7 juin 2026
Caducité du Parlement : 7 sénateurs dont Dieudonne Luma du PHTK dénoncent à l’international les agissements de l’Exécutif
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Caducité du Parlement : 7 sénateurs dont Dieudonne Luma du PHTK dénoncent à l’international les agissements de l’Exécutif

Adresse aux organisations parlementaires et aux Parlements du Monde

Jeudi 16 janvier 2020 ((rezonodwes.com))–

Objet : Le Parlement haïtien en difficulté et sous les menaces de l’Exécutif

Monsieur/Madame le Président

Depuis 2018, la crise sociopolitique haïtienne a atteint de nouveaux extrêmes avec le positionnement du Président de la République contre toute reddition de comptes publics notamment ceux liés à la gestion d’un fonds important comme celui approvisionné par l’accord PetroCaribe de notre pays avec le Venezuela.

De mauvais choix économiques et une gouvernance entachée de détournements documentés, ont amené la population appauvrie par une inflation mal maîtrisée, à manifester en grand nombre, dans tout le pays, de façon répétée, pour demander des sanctions judiciaires contre la corruption. Le Président lui-même dans plusieurs scandales financiers, au lieu de prendre les mesures qui s’imposent, s’est de préférence lancé dans une campagne systématique de coercition et de répression à l’encontre des voix qui s’élèvent contre son admission.

L’effort pour taire les revendications se ressent tant dans les rues qu’à travers l’appareil de justice instrumentalisé par l’Administration du Président Moise désireuse d’assurer la continuité d’un système qui lui évite les gardes fous de la cohabitation démocratique. Les dénonciations de nombreux secteurs notamment celles de la société civile et de divers organismes des droits humains, continuent d’être ignorées par le gouvernement, tandis que la volonté de diriger sans contrainte pousse le Président à profiter de l’expiration du mandat d’un tiers du Sénat, pour s’autoriser à gouverner par décret.

Alors qu’un tiers du Séna est arrivé à son terme en Janvier 2020, le Pouvoir Exécutif projette de bafouer les prescrits de la loi électorale du 2 mars 2015 en forcant le départ de 2/3 des Sénateurs en fonction.

En fait, la durée du mandat du Sénateur qui a obtenu le plus grand nombre de voix au sein d’un même département est prévu pour six ans, courant de janvier 2016 à janvier 2022. Et, la durée du mandat des sénateurs arrivés en deuxième position à l’issue des élections de 2015 est de quatre ans, soit de 2016 à 2020. En aucun cas ces deux groupes ne sont appelés à partir ensemble comme voudrait le faire croire le Pouvoir Exécutif, car suivant l’art 111.2 de la constitution, le Sénat se renouvelle par tiers, chaque deux ans. En 4 ans, l’Exécutif ne voulant pas être contrôlé veut forcer le départ de la totalité des Sénateurs.

Il incombe de rappeler que le décret électoral du 2 mars 2015 en son article 50.3 dispose en effet que « A l’occasion des élections sénatoriales impliquant à la fois un renouvellement et une ou deux vacances au sein d’un même département, les électeurs votent pour autant de candidats qu’il y a de postes à pourvoir. Le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de voix reste en fonction jusqu’au deuxième lundi de janvier de la sixième année de son mandat. Le sénateur élu avec un nombre de voix immédiatement inférieur comble la vacance produite en cours de mandat pour le temps qui reste à courir. Tout éventuel troisième sénateur élu, soit celui qui vient en troisième position, termine le mandat qui arrive à terme en premier. »

Ce 13 janvier 2020, le Président Jovenel Moise dans une adresse à la nation, a déclaré avoir constaté la caducité du parlement avec le départ de la chambre des députés et de 2/3 du Sénat, ce, en violation des arts 94,2, 95,1, 111,1, 136 de la constitution, de l’art 24 de la Convention Américaine relative aux Droits de l’homme, des articles 50,3 50,7, 239 du décret électoral. de plus, ce 14 janvier 2020, un grand dispositif de police spécialisée en émeutes a interdit l’accès du Parlement aux Sénateurs dont l’Exécutif a éructé le mandat.

Face aux menaces dont nous sommes l’objet de la part du Président, Chef de l’État, qui veut instaurer une dictature nous jugeons impérieux de porter ces faits à la connaissance de la communauté élargie des Parlementaires et solliciter du coup votre urgente intervention afin d’aider à rétablir les droits démocratiques du peuple haïtien dans cette conjoncture de crise aiguë.

2 Comments

  • Touril Desgraves 16 janvier 2020

    Sak ki demokrasi pou bann Senatè ak depite san konsyans sa yo.bann kowonpi , volè , asasen .kilè nou te renmen pep ayisyen an? Kou enterè yo menase , yo pran konstitusyon an kòm chwal batay .kou enterè yo menase , yo montre yap defann pèp .Bann san Vègòy, krimel notwa. Bay peyi D’Hayiti yon chans.si nou tap travay nou etan ke palmanté , Ayiti pa tap janm rive nan nivo Leta vwayou jodia .Nou pat konn manda nou te gen pou fini yon jou .palmantè sa yo pi mechan menm pase satan .

