Jeudi 20 février 2020 ((rezonodwes.com))–L’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) suit avec inquiétude l’évolution des initiatives prises de part et d’autre dans le cadre de la tentative de mise en place d’un syndicat au sein de la Police Nationale d’Haïti « PNH ».
La Direction Générale de la PNH a sanctionné des agents identifiés comme responsables des incidents survenus au niveau de l’Inspection Générale de l’institution en particulier. En réponse des individus encagoulés et identifiés comme des agents de la PNH ont semé le cahos dans la région métropolitaine en incendiant, entre autres exactions, le Cabinet de Me Samuel MADISTIN.
Fidèle à ses principes, l’organisation de promotion et défense des droits fondamentaux de la personne tient à condamner les nombreux incidents regrettables survenus et invite les deux protagonistes à accepter l’offre de L’Office de Protection du Citoyen (OPC) qui s’est porté acteur pour faciliter le dialogue entre les deux parties.
L’OCNH dans son rapport préliminaire sur l’accès des agents de la PNH aux droits économiques sociaux et culturels, publié en Avril 2019, avait mis en exergue les conditions de vie des agents et malgré les maigres ressources disponibles et devant l’urgence de la situation l’OCNH avait préconisé « la prise de dispositions visant à
1- améliorer dans le plus bref délai la situation salariale des Agents de la PNH.
2- Prendre des dispositions visant à pourvoir aux policiers les moyens de prendre en charge
ainsi que leurs dépendants.
3- Fournir les moyens logistiques adéquats pour l’accomplissement de leur tâche.
4- Assister les parents des policiers victimes dans l’exercice de leur fonction.
5- Donner des mesures d’accompagnement aux policiers transférés.
6- Mener de manière régulière des vetting afin de sanctionner les contrevenants au code de
la déontologie de la PNH.
7- Donner un appui psychologue aux Agents de la PNH au minimum deux ( 2) fois par
an. »
Ces mesures auraient contribuer à l’amélioration des conditions de vie des agents et l’OCNH recommande l’intégration de bon nombre d’entre eux à l’agenda des négociations.
Port-au-Prince, le 20 février 2020
Me Camille OCCIUS
Coordonnateur général

