14 octobre 2026
Cherisier Lavoisier jr : Quand le PHTK profite de la quintessence du système, la révolution civique devient une nécessité historique
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Cherisier Lavoisier jr : Quand le PHTK profite de la quintessence du système, la révolution civique devient une nécessité historique

Mercredi 1er avril 2020 ((rezonodwes.com))– Je ne veux pas comme certains sceptiques désabusés signer l’acte de décès de notre culture, et par là de notre société au profit du régime PHTK, mais souligner que toutes les valeurs de notre culture sont déclarées mortes aujourd’hui : religion, philosophie, économie, science, art, car on a découvert que leur instrumentalisation par le régime PHTK ne fait qu’aboutir à  l’oppression et la violence, le viol et le kidnapping, le mensonge et la corruption, l’injustice et l’impunité aujourd’hui incarnés par les chenapans du pouvoir.

En effet, alors que le covid-19 continue sa trajectoire vers les zones où la population à haut risque avec aucun espoir d’avoir un lit d’hôpital si elle tombe gravement malade, le gouvernement haïtien au lieu de donner priorité à la santé de la population se livre plutôt à une campagne mensongère de propagande aidé par une frange des médias traditionnels malgré que l’état d’esprit du peuple haïtien est usé par la pauvreté, la corruption, le clientélisme d’État, l’absence d’infrastructures et de services publics sanitaires adéquats pour contrecarrer la catastrophe immanente de ce virus.

Nul ne peut nier que la réalité du moment reflète un état des lieux  de prédominance de préférence et d’intérêt personnel, sectaire et clanique au détriment de l’intérêt général.

Presque toutes les institutions de l’État font au quotidien l’objet de profanation, de dégradation, de dévalorisation par les agents du régime, ce qui traduit dans les faits une volonté manifeste de domestication et de vassalisation de ces dernières à leur profit.

En effet, le régime PHTK a désolé le pays et a perdu la confiance de la population entière. Son système de gouvernance  a dégénéré en un régime de violence et de brigandage. Sa chute est désormais devenue inévitable. Il est entrain d’utiliser le meilleur de ses énergies pour détruire toute possibilité d’accouchement d’un nouveau régime alternatif capable de redorer le blason de notre société.

Le pays est enfiévré et chaotique, les chenapans à la tête de l’État aveuglés quant à la portée de l’immense tragédie qu’est le COVID19, et n’ayant qu’une idée en tête que de faire de l’argent, tarabustant, harcelant la communauté internationale pour les assister financièrement au combat contre le virus alors que plus de 4,2 milliards de dollars des fonds PetroCaribe sont spoliés, dilapidés et les classes populaires croupissent dans le plus grand dénuement où plus 6 millions d’Haïtiens se trouvent en situation de malnutrition, des employés de services publics, dont des professeurs, des médecins etc., ne reçoivent pas leur salaire depuis plusieurs mois. Donc, il me serait odieux de tenter de faire ici l’apologie d’un régime pourri caractérisé par la corruption, l’incompétence et la médiocrité parce que l’effondrement de notre système de valeurs morales et sociales sous son poids infâme depuis déjà huit ans est devenu l’enjeu fondamental sur lequel nous devons nous pencher pour redéfinir une nouvelle approche dans notre lutte en vue  d’accoucher cette nouvelle société que nous souhaitons tous et toutes.

Le régime néo-duvaliériste/Tèt Kale  actuel  imposé par l’impérialisme au peuple haïtien au profit d’une minorité sans âme et conscience, adopte une politique de répression massive qui vise   à instaurer un climat de terreur général dans le pays. Les assassins d’État par l’exécution des dizaines de femmes, d’hommes, d’enfants et de vieillards, et par des viols collectifs ont voulu réduire au silence le peuple haïtien dans ses différentes luttes revendicatives, légitimes et populaires exprimant sa volonté et sa détermination à renverser le présent statu quo. Donc, Il nous faut comprendre que la promiscuité avec le régime PHTK qui est d’une ânerie inconcevable, devient tout à fait impossible parce que l’intérêt supérieur de la nation haïtienne doit être la priorité principale de l’Etat Haïtien, d’autre en plus que  la situation chaotique et sombre qui sévit actuellement dans le pays est également dûe à un déficit flagrant de moralité, de leadership et de compétence de la part de l’actuel gouvernement de facto.

Car les actes d’atrocité mis à part, les cas de kidnapping, les bourreaux du régime PHTK n’ont tué que pour des raisons déterminées, dans un but déterminé. Avec l’appui de Washington ce régime n’apporte avec lui aucun principe directeur, aucune vision, aucune garantie de sécurité autour de laquelle la confiance de la population se pût cristalliser. Ce sont essentiellement des brigands de grand chemin sans aucune culture. Et comme l’essence de tout pouvoir consiste en une manipulation de la pensée et le pouvoir intériorisé, par les moyens de l’éducation, de la culture, de l’information, l’acceptation de la servitude : il cherche plus ou moins à transformer la contrainte en persuasion, en usant du langage d’illusionniste, qui trouve son complice en chacun de nous, afin d’exercer sa domination dans les esprits.

