Quelques agents du Corps d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO) montent la garde dans l’environnement du bâtiment abritant l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) à l’occasion de l’audition du dirigeant du Mouvement de la troisième voie, Reginald Boulos. Contrairement aux deux séances précédentes, la mobilisation est en berne
Vendredi 28 aout 2020 ((rezonodwes.com))– Le dispositif établi par les éléments du CIMO devant les locaux de l’ULCC n’a pas été mis à l’épreuve.
Le dirigeant du Mouvement de la troisième voie Reginald Boulos, accompagné de son avocat, Samuel Madistin, s’est présenté pour l’audition sans être accueilli par une foule de militants et de sympathisants du parti.
Les expériences tirées de la première convocation de Youri Latortue ont invité à réviser les stratégies. À quelques mètres du bâtiment les policiers ont imposé des restrictions facilitant l’accès seulement aux journalistes en charge de couvrir la séance.
Un groupe infirme de dirigeants du MTV en ordre dispersé, solidaire au leader, a reagi à la décision du tribunal administratif de convoquer le médecin aux fins de s’expliquer sur le prêt contracté à l’Office national d’assurance vieillesse.
Les chiffres n’ont pas été communiqués, cependant la démarche soulève des controverses dans le camp de l’homme d’affaires.
»J’espère que la commission mise sur pied par le directeur général de l’ULCC Hans Jacques Ludwig Joseph fasse son travail dans les limites de la loi. Toute tentative d’appropriation politique fragilisera l’enquête »,_ a réagi Schultz Simpssie Cazyr, secrétaire général du MTV.
Dans les coulisses de l’ULCC, la thèse d’une séance d’audition longue et éreintante a été évoquée.
Les commissaires, au regard des deux premières convocations (Youri Latortue et Chesnel Pierre), vont devoir confronter les exigences de l’ONA aux pièces et documents de l’invité, selon une source de l’ULCC s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com


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