15 septembre 2026
La vie à Port-au-Prince immobilisée par les barricades
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La vie à Port-au-Prince immobilisée par les barricades

Jeudi 31 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Les dispositions adoptées, mardi soir, en Conseil supérieur de la Police nationale pour libérer les voies publiques des barricades et favoriser un retour à la normale restent pour le moins sans effet.

Les tentatives des forces de l’ordre sont souvent mises à l’épreuve de la vigilance des protestataires.

La nuit s’annonçait longue pour les citoyens des quartiers de Delmas 75, Delmas 60, Delmas 32, entre autres. Des détonations automatiques ont troublé le sommeil des habitants au moment où des autorités policières s’activaient à dégager les barricades qui entravaient la voie publique.

Le convoi a été contraint de renoncer aux opérations en raison de la réplique d’individus armés s’échangeant avec les forces de l’ordre et des difficultés logistiques pour la PNH de s’atteler à la tâche, révèlent certaines sources.

À Pétion-Ville, la situation ne s’est pas non plus améliorée. Les efforts déployés par le task-force pour adresser la problématique des chemins encombrés peinent à se manifester. Des voies assainies la veille, se retrouvent au réveil embarrassées par des grosses pierres, des carcasses de véhicules et des piles d’immondices, a observé Rezo Nòdwès.

À l’annonce de la poursuite des interventions de déblaiement des rues, des groupes armés ont renforcé les dispositifs de blocage. À Canapé-Vert, mercredi au soir, le cortège présidentiel a dû affronter de grandes épreuves avant d’atteindre Pétion-Ville.

Des gardes rapprochés du Président de la République, Jovenel Moise, ont déployé de grandes manœuvres pour traverser la section, rapportent des séquences virales sur les réseaux sociaux.

À Boudon, des tentatives de blocage se sont heurtées à la vigilance des patrouilles des unités spécialisées du Corps d’Intervention et de Maintien d’ordre (CIMO). Les policiers ont monté la garde dans certains points pour dissuader les protestataires. Le bruit des rafales d’armes a résonné jusqu’à l’aube du jeudi.

Au centre-ville de Port-au-Prince, les activités dans les centres commerciaux se retrouvent depuis plusieurs semaines au point mort. Des artères observées désertent, résultant de la peur qui s’installe et des déflagrations qui traversent ces secteurs, ont compliqué le travail des acteurs.

Dans l’intervalle, les barricades qui pullulent dessinent l’architecture de la révolte populaire dans la capitale haïtienne comme dans les provinces. Par ailleurs, une information qui proviendrait d’un groupe virtuel de l’Ambassade de France à Port-au-Prince fait état d’une éventuellement grève des policiers pour exiger des meilleures conditions de travail.

Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

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