Mardi 16 juin 2020 ((rezonodwes.com))– De 1993 à 2001 aux Etats-Unis, le boom des prisons privées, la masse d’incarcération des Noirs, l’inégalité des sentences, la brutalité policière, la militarisation de la police, la négociation de plaidoyer, l’auto-incrimination, et l’emprisonnement prolongé ont été l’œuvre de Bill Clinton, supporté par Joe Biden, durant ses deux tenures comme 42e président des Etats-Unis (Lopez, 2020).
Clinton a voté le Violent Crime Control and Law Enforcement Act of 1994 ou l’Application de la Loi relative au Contrôle des Crimes Violents de 1994 pour punir les comportements des Noirs. Selon lui, Joe Biden et les autres démocrates, les Noirs étaient une menace pour l’état de droit américain (Lussenhop, 2016).
A travers cet acte, la force de police américaine a été augmentée de 250.000 policiers, le budget des prisons de $9.7M et celui des programmes de prévention de crime de $6.1M (DuVernay, 2016). Selon Eisen (2016), dès la genèse de cet acte, de nouveaux policiers ont été déployés dans les communautés noires avec l’ordre d’arrêter n’importe Noir qu’ils jugeraient venir, être en train de ou sur le point d’aller commettre une infraction. Ils étaient aussi autorisés à utiliser la force au cas où un Noir leur résisterait ou fuirait la scène d’un crime.
Selon Lopez (2020), un Noir qui était en train de fumer de la marijuana, deux Noirs qui étaient réunis à la devanture de leur maison, un Noir qui jouait de la musique dans sa voiture, ou un Noir appréhendé avec une once de marijuana s’était vu arrêté. Si par malheur ce Noir aurait résisté aux arrestations, il serait poursuivi, et si appréhendé, il serait battu, jeté en prison ou, en fin de compte, tué si les policiers ne pouvaient pas le capturer ou le neutraliser.
Les Noirs appréhendés feraient les news de 7 heures pour que le monde sache que les Noirs étaient des criminels et que le gouvernement réprimait leurs crimes en toute sévérité. Ils étaient vilipendés comme étant des hors la loi, des criminels, des violeurs, des crackheads ; bref des hommes qui appartenaient derrière les barreaux pour être sous le contrôle de gardes qui les maltraitaient, les sodomisaient et les malmenaient.
En prison, les juges ont fixé les prix des libertés sous caution si haut que les Noirs, déjà pauvres, ne pouvaient pas en payer. Ainsi donc, ils restaient dans les prisons jusqu’au jour de leur mise en accusation où ils étaient forcés de négocier des plaidoyers ou de plaider coupable en vue d’obtenir des sentences réduites.
A travers le « Violent Crime Control and Law Enforcement Act of 1994, » Clinton et Joe Biden ont fait croire aux électeurs que les Noirs étaient responsables de tous les crimes commis aux USA et « moins de Noirs en liberté, plus de sécurité pour les Blancs. » Ils ont poussé le racisme vers de nouveaux sommets et avec son « 3 Strikes Law » ou « La Loi sur le Récidivisme » aussi implémentée en 1994, beaucoup plus de Noirs, qui étaient déjà dans le système carcéral ou qui étaient en périodes probatoires, ont été condamnés à de longues punitions ou des peines d’emprisonnement à perpétuité, indépendamment du degré de l’infraction commise.
De 1993 à 2001, la politique de Clinton relative au contrôle et à l’application de la loi contre les crimes a divisée les familles noires, détruit beaucoup de jeunes, affaiblit le leadership noir, a insufflé la peur des Noirs chez les Blancs et a violé les droits fondamentaux des Noirs.
Aujourd’hui, à cause de ses lois, 3.1 milliards de Noirs sont en prison dont 97% n’ont jamais comparu devant un juge après qu’ils aient renoncé à leur droit à un procès équitable sous la pression des commissaires du gouvernement et parfois sur celle des défenseurs publics travaillant pour le compte du gouvernement.
Le Violent Crime Control and Law Enforcement Act of 1994 a été et demeure la loi la plus controversée, la plus raciste et la plus inhumaine inclue dans la législation américaine (Lopez, 2020). Il a permis à Clinton de légaliser la force contre les Noirs et à financer la brutalité policière jusqu’au maximum.
La brutalité policière contre les personnes de Michael Brown, Tamir Rice, Freddie Gray et George Floyd pour ne citer que ceux-là est un débordement de sa politique raciste.
Dr. Bobb RJJF Rousseau
Références
DuVernay, A. (2016).Documentary ’13TH’ Argues Mass Incarceration Is An Extension Of Slavery. NPR
Eisen, L., B. (2016). The Complex History of the Controversial 1994. Crime Bill. Breman Center for Justice
Lopez, G. (2020).The controversial 1994 crime law that Joe Biden helped write, explained. Vox
Lussenhop, J. (2016). Clinton crime bill: Why is it so controversial? BBC News Magazine
Dr. Bobb RJJF Rousseau
509-204-2773


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