Avec des centaines de milliers de dollars tirés illégalement des fonds recueillis des émissions de passeports haitiens à New York et ou à Washington, le ministre démissionnaire des Affaires Etrangères, Edmond Bocchit, trouve de quoi pour intensifier le lobby et chercher à vendre une image améliorée du président Jovenel Moise à l’étranger. Les entretiens avec des agences de presse internationale se multiplient et les discours n’ont changé ni dans le fond ni dans la forme. Pas de nouveau budget, pourtant des millions sont dépensés pour des blindés et des lobbys à l’étranger, pour corrompre également la police et les Délégués départementaux, instrumentaliser la justice, alors que des employés du secteur public vont connaître leur pire nuit de Noël, sans un sou. Tonton Nwèl pap pase lakay yo.
Sous le régime de Jovenel Moise qui a fait remplacer le directeur des services de l’institut de statistiques d’Haïti, les citoyens haitiens sont devenus beaucoup plus pauvres qu’ils ne l’étaient avant le 7 février 2017.
« Mon seul intérêt est ce qui se passe à l’intérieur des frontières d’Haïti » Jovenel Moise à Efe, agence de presse espagnole. Notons que le président n’a pu dépasser les frontières du Palais National pour aller le 17 octobre à Marchand-Dessalines ; le 18 novembre à Vertières et probablement le 1er janvier 2020 aux Gonaives.
Samedi 7 décembre 2019 ((rezonodwes.com))–Le président Jovenel Moise qui, pas une seule fois, ne s’est ouvertement prononcé sur le refoulement d’environ 58.000 haitiens de la République dominicaine, en 2018, a déclaré à l’agence de presse espagnole, EFE, qu’il s’intéresse à la protection des haitiens et qu’il travaille pour leur bonheur alors que le pays plongé de manière effarante dans la corruption et l’impunité, s’enfonce chaque jour davantage dans un shithole.
Interrogé par Efe, sur les diverses voix soulevées en République Dominicaine à propos de la construction d’un mur à la frontière pour se protéger de l’invasion des sans-papiers haitiens, le journaliste a rapporté que « le président d’Haïti, Jovenel Moise, ignore les voix en République dominicaine appelant à la construction d’un mur entre les deux pays, assurant qu’il ne se soucie que des affaires d’Haïti et maintient le principe du respect de la souveraineté« . Le président se contredit quand qu’il s’allie sur la position d’au moins une quinzaine pays membres de l’OEA pour intervenir dans les affaires internes du Venezuela, de la Bolivie, et si nécessaire, militairement.
Alors qu’il n’est jamais jusqu’à présent parvenu à mét lajan nan pòch tout mounn, selon l’une de ses plus belles promesses de campagne financée par le « système« , le président Moise dont la démission est réclamée à corps et à cris pour crimes d’Etat et corruption institutionnalisée, a déclaré « son amour » pour les haitiens qui sont sauvagement réprimés par la police durant les dernières manifestations anti-gouvernementales.
Aucun pays embobiné dans l’assistanat n’a jamais connu le chemin réel du développement
«Je suis le président d’Haïti. Ce qui m’intéresse, c’est de protéger les citoyens d’Haïti. Je suis intéressé à travailler pour le développement de mon pays. Je suis intéressé car les 27 750 kilomètres de terrain et près de 90 000 kilomètres de mer sont respectés, et c’est ce qu’exige la Constitution », a indiqué Moise oubliant l’intrusion de 7 mercenaires au pays, en février dernier. Cependant, dans sa réponse, commente l’interviewer, Moise a souligné que la Constitution haïtienne stipule que le territoire haïtien doit être « respecté« .
Le président Jovenel Moise qui serait animé de forte prétention de gouverner le pays par décret, selon ses partisans, après avoir piteusement failli d’organiser des élections législatives en octobre dernier, a également mentionné à Efe qu’ « au cas éventuel d’une nouvelle Magna Carta (Constitution) qu’il entend faire élaborer, le principe du respect de la souveraineté du territoire haïtien sera maintenu« , sans révéler les voies et moyens pour y parvenir pour un pays sollicitant toujours d’aides alimentaires et « de moyens logistiques pour accompagner cette aide« .
A rappeler que la question spécifique de Efe concernant l’élévation d’un mur à la frontière dominicano-haitenne, est venue après que certains politiciens des partis majoritaires dominicains, en grande partie des candidats à la présidentielle de mai 2020, eurent souhaité qu’une telle construction pour essayer, selon eux, à la manière du président Donald Trump, de freiner l’exode massif des haitiens dans la partie Est de l’île.

