À Savien (Artibonite), à Cité Soleil, à Delmas, la situation sécuritaire demeure encore tendue. Des hommes armés imposent leur loi en terrorisant la population civile. Les actions visant à mettre hors d’état de nuire les bandits armés formulées par l’Exécutif tardent à se matérialiser.
Samedi 8 aout 2020 ((rezonodwes.com))– Dans l’Artibonite, la population civile se révolte contre le comportement des autorités policières et judiciaires passif face à la répression des hommes armés de Savien.
La route nationale numéro 1, depuis plusieurs jours, se retrouve systématiquement paralysée à la circulation automobile en raison des mouvements spontanés visant à dénoncer la cruauté des gangs. Jusqu’ici, aucune réponse n’a été apportée, déplorent des citoyens de la région.
Une marche pacifique et d’autres initiatives citoyennes sont programmées au courant de la semaine, informe Jeanlove Noréus, un journaliste local.
À Cité Soleil, le quartier de Belekou demeure sous l’emprise de la violence armée. Les hommes dirigés par le nommé ‘’Ti Gabriel’’, n’entendent pas abdiquer face à la menace de la coalition de ‘’G9 an fanmi e alye’’. Des résidents de Boston, de Bois-Neuf, de Chancerelles entre autres fuient leur maison. Les offensives répétées des seigneurs de la terreur contaminent le climat social offrant l’alternative du maquis aux citoyens paisibles dotés de l’instinct de survie.
9thLa PNH à travers ses infrastructures, peine à manifester sa présence. L’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH), la Direction centrale de la Police routière (DCPR), le Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO), le sous-commissariat au Carrefour de l’Aviation repérés dans le même conglomérat sont en pleine débâcle face à l’escalade de la violence.
La position de l’ambassade américaine sur la prolifération des gangs armés et l’inertie du pouvoir marquent un tournant considérable. Le régime accusé d’être de connivence avec des groupes armés s’est fait remonter les bretelles par son allié américain. L’administration américaine, entre les lignes, appelle à changer de cap, lit-on dans le note.
À l’occasion du 56ème Conseil des ministres, tenu au Palais national, le 5 aout 2020 dernier, le Président de la République Jovenel Moise, annonce avoir instruit une énième fois les autorités policières et judiciaires de mettre un frein au grand banditisme et la criminalité.
‘’Face à la détermination du Chef de l’État et de tout le gouvernement en bloc, les bandits sans exception, doivent savoir qu’ils n’ont aucune chance pour les jours à venir. La peur doit changer de camp’’, a écrit Pradel Henriquez, ministre de la Culture. Cependant, les lignes n’ont pas bougé, la terreur s’installe et la peur s’amplifie.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