Toutefois, je tiens à mettre en évidence la stricte réalité sous le voile fallacieux des apparences, et ne puis donc me satisfaire d’à peu prés ou de compromis intellectuels ; et que par conséquent, pour ainsi dire que , le principe de la démocratie et de l’Etat de Droit n’existe chez nous qu’en droit mais qu’il se trouve singulièrement faussé en pratique parce qu’il aboutit à un remarquable cercle vicieux, à une sorte de paradoxe qui consiste à faire voter nos électeurs selon les intérêts de leurs mandataires et  contre leurs propres intérêts. A cet égard, deux facteurs sont à considérer pour comprendre l’enjeu de notre mécanisme de l’élection démocratique : le degré d’instruction du peuple et son degré d’élévation morale. Oui, le degré d’instruction parce que et c’est bien compréhensible, le peuple étant le plus souvent ignorant et fermé à la complexité des affaires modernes, il a pris pour argent comptant ce qu’avait  lui proclamé Jovenel Moïse (les bananes)  à grands cris comme conforme ses intérêts et bien sûr son élévation morale parce que et c’est bien compréhensible du côté des gouvernants, le point de vue égoïstement personnel prime presque toujours l’intérêt général comme en témoigne aujourd’hui les affaires Petrocaribe, Dermalog, les Blindés du PNH, Agritrans etc..

Notre régime démocratique de 1987, ne nous aurait apporté  des gouvernements vraiment sains que lorsqu’ils seront l’émanation de citoyens instruits, spécialement éclairés sur leurs droits et leurs devoirs, imbus d’esprit critique, et qui ne se laisseront plus leurrer par les mirages de charlatans habiles et lorsque aussi ces gouvernements seront composés eux-mêmes d’hommes ayant acquis le sens, du devoir et, surtout, celui des responsabilités.

Sous nos yeux ce qui restait de l’ordre social est en train de disparaître à cause des forces libérales du pays, sans entraînement à l’action ou à la responsabilité, ne savent que discuter, parlementer interminablement. Que voulons-nous aujourd’hui comme république ? Une république libérale ?  Une république socialiste ? Eh bien, le salut d’Haïti ne peut advenir que par une action collective d’hommes et de femmes responsables, conscients et engagés  tant en Haïti que dans la diaspora capable de redynamiser les énergies pour l’instauration d’une nouvelle Haïti basée sur les valeurs démocratiques, l’Etat de droit et de justice sociale, car l’engagement civique doit se rebeller contre la soumission citoyenne, contre l’intellectualisme passif, chétif et stérile, contre l’esprit marchand et corrompu.

Et pour terminer, je veux orienter ma pensée mouvementée et prêter l’ouïe au cri de la jeunesse haïtienne qui retentit, désespérée, dans un Haïti impossible à vivre, n’est-il pas l’appel d’un ailleurs, d’un autre Haïti, d’un autre possible ? Ce cri justifie l’état de cette vie, lui donne un sens, la sauve du désespoir final. Peut-être sera-t-il créateur d’autre chose ? Si le désir d’être soi-même, autonome, est en fait contredit par les conditions  de la vie sociale, que devient la jeunesse haïtienne, avec ses aspirations les plus nobles? Cette jeunesse n’existe-t-elle pas que par le cri de sa protestation, par son refus et par sa résistance ? Son rêve est partout étouffé par le système corrompu et ce quel que soit le régime. Ses aspirations au progrès, à l’égalité, à la jouissance, à être elle-même, se heurtent aux impératifs que les conditions de leur accomplissement leur imposent. Face à ce système, le révolté doit opposer au citoyen soumis car un mal radical est à l’origine de cet ordre social, c’est la représentation du néocolonialisme.

CHÉRISIER LAVOISIER JR..

(516) 406-4603

cherisierlavoisier@gmail.com

Bibliographies:

1)  les Maîtres penseurs (Paris, Grasset, 1977), André Glucksmann

2) La Barbarie à  Visage Humain de  Bernard-Henri Lévy

3) l’Homme révolté d’Albert Camus

4) Apologie de Platon (Paris, Grasset, 1976), Christian Jambet

5) L’Ange (Paris, Grasset, 1977) de G. Lardreau et C. Jambet

6) Génération perdue, entretiens avec Jacques Paugam, Paris, Laffont, 1977, p. 67-68. J.-M. Benoist

7)  Haine de la pensée (Paris. éd. Hallier, 1976), Jean-Paul Dollé

1 Comment

  • Jean Gregoire 3 avril 2020

    Monsieur surement pap travay , li jwenn manje e li ap chita kopier phrases par ci par la e li trouver kote pou li publier free , esperant ke sa ka ouvert yon porte pou li. Sorry : en Haiti on ne touche jamais impunement a la politique , parce que c’est aussi la meilleure facon de s’enrichir a la va vite .

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