17 octobre 2026
La sécurité publique, une responsabilité partagée
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La sécurité publique, une responsabilité partagée

Vendredi 17 juillet 2020 ((rezonodwes.com))– La Police Nationale d’Haïti (PNH) est une institution soumise à l’autorité civile.

Les jugements portés sur le climat d’insécurité qui sévit à Port-au-Prince peuvent simplement être classés dans les limites du constat que font le simple citoyen . Il est , dit-on, plus facile de produire hâtivement des jugements à priori que de chercher , dans le fond , à comprendre , analyser et  tirer à postériori une réflexion concluante et instructive.

Nombreux sont ceux qui , pris dans le courant émotif, n’arrivent pas à voir techniquement la question de la sécurité publique qui est, ces derniers temps, mis à mal à presque tous les niveaux de la vie nationale. Elle n’implique pas uniquement les forces de l’ordre. Ce n’est pas parce que l’expression force publique fait appel à l’armée et/ou la police nationale que l’insécurité soit, de façon coréllative ,  tributaire de l’une ou de  l’autre. 

La sécurité publiqur est donc une longue chaîne de responsabilité dont les agents de l’ordre public ne constituent qu’un maillon. A vrai dire, la PNH est subordonnée à une double hiérarchie , à savoir les autorités civiles (le chef du gouvernement) et  les autorités judiciaires (le Ministre de la Justice) qui, pour la plupart, ne sont pas des techniciens en la matière. 

En principe , la Police haïtienne relève du Ministère de la Justice et de la Sécurité  Publique (MJSP) et est coiffée par le Conseil Supérieur de la Police Nationale. Le CSPN est composé de cinq (5) membres dont le Premier ministre( chef du gouvernement) et le ministre de la Justice jouant respectivement les rôles de président et de vice-président. Au sein de cette structure hautement politique, le Directeur Général de la PNH n’est autre qu’un simple exécutant.

Autrement dit, il joue le rôle de secrétaire exécutif. Aussi, le commandant en chef des forces de Police en Haiti, est-il assujetti au pouvoir politique et ses représentants ?.D’ailleurs, il est clairement précisé, à l’article 7 de la loi sur la PNH traitant des missions de l’institution policière que  » la police nationale est instituée en auxiliaire des pouvoirs publics en vue de maintenir l’ordre d’une manière générale et de prêter force à l’exécution des lois et règlements. »

Donc, au regard du respect de la hiérarchie, la force publique qui est composée de la seule force de police , puisque l’Armée d’Haïti étant démobilisée entre 94 et 96, peut , à ce qu’il paraît, être considéré comme un instrument du pouvoir public ou politique.

Malheureusement, ils ne sont pas nombreux (les citoyens) à pouvoir appréhender une telle réalité. Quand les gens, de façon acerbe, se mettent à incriminer  l’institution policière pour une raison ou une autre,  ils font preuve de ne rien comprendre dans le fonctionnement du système soit par méchanceté ou de mauvaise foi ou par ignorance.

Tenant compte de ces motifs, l’on finit par convenir que l’établissement ou du moins la rémission présageant un climat de paix durable est fonction de l’effort de chacun, en ce qui le concerne, à jouer sa part de responsabilité dans la chaîne.

Cela revient à dire que la lutte contre le gangstérisme devait porter les plus hautes autorités constituées à se concerter en vue d’élaborer un plan stratégique visant à mettre fin à la prédominance des gangs par leurs armes et munitions.

Lutherson Joseph

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