18 octobre 2026
Haïti et la province chinoise (Taïwan) : une coopération improductive et moribonde?
Actualités Société

Haïti et la province chinoise (Taïwan) : une coopération improductive et moribonde?

par Stevenson JEAN-LOUIS

Vendredi 21 août 2020 ((rezonodwes.com))– Vu  le positionnement  géographique,  le passé  colonial  et  la  crise  politique  incessante sévissant dans le premier pays noir libéré du joug de l’esclavage, on peut affirmer que le système néocolonial y est encore bien vivant et que l’hégémonie des puissances impérialismes occidentales persiste et signe.

Actuellement, l’influence exercée au niveau de la diplomatie haïtienne montre clairement que ce pays de nègres subit encore une  domination  intégrale  des   impérialismes  occidentaux.  Dans  les  rouages  de  la  coopération internationale, il est quasiment impossible pour ce pays de désigner à lui seul un partenaire de son choix.

Cette coopération bilatérale (Haïti et la province chinoise /Taïwan) est aussi une preuve, car elle permet  de  constater  la  présence  d’un  duel  diplomatique  opposant  les  grandes  puissances occidentales et la Chine continentale. Cette coopération soumise et manipulée existe pour éviter tout éventuel accord avec la Chine.

D’une part, la république d’Haïti et la province chinoise (Taïwan).

Cette  vieille  coopération  existant  depuis  1956,  a  été  malaxée  sous  l’emprise  des  puissances occidentales. Par  le  pouvoir  coercitif de ces pays,  la  république  d’Haïti  a  été  contrainte  de  nouer  une relation diplomatique avec cette dite province (Taïwan) et ceci contre le bénéfice du peuple haïtien (une coopération non-prolifique, improductive et même presque non essentielle) car, en termes  de  négociation,  l’on  sait  parfaitement  que  ces  deux  positions  ne  sont  pas  équivalentes surtout au niveau de la partie haïtienne.

D’autre part, une critique se fait autour de cette coopération piètre, c’est l’imposition subie par la république d’Haïti par son petit pourvoyeur (province chinoise/Taïwan) qui cherche à canaliser l’aide  versée  dans  le  cadre  de  cette  alliance,  l’aide  bénéficiée  dans  le  cadre  de  ce  partenariat empêche aussi à l’autre partenaire (Haïti) de récupérer sa pleine souveraineté économique.

Les différentes formes de coopération au niveau de l’international.

On recense un grand nombre de coopération (avec plusieurs variétés)  : celle qui se fait sous une forme d’influence (imposition)  et  de  force,  surtout  les  anciennes  puissances  colonisatrices  qui  ont  toujours  une mainmise sur les pays colonisés dans le temps , les puissances régionales qui déterminent les alliés pour les pays sur lesquels elles ont une forte domination, coopération qui s’entretient sur le principe du jeu d’intérêt (les parties en question peuvent se traiter d’égal à égal) et on trouve également, celle qui se fait sous une base de positionnement géographique (coopération inter-régionale), etc…

Pour mieux cerner le terme en question ‘’coopération internationale’’, il convient d’apporter quelques définitions :

Une première définition: une coopération internationale, est une politique d’entente et d’échanges culturels,  économiques  ou  scientifiques  entre  États  ;  cela  concerne  spécialement  des  aides  au développement données à des nations moins développées.

Une   deuxième   définition:   une   coopération   internationale,   est   aussi   une   politique   d’aide économique, technique et financière des pays développés en faveur des pays en développement.

La coopération Haïtiano-taiwanaise au crible.

Du point de vue critique, cette coopération politique improductive, permet de constater depuis environ une cinquantaine d’années que les lignes restent toujours les mêmes. Aucune retombée réelle et  positive  pour  la  République  d’Haïti.  Au  niveau  de  l’existence  de  cette  alliance,  on  voit  une imposition clairement visible des puissances occidentales. Haïti constitue une sorte de carte à jouer aux mains des pays riches afin de pouvoir exercer des chantages diplomatiques à l’encontre de la Chine populaire. Actuellement, la plupart des grandes puissances à travers le monde claironnent haut et fort la question du monde libre, mais au fond c’est le contraire, parce qu’elles utilisent certains pays du tiers-monde afin de générer des conflits (des théâtres de guerres par procuration) et des règlements de comptes au détriment des peuples concernés.

