Haiti au carrefour de la dictature sous l’oeil complaisant du Binuh
A noter que Jouthe n’avait contacté aucun secteur pour surseoir sur la libération des 415 prisonniers dont une quinzaine de criminels et délinquants graciés par Jovenel Moïse.
Lundi 6 juillet 2020 ((rezonodwes.com))– Devant le tollé provoqué par la publication du décret du 24 juin 2020 adoptant un nouveau code pénal pour Haïti, le président Jovenel Moïse joue la carte du dialogue et appelle la population à la sérénité.
»L’heure n’est pas à la confrontation, mais au dialogue et à la sérénité ». a tweeté lundi le chef de l’État,, tout en prenant acte du « débat trés animé » autour de certains articles inclus dans le nouveau code pénal, notamment sur l’orientation sexuelle et les relations sexuelles avec les mineurs.
Jovenel Moïse, accusé d’avoir, à dessein, agité ce dossier comme un épouvantail afin de détourner les regards des problemes réels du pays comme la misère rampante, la corruption et la mauvaise gouvernance, voit dans la colère des leaders de la société civile, »un signe encourageant de l’engagement citoyen ».
Il a donc profité pour demander à son premier ministre de facto, Joseph Jouthe, de »rencontrer les différents secteurs concernés autour de cette question ».
Histoire de faire reprendre les rounds interminables de consultation et de faire passer le temps tout en faisant durer le plaisir de diriger un pays qui s’achemine lentement, mais surement, vers un profond précipice.
L’heure n’est pas à la confrontation, mais au dialogue et à la sérénité. La publication du code pénal a suscité un débat trés animé. C’est un signe encourageant de l’engagement citoyen. Je demande au PM de rencontrer les différents secteurs concernés autour de cette question.
— Président Jovenel Moïse (@moisejovenel) July 6, 2020


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