par Stevenson JEAN-LOUIS
Vendredi 21 août 2020 ((rezonodwes.com))– Vu le positionnement géographique, le passé colonial et la crise politique incessante sévissant dans le premier pays noir libéré du joug de l’esclavage, on peut affirmer que le système néocolonial y est encore bien vivant et que l’hégémonie des puissances impérialismes occidentales persiste et signe.
Actuellement, l’influence exercée au niveau de la diplomatie haïtienne montre clairement que ce pays de nègres subit encore une domination intégrale des impérialismes occidentaux. Dans les rouages de la coopération internationale, il est quasiment impossible pour ce pays de désigner à lui seul un partenaire de son choix.
Cette coopération bilatérale (Haïti et la province chinoise /Taïwan) est aussi une preuve, car elle permet de constater la présence d’un duel diplomatique opposant les grandes puissances occidentales et la Chine continentale. Cette coopération soumise et manipulée existe pour éviter tout éventuel accord avec la Chine.
D’une part, la république d’Haïti et la province chinoise (Taïwan).
Cette vieille coopération existant depuis 1956, a été malaxée sous l’emprise des puissances occidentales. Par le pouvoir coercitif de ces pays, la république d’Haïti a été contrainte de nouer une relation diplomatique avec cette dite province (Taïwan) et ceci contre le bénéfice du peuple haïtien (une coopération non-prolifique, improductive et même presque non essentielle) car, en termes de négociation, l’on sait parfaitement que ces deux positions ne sont pas équivalentes surtout au niveau de la partie haïtienne.
D’autre part, une critique se fait autour de cette coopération piètre, c’est l’imposition subie par la république d’Haïti par son petit pourvoyeur (province chinoise/Taïwan) qui cherche à canaliser l’aide versée dans le cadre de cette alliance, l’aide bénéficiée dans le cadre de ce partenariat empêche aussi à l’autre partenaire (Haïti) de récupérer sa pleine souveraineté économique.
Les différentes formes de coopération au niveau de l’international.
On recense un grand nombre de coopération (avec plusieurs variétés) : celle qui se fait sous une forme d’influence (imposition) et de force, surtout les anciennes puissances colonisatrices qui ont toujours une mainmise sur les pays colonisés dans le temps , les puissances régionales qui déterminent les alliés pour les pays sur lesquels elles ont une forte domination, coopération qui s’entretient sur le principe du jeu d’intérêt (les parties en question peuvent se traiter d’égal à égal) et on trouve également, celle qui se fait sous une base de positionnement géographique (coopération inter-régionale), etc…
Pour mieux cerner le terme en question ‘’coopération internationale’’, il convient d’apporter quelques définitions :
Une première définition: une coopération internationale, est une politique d’entente et d’échanges culturels, économiques ou scientifiques entre États ; cela concerne spécialement des aides au développement données à des nations moins développées.
Une deuxième définition: une coopération internationale, est aussi une politique d’aide économique, technique et financière des pays développés en faveur des pays en développement.
La coopération Haïtiano-taiwanaise au crible.
Du point de vue critique, cette coopération politique improductive, permet de constater depuis environ une cinquantaine d’années que les lignes restent toujours les mêmes. Aucune retombée réelle et positive pour la République d’Haïti. Au niveau de l’existence de cette alliance, on voit une imposition clairement visible des puissances occidentales. Haïti constitue une sorte de carte à jouer aux mains des pays riches afin de pouvoir exercer des chantages diplomatiques à l’encontre de la Chine populaire. Actuellement, la plupart des grandes puissances à travers le monde claironnent haut et fort la question du monde libre, mais au fond c’est le contraire, parce qu’elles utilisent certains pays du tiers-monde afin de générer des conflits (des théâtres de guerres par procuration) et des règlements de comptes au détriment des peuples concernés.
Un Etat peut-être libre dans la forme, cependant, à cause du passé colonial et de son positionnement géographique il ne peut décider seul. Au fait, on pourrait lui imposer des coopérations bancales et improductives surtout en aide alimentaire, propre à pérénniser l’assistanat, financement des petits projets sans grande valeur (financement de projets minables et souvent fictifs) et des petits prêts faisant croire de la nécessité d’accroitre les investissements pour améliorer la situation des plus démunis, tandis que ce même préteur en fournissant ces capitaux introduit aussi ses propres plans.
Le modèle de coopération qui se développe entre Haïti et cette province chinoise (Taïwan) n’apporte rien de concret pour le peuple haïtien, sinon une imposition bénéfique au profit des pays impérialistes parce qu’en retour les autorités haïtiennes se contentent de prendre des décisions inefficaces et injustifiables d’une façon pour faire les sales boulots des puissances impérialistes au détriment de la Chine continentale. Au regard de la conjoncture actuelle et au contexte de l’instabilité politique qui s’abat depuis plusieurs décennies en Haïti, le régime en place, très critiqué à cause de la pratique de corruption au plus haut degré, de sa mauvaise gestion, devient de plus en plus impopulaire aux yeux de la population haïtienne.
Pour sauvegarder son mandat, faire face à la contestation populaire, ce régime s’oblige d’aveuglement de faire les jeux des puissances impérialismes (occidentales) et avec leurs soutiens, est en train de mener une campagne de répression et de persécution massive contre tous ses adversaires.