Un  Etat  peut-être  libre  dans  la  forme,  cependant,  à  cause  du  passé  colonial  et  de  son positionnement  géographique  il  ne  peut  décider  seul.  Au  fait,  on  pourrait  lui  imposer  des coopérations bancales et improductives surtout en aide alimentaire, propre à pérénniser l’assistanat, financement des petits projets sans grande valeur (financement de projets  minables  et  souvent  fictifs)  et  des  petits  prêts  faisant  croire  de  la  nécessité d’accroitre les investissements pour améliorer la situation des plus démunis, tandis que ce même préteur en fournissant ces capitaux introduit aussi ses propres plans.

Le  modèle  de  coopération  qui  se  développe  entre  Haïti  et  cette  province  chinoise  (Taïwan) n’apporte rien de concret pour le peuple haïtien, sinon une imposition bénéfique au profit des pays impérialistes parce qu’en retour les autorités haïtiennes se contentent de prendre des décisions inefficaces et injustifiables d’une façon pour faire les sales boulots des puissances impérialistes au détriment  de  la  Chine  continentale.  Au  regard  de  la  conjoncture  actuelle  et  au  contexte  de l’instabilité  politique  qui  s’abat  depuis  plusieurs  décennies  en  Haïti,  le  régime  en  place,  très critiqué à cause de la pratique de corruption au plus haut degré, de sa mauvaise gestion, devient de plus en plus impopulaire aux yeux de la population haïtienne.

Pour sauvegarder son mandat, faire face à la contestation populaire, ce régime s’oblige d’aveuglement de faire les jeux des puissances impérialismes  (occidentales)  et  avec  leurs  soutiens,  est  en  train  de  mener  une  campagne  de répression et de persécution massive contre tous ses adversaires.

Comment  peut-on  accepter  un  pays  qui  a  brisé  la  chaîne  de  l’esclave  dans  l’hémisphère occidentale et devient le premier peuple noir indépendant se transforme en cendrillon ?

Dans le temps la république d’Haïti était considérée comme un modèle pour les peuples opprimés à travers le monde entier, mais depuis de nombreuses années, on constate que cette terre de liberté se transforme progressivement dans le giron des opprimés. La république d’Haïti est devenue une petite  marionnette  aux  mains  des  puissances  impérialistes  occidentales.  Le  monde  libre  est  un concept utopique utilisé par leurs soi-disant pourvoyeurs de la démocratie à travers le monde, afin de maintenir leur domination sur certains pays.

Au  niveau  de  l’échiquier  de  la  politique  internationale,  la  raison  du  plus  fort  est  toujours  la meilleure,  le  monde  à  un  système  dominé  par  les  grands,  ils  imposent  leurs  propres  régimes politiques, ils imposent leurs propres régimes de sanction aux pays qui n’acceptent pas de faire leurs jeux. En fait, depuis après la fin de la seconde guerre mondiale, les puissances vainqueurs utilisent toujours les pays du tiers-monde pour régler leur contentieux, c’est le cas de la république d’Haïti avec une coopération (Haïti –Taïwan) imposée par certaines puissances occidentales au détriment de la Chine continentale. Du coup, aucun pays du tiers monde n’a pas choisi de devenir pauvre, mais de préférence victime de la  politique d’influence des grandes puissances prédatrices.

Critique approfondie autour de cette forme de coopération involontaire et imposée par les puissances impérialismes occidentales :

Primo, En ce qui attrait à la coopération développée entre Haiti et Taïwan, la république d’Haïti ne fait que de recevoir  des petites tonnes métriques de riz en forme de  dons via le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD) ,et cette institutions a pour mission de transformer les aides reçues en espèces. Du coup, la gestion de ces aides versées dans le cadre cette alliance se fait d’une manière très opaque et au bénéfice d’un petit clan .Du point de vue d’observation, c’est une coopération ventre et qui cherche à réduire Haïti dans l’assistanat. Sous prétexte d’aider la république d’Haïti à être autosuffisant au niveau de la production de riz, Taïwan a déjà gaspillé de fortes sommes d’argent dans plusieurs projets bidon, tout en envoyant des piètres techniciens, c’est le cas d’un projet de la production de riz au niveau de la pleine de Torbeck dans le Sud qui a été mal tourné.

