie. Il nous faut nous mobiliser pour que la différence, les différences soient reconnues comme sources de richesse, de dialogue, de force dans nos sociétés, dans nos vies, dans les vies de nos enfants.

Le but de la politique républicaine est de garder la population inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité, en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres, tous étant imaginaires. La politique de la peur est la marque exclusive des dictatures. L’expression : politique de la peur, implique que des politiciens manipulent volontairement les craintes des populations pour réaliser leurs objectifs. Cette politique est devenue une des caractéristiques principales de la vie publique américaine depuis le 11 septembre 2001. Elle est  particulièrement pointée dans les récentes actions de Donald Trump qui, selon certaines analyses, n’a pas laissé la loi interférer avec ses actions et a préféré faire appel de manière subliminale au racisme et à la xénophobie en dénigrant les immigrants et le mouvement des noirs contre l’injustice et les abus des policiers.

Trump dans ses nombreuses allocutions nous dit que sous une administration de Joe Biden, il y aura une invasion d’anarchistes dans les faubourgs pour  piller, incendier vos propriétés. Il comprend bien que la mentalité collective n’est pas guidée par la pensée mais  par l’impulsion, l’habitude ou l’émotion. « Un mythe inventé par les dirigeants servira à contrôler le peuple ». En inventant ou en entretenant une  guerre civile, le peuple pourra être forcé pour son propre bien à voter contre ses propres intérêts.

L’appel au rejet de la politique de la peur était l’un des arguments de la campagne de Barack Obama.

Carlo W Paul
cwpolo@aol.com« 
A Nation is defined by the character of its people »

https://youtu.be/smjNG0hY0fQ
https://youtu.be/Bl0gTYrIChA

1 Comment

  • Endijèn 4 octobre 2020

    Les points sur les i…

    Vous ne pouvez pas empêcher à des compatriotes de faire d’autres calculs, d’être aux aguets et de garder un profil bas. Ces internautes ont le droit de faire marche arrière, en refusant de s’associer à vous par rapport à vos analyses.

    Dans la diaspora haitienne aux États Unis, tous ceux que vous pouvez mettre dans la catégorie des intellos, ils refusent de s’exprimer librement sur les questions d’intérêt général. Yo enpose tèt yo baboukèt, en faisant fi du premier amendement. M. Kerlens TILUS est peut-être l’exception à la règle.

    Tel intello ne prendrait aucune chance de parler en long et large de 9/11 et ses conséquences sur le long terme, et pour affirmer par la suite, « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux du citoyen dans une démocratie… » Mais, il n’éprouverait aucune honte à salir la mémoire de papa Dessalines pour avoir vengé la race. Le racisme n’est pas l’oeuvre d’un parti politique. Sinon, quand tel parti contrôlait tous les deux chambres et d’autres compartiments du pouvoir, il pourrait aisément résoudre certains problèmes institutionnels et structurels. Assurément vous connaissez Eric Holder et William Barr. Être à la barre…

    J’ai du mal à m’accommoder à cette façon de voir, « Nous ne sommes plus en Haïti vivant sous la dictature sanguinaire des Duvalier. » Par contre, le Dr François Duvalier et son fils Jean-Claude Duvalier refusaient de mettre le cadavre de l’innocent Jean Léopold Dominique sur leur conscience. Jeando s’était trompé d’amis et de combat. Laprès mawozo k ap fè « Geriya » kont Jovenel Moise ak zagribay li yo pap di w sa.

    Le pasteur Antoine Leroy ne manquait pas de remercier le Dr Roger Lafontant pour sa magnanimité. Un bon samaritain avait demandé au ministre d’État Lafontant (se pa Malpwopte ki vin aprè yo nan tout nivo) de libérer son ami. Sa te fèt rapidman. Lè yon nome Tije ta pwal disparèt Liliane Pierre Paul ak Anthony Pascal « Konpè Filo, » se yon ofisye Janklodis wi ki te sove yo. Nan vivan zanmi m Filo, li pat koute okèn Vlen/Avadra ki rele tèt yo demokrat anpeche l zanmi yon Janklodis oswa yon Duvalieris. Mwen salye memwa FILO ankò pousa!

    Lors du règne des « démocrates, » les compatriotes Mireille Durocher Bertin, Jacques Florival, Jean Léopold Dominique, Brignol Lindor… et Max Mayard, n’étaient pas aussi chanceux pour trouver de bons samaritains pour les protéger contre des sicaires. L’Opinion publique mawozo n’avait pas le droit de pleurer le bâtonnier Monferrier Dorval. Une « opinion publique » qui chouchoutait le tipaskout René Preval (le père du système au cours des décennies perdues) et le présumé assassin Jocelerme Privert.

    Plus que jamais, dans le monde entier, la politique n’est pas un jeu de Saints. Tous les coups sont permis. C’est la raison pour laquelle, il ne faut pas attribuer cette tendance à un candidat, « Il comprend bien que la mentalité collective n’est pas guidée par la pensée mais par l’impulsion, l’habitude ou l’émotion. » Ce qui me pousse à conclure ainsi, « mwen pito echwe ak pèp la olye m reyisi san li. » Au nom des « analfabèt pa bèt » (Jovenel Moise rele yo tèt kanna), je laisse le saligaud dans son trou!

    Témoin historique

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