Comment peut-on accepter un pays qui a brisé la chaîne de l’esclave dans l’hémisphère occidentale et devient le premier peuple noir indépendant se transforme en cendrillon ?
Dans le temps la république d’Haïti était considérée comme un modèle pour les peuples opprimés à travers le monde entier, mais depuis de nombreuses années, on constate que cette terre de liberté se transforme progressivement dans le giron des opprimés. La république d’Haïti est devenue une petite marionnette aux mains des puissances impérialistes occidentales. Le monde libre est un concept utopique utilisé par leurs soi-disant pourvoyeurs de la démocratie à travers le monde, afin de maintenir leur domination sur certains pays.
Au niveau de l’échiquier de la politique internationale, la raison du plus fort est toujours la meilleure, le monde à un système dominé par les grands, ils imposent leurs propres régimes politiques, ils imposent leurs propres régimes de sanction aux pays qui n’acceptent pas de faire leurs jeux. En fait, depuis après la fin de la seconde guerre mondiale, les puissances vainqueurs utilisent toujours les pays du tiers-monde pour régler leur contentieux, c’est le cas de la république d’Haïti avec une coopération (Haïti –Taïwan) imposée par certaines puissances occidentales au détriment de la Chine continentale. Du coup, aucun pays du tiers monde n’a pas choisi de devenir pauvre, mais de préférence victime de la politique d’influence des grandes puissances prédatrices.
Critique approfondie autour de cette forme de coopération involontaire et imposée par les puissances impérialismes occidentales :
Primo, En ce qui attrait à la coopération développée entre Haiti et Taïwan, la république d’Haïti ne fait que de recevoir des petites tonnes métriques de riz en forme de dons via le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD) ,et cette institutions a pour mission de transformer les aides reçues en espèces. Du coup, la gestion de ces aides versées dans le cadre cette alliance se fait d’une manière très opaque et au bénéfice d’un petit clan .Du point de vue d’observation, c’est une coopération ventre et qui cherche à réduire Haïti dans l’assistanat. Sous prétexte d’aider la république d’Haïti à être autosuffisant au niveau de la production de riz, Taïwan a déjà gaspillé de fortes sommes d’argent dans plusieurs projets bidon, tout en envoyant des piètres techniciens, c’est le cas d’un projet de la production de riz au niveau de la pleine de Torbeck dans le Sud qui a été mal tourné.
Secundo, c’est une coopération fondée sous une base mesquinerie et sans aucune retombée concrète pour le pays. En effet, juridiquement les deux partenaires restent libres de s’engager (sous la forme) ou de ne pas le faire. La question d’amitié en diplomatie n’existe pas, mais il s’agit de préférence une question de jeux d’intérêts. La province rebelle Taïwan comme étant un soi-disant pays, est reconnue actuellement que par dix-huit (18) pays à travers le monde, Haïti est le seul pays au niveau de la région caribéenne contraint de coopérer avec elle, sans aucun engagement sérieux pour le pays. A l’intérieur de ce partenariat, il existe une corruption entre les dirigeants des deux parties.
Brève Comparaison à la liaison diplomatique Sino-Dominicaine.
En ce qui concerne la coopération liant Haïti et Taïwan : Il s’agit d’une coopération imposée par certaines puissances occidentales au détriment de l’intérêt du peuple haïtien. A l’intérieur de celle- ci, on remarque aussi une faiblesse au sein de la diplomatie haïtienne, une absence d’une bonne stratégie de négociation, car les diplomates haïtiens ne sont pas à la hauteur, ils agissent selon les dictats de ces maîtres (les puissances occidentales). Cette coopération Haitiano-Tawain peut se résumer ainsi ; passation de petits projets et à court terme, dons de tonne métrique de riz (coopération ventre), une forme d’aide visant à la destruction de la production du riz local (Artibonite, Torbeck...), chantage pour des petits prêts liant au financement des projets imaginaires (le récent prêt de cent cinquante millions dollars us ($150M) pour l’accouchement du fameux projet d’électrification du gouvernement en place sans respect des normes).
Pourtant la coopération Sino-Dominicain est une vraie coopération visant à développer des projets d’investissements à long terme (construction des infrastructures, extension des zones industrielles…). Du coup, on constate l’existence d’une diplomatie très développée avec des gens éclairés (des visionnaires/penseurs) et qui ont la capacité de mener à bien de bonne négociation au profit de leur peuple. C’est aussi une preuve que ce pays (Rép. Dominicaine) est entrain de diriger par des hommes compétents et qualifiés, pourtant, de l’autre côté par des cancres et des corrupteurs (un oiseau à de mauvaise augure).
Stevenson JEAN-LOUIS
Formations : Comptable, M2 en Management et Commerce International
Spécialisation : Commerce et Relations Economiques Euro-Asiatiques,
Activiste politique (membre de plusieurs associations communautaires) et un amateur de la géopolitique.
Currently employee at U&I LOGISTICS NORTHERN JSC-VIETNAM (SALES OVERSEAS DEPARTMENT).
Email : stevenson89733@gmail.com
soumis à Rezo Nòdwès le mardi 18 août 2020


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