Secundo,  c’est  une  coopération  fondée  sous  une  base  mesquinerie  et  sans  aucune  retombée concrète pour le pays. En effet, juridiquement les deux partenaires restent libres de s’engager (sous la forme) ou de ne pas le faire. La question d’amitié en diplomatie n’existe pas, mais il s’agit de préférence une question de jeux d’intérêts. La province rebelle Taïwan comme étant un soi-disant pays, est reconnue actuellement que par dix-huit (18) pays à travers le monde, Haïti est le seul pays au niveau de la région caribéenne contraint de coopérer avec elle, sans aucun engagement sérieux pour le pays. A l’intérieur de ce partenariat, il existe une corruption entre les dirigeants des deux parties.

Brève Comparaison à la liaison diplomatique Sino-Dominicaine.

En ce qui concerne la coopération liant Haïti et Taïwan : Il s’agit d’une coopération imposée par certaines puissances occidentales au détriment de l’intérêt du peuple haïtien. A l’intérieur de celle- ci, on remarque aussi une faiblesse au sein de la diplomatie haïtienne, une absence d’une bonne stratégie de négociation, car les diplomates haïtiens ne sont pas à la hauteur, ils agissent selon les dictats de ces maîtres (les puissances occidentales). Cette coopération Haitiano-Tawain peut se résumer  ainsi  ;  passation  de  petits  projets  et  à  court  terme,  dons  de  tonne  métrique  de  riz (coopération  ventre),  une  forme  d’aide  visant  à  la  destruction  de  la  production  du  riz  local (Artibonite, Torbeck...), chantage pour des petits prêts liant au financement des projets imaginaires (le récent prêt de cent cinquante millions dollars us ($150M) pour l’accouchement du fameux projet d’électrification du gouvernement en place sans respect des normes).

Pourtant la coopération Sino-Dominicain est une vraie coopération visant à développer des projets d’investissements   à   long   terme   (construction   des   infrastructures,   extension   des   zones industrielles…). Du coup, on constate l’existence d’une diplomatie très développée avec des gens éclairés (des visionnaires/penseurs) et qui ont la capacité de mener à bien de bonne négociation au profit de leur peuple. C’est aussi une preuve que ce pays (Rép. Dominicaine) est entrain de diriger par des hommes compétents et qualifiés, pourtant, de l’autre côté par des cancres et des corrupteurs (un oiseau à de mauvaise augure).

Stevenson JEAN-LOUIS

Formations : Comptable, M2 en Management et Commerce International

Spécialisation : Commerce et Relations Economiques Euro-Asiatiques,

Activiste politique (membre de plusieurs associations communautaires) et un amateur de la géopolitique.

Currently employee at U&I LOGISTICS NORTHERN JSC-VIETNAM (SALES OVERSEAS DEPARTMENT).

Email : stevenson89733@gmail.com

soumis à Rezo Nòdwès le mardi 18 août 2020

1 Comment

  • Endijèn 21 août 2020

    J’apprécie beaucoup votre compréhension de notre monde! « Le monde libre » nan lib et coronavirus libre, en trouvant un système sanitaire de façade, défaillant et au plus offrant.

    En ce qui a trait à notre pays, tout en partageant votre analyse, il ne serait pas mauvais de regarder un peu plus loin. Depuis des décennies, la situation est très complexe. Les compatriotes compétents laissent le terrain politique pour les saloperies et les ratés. Et quand ces derniers arrivent au pouvoir, ils sont les premiers à devenir des ministres… et des conseillers. À défaut, ils sont prêts à devenir des membres des « commissions présidentielles, » rans comme des primes à la paresse.

    Pour faire fonctionner le système et maintenir le pays dans l’état nature, les « amis » d’Haiti comptent sur des ratés et des patekwès comme les marasa Aristide/Préval et les cousins de circonstance Martelly/Jovenel. Dans ces conditions, ce n’est pas nécessaire d’affirmer, « les diplomates haïtiens ne sont pas à la hauteur, ils agissent selon les diktats de ces maîtres (les puissances occidentales). » Mon ancien professeur des Relations Internationales et ami Youri Shiloski, m’avait fait comprendre la diplomatie d’un pays est le reflet de ce qui se passe sur le plan interne. Toutotan nou pa rezoud pwoblèm moun nan, Ayiti pap janm yon peyi. Nou gen pwoblèm moun. Les spécialistes des sciences sociales et, particulièrement les anthropologues ont du boulot à abattre…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.