D’autres policiers envisagent de suivre les traces de leurs frères d’armes du SPNH (Syndicat de la Police nationale d’Haïti) en créant un autre mouvement syndical au sein de l’institution. Baptisé Association nationale des Policiers haïtiens (ANAPOHA), cette structure se positionnera-t-elle en face du premier syndicat, le SPNH-17 de Yanick Joseph?
Vendredi 15 mai 2020 ((rezonodwes.com))– L’initiateur de ce nouveau syndicat a déjà saisi le Ministère des Affaires sociales et du Travail pour obtenir la reconnaissance légale de l’ANAPOHA, selon les informations parvenues à la rédaction de Rezo Nòdwès.
Après avoir fait le dépôt en date du 30 mars dernier du dossier de l’ANAPOHA, incluant statuts, charte et règlements internes, l’instigateur, Jean Emmanuel Victor dit attendre du MAST une autorisation pour se mettre à l’ouvrage.
Au sein de la PNH, la tendance syndicale tend à s’imposer de plus en plus. Des agents, interpellés par le fonctionnement branlant de la PNH et exaspérés par la nouvelle orientation attribuée par le haut Commandement s’organisent en vue d’apporter des réponses aux défis qui fragilisent l’avenir de l’institution policière.
Le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17), au terme de plusieurs mouvements de rébellion et de manifestations violentes à Port-au-Prince comme dans les provinces, ont pu obtenir gain de cause, après la décision du CSPN d’appeler à la modification de la loi cadre interdisant jusque-là la formation de syndicat.
Le virage dangereux tant redouté par le haut Commandement entend à être prédominant. Avec ce nouveau syndicat en passe d’être légalement reconnu par le MAST, c’est la hiérarchie de la PNH qui est menacée et l’avenir du corps policier compromettant, a commenté un spécialiste de la sécurité publique, préoccupé par la prolifération des syndicats.
Hervé Noel
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