    • Endijèn 17 janvier 2020

      @ Touril Desgraves

      La lutte des Ordures n’est pas la lutte du peuple haitien

      Comme les frères siamois Aristide/Préval, Jovenel Moise n’avait aucun modèle. Les compatriotes Jean Léopold Dominique, Brignol Lindor…et Mireille Durocher Bertin ne peuvent pas affirmer le contraire. Ce n’est pas un hasard, Jovenel ne dépasse pas ses prédécesseurs sur le plan QUALITATIF dans sa façon de diriger le pays. La SCIERIE (11 février 2004) vs La SALINE (13 novembre 2019), rapport Paul DENIS (2005) vs rapport CSCCA (2019)

      Venons-en à la lettre et énumérons quelques points SANTIDI :

      1. La « Cohabitation Démocratique » ne tombe pas à point nommé. Les ti kriye jouent avec les mots et concepts. À l’exception de Nenel Cassy, l’ami du présumé petrovoleur Patrick Noramé; tous les autres signataires de la lettre sont des phtkistes et alliés. Patrice DUMOND est un homme du sérail, gen de fwa li mòde lage, il est à la remorque d’une certaine presse. Sous couvert de défendre la population, cette dernière joue un rôle très néfaste dans le pays. Sektè laprès sa a ap defann « Acquis démocratiques, » epi menm LOPITAL JENERAL pou pitit Pèp la jwenn moso La Sante sou LAGRABA. Libète despwesyon pou yo fè MALANDREN pa yo rive sou pouvwa. Fòk nou klè, Martelly ak Jovenel pa pi SAL ke tout lòt ki pase yo. Se Salte ki kale Salte. Yo nan Devwa Memwa selektif yo bliye si yon pati nan lane 2010, te mande BANM CHAWONY MWEN. Lè sa a se pa JOVENEL MOISE non ki te sou pouvwa. Se te chouchou ti RENE ak Koniflèt li yo: BOB MANUEL, PAUL DENIS… ak ENEX JEAN CHARLES. Pa gen pyès bagay pou ki konpare nan kad sistèm apatèd la. Tim tim bwa sèch, sistèm nan mennen peyi nan « Shithole. » Pwenba.

      2. La « Société Civile » est très active en fonction de la personne qui se trouve au Palais national. Sous Préval, à l’avènement du présumé assassin Privert au parlement, la “société civile” oubliait déjà les morts du massacre de la Scierie (Saint-Marc, le 11 février 2004).Le 14 février 2016, Privert a été catapulté au Palais national dans des conditions obscures, mais la société civile restait bouche cousue. L’oligarchie n’hésitait à arroser les parlementaires pour empêcher à son principal concurrent de remporter LA MAYOL. Comme un présumé assassin, Privert serait plus malléable pour le système. En effet, à la Préval, Privert jouait bien son rôle, en choisissant bien ses collaborateurs: le présumé petrovoleur Jean Max Bellerive, Anthony Barbier, Leslie Péan, … Daly Valet et Eddy Jackson Alexis. Ce dernier est l’actuel secrétaire d’État. Tout moun jwenn!

      3. Pawol RANS, « Président, Chef de l’État, qui veut instaurer une dictature. » Avec une PNH à sa Dévotion et sa Bande de Chimères, JB Aristide ne pouvait pas instaurer même la première lettre de la Dictature. Ne parlons pas de Jovenel Moise qui n’a pas vraiment aucun soutien au sein de la population-mis à part quelques GRENN KRAZE au sein de la PNH-, une trentaine de Mercenaires locaux (ki t ap bay Tèt Kòden BAL nan tèt pandan peryod lòk nan lib la) et le Blanc. Le PHTK est à l’image de Lavalas, sans aucune idéologie. Sèlman yo pran pouvwa pou yo volè ak trennen peyi a nan « Shithole. » Tankou zòt ta di, « c’est de ça il s’agit. » Privert II BWÈ LWIL, à la satisfaction de Jean Charles Moise.

      4. Sa a se yon Pawol VOLÈ GRAMÈ ki bezwen djob Lamanjay yo nan estil ZOMBI GOUTE SÈL, « aider à rétablir les droits démocratiques du peuple haïtien. » Ce qui fait penser à l’ancien sénateur Willio Joseph. Lors de la distribution de 100,000 dollars américains à certains sénateurs pour le vote du Premier ministre nommé Fritz William Michel « nèg kabrit la, » M. Joseph ne manquait pas de citer le nom de Dieudonne Étienne Luma parmi ceux qui avaient accepté le GWO MAGO. Dans son style LANMÈ, M. Joseph disait, « nan peyi di sa a mwen jwenn 100,000 dola mwen ta kite l ale. » Et il continuait, « Kedlaire Augustin pat pran pa l la, aprè l te pran l. » Aujourd’hui, Joseph et Augustin n’ont aucun problème par rapport à la « percée » de Jovenel Moise. À tous les niveaux dans le pays, on assiste au match : Fatra Vs Fatra.

      Depuis quelques décennies, le pays n’a pas produit des hommes tels que: Poutine, Cabèche, Delpé, Manus… et Medvedev. La lutte continue…

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