Un couloir de dialogue entre le Haut-Commandement de Police nationale et les agents se réclamant du SPHN se révèle urgent en vue de mettre fin à la rébellion, estime le Protecteur du Citoyen Renand Hédouville. Ce dernier se propose de conduire les discussions pour une sortie de crise.
Jeudi 20 février 2020 ((rezonodwes.com))– Des correspondances ont été adressées au Haut-Commandement de la PNH et aux policiers défendant la liberté syndicale, a informé le Protecteur du Citoyen, Renand Hédouville, qui intervient, ce jeudi 20 février 2020, sur les ondes de radio Métropole.
L’initiative de dialogue entre les acteurs concernés soutenue par l’Office de la Protection du Citoyen vise à résorber la crise et proposer des pistes de solution, s’est-il défendu. Le degré de pourrissement de la crise au sein de la PNH, cristallisé par des mouvements de rue, des attaques au bien public, des actes de vandalisme, interpelle l’OPC.
Au regard de l’article 32, 35-2 de la Constitution et de la Convention #87 ratifiée par Haïti, le droit syndical est garanti, a reconnu Renand Hédouville. Alors que, reprend le Protecteur du Citoyen, les règlements intérieurs de la PNH vont à contre-courant de toute tentative de syndiquer, a nuancé le numéro 1 de l’OPC.
Engager un round de négociations entre les acteurs concernés se révèle impérieux, de l’avis de Renand Hédouville.
‘’Il faut faire un effort de dépassement, éviter les positions extrémiste en vue d’amoindrir les dégâts’’. Dans le domaine du travail, il s’accepter de se rencontrer pour résoudre les différends’’, conseille Renand Hédouville.
Le Haut-Commandement de la PNH doit tendre la main aux policiers contestataires et emboiter le pas pour un dialogue en vue de solutionner le problème. Dans l’intervalle, la Police nationale d’Haïti annonce la formation d’une commission d’évaluation des besoins des policiers, une démarche, selon des observateurs qui est loin de calmer la tension.
Hervé Noël

