Mercredi 29 juillet 2020 ((rezonodwes.com))– En réaction à la demande du Président de la République aux différents secteurs ayant leur représentant au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de confirmer les anciens ou de désigner de nouveaux, les huit membres restants ont démissionné en bloc pour protester contre la velléité du pouvoir exécutif de violer une fois de plus la constitution.
Cette riposte est saluée par l’OCNH qui ; après la suite positive donnée par le représentant du secteur des droits humains au sein dudit conseil, à sa requête de démissionner du CEP ; avait invité les autres membres à faire de même.
Cette démission en bloc met à nue la situation pour laquelle militant l’OCNH et d’autres forces vives du pays. Cette organisation de promotion et défense des droits de la personne humaine compte continuer à jouer son rôle de vigile en qui se rapporte au respect des droits et libertés. Toutefois, l’OCNH reste encore et encore très vigilante. La mise en place d’un nouveau CEP constitue certes l’un des préalables à l’organisation des prochaines élections ; mais des efforts immenses restent encore à faire si l’on veut que ces élections ne concourent as à l’envenimement de la situation sociopolitique existante.
L’OCNH, comme le veut d’ailleurs la constitution, reconnait que l’alternance politique et le renouvellement du personnel politique, principes fondateurs de toute société démocratique, passent par l’organisation de bonnes et crédibles élections. L’absence du pouvoir législatif, la métamorphose des membres des conseils municipaux ou leur remplacement par des agents exécutifs intérimaires ne doivent pas servir de prétexte pour nous précipiter vers une crise électorale sans précédent.
L’organisation des élections dans les conditions actuelles particulièrement avec le climat d’insécurité tributaire d’une prolifération des civils armés doit être sagement débattue. L’OCNH met en garde les secteurs qui pourraient se rendre complices de violation de la Constitution en participant à un CEP en dehors de son article 289 et entend rappeler à tous que la justice a son mot à dire sur le dossier des cartes produites par la firme Dermalog en fabriquant des cartes d’identification qui serviront de cartes électorales sous la base d’un contrat illégal.
On ne peut se permettre de penser à établir le registre électoral avec les données de cette firme qui opère en toute illégalité.
Toutefois, pour arriver au respect des droits civils et politiques des citoyens, l’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) plaide pour la réalisation d’un franc dialogue démocratique entre les acteurs politiques, sociaux et économiques en vue de trouver une issue à la crise actuelle et de trouver un accord social sur la réalisation des prochaines élections. A bon entendeur, salut !
Delmas, le 28 juillet 2020.
Pour authentification :
Me Camille OCCIUS
Coordonnateur Général
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