Un ex-président de la Colombie comparu devant un tribunal pour tentative de corruption et d’altération d’indices

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Influent et populaire comme l’ex-président Alvaro Uribe, il n’y a pas deux comme lui en Colombie, pourtant, il s’est soumis aux injonctions de la justice voulant en savoir davantage sur une affaire de pots-de-vin soulevée dans l’opinion publique. La comparution pourrait durer trois jours, selon Prensa Latina.

Alvaro Uribe (2002-2010) est accusé d’avoir tenté de corrompre des membres d’un groupe paramilitaire qui aurait détenu des informations préjudiciables à son encontre. Il a comparu mardi devant la Cour Suprême de Justice (CSJ) dans le cadre de l’enquête ouverte contre lui pour participation présumée à des délits de corruption et de fraude procédurale.

Alors qu’ailleurs, beaucoup d’haïtiens, fanatiques de cet état en déliquescence sont confortables et même trop à l’idée que leur pays soit dirigé par un président dont le nom est cité plus d’une cinquantaine de fois dans un rapport officiel de détournement de fonds du trésor public…Bogota, semblerait-il, se situe à des années-lumière de Port-au-Prince, la capitale de la corruption dans les Caraïbes.

Mercredi 9 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– L’ancien président populaire et influent Alvaro Uribe a témoigné mardi devant la Cour suprême de Colombie dans une affaire de présomption d’altération d’indices et de corruption de témoins.

L’audience qui s’est tenue à huis clos était la toute première fois qu’un ancien président colombien était appelé à témoigner devant le plus haut tribunal du pays et constituait la dernière étape d’une longue querelle opposant Uribe de droite et le sénateur de gauche Ivan Cepeda.

Depuis le 16 août dernier, lorsqu’il a été établi que la Chambre d’Instruction de la CSJ avait programmé la comparution pour ce 8 octobre, différentes voix ont appelé à contrer ce qu’ils qualifient de calomnies et d’attaques lancées contre le sénateur Ivan Cepeda, reconnu comme victime dans ce processus judiciaire.

La comparution de l’ex-président a lieu soit 441 jours après que la Cour eut décidé, dans un fait sans précédent, d’ouvrir une enquête formelle contre l’ancien président, sur la base d’informations divulguées. Environ une centaine de questions composaient le questionnaire auquel Uribe a répondu mardi, néanmoins la comparution pourrait durer trois jours.

Leon Valencia, directeur de la Fondation Paix et Réconciliation, a déclaré que quoi qu’il arrive après l’enquête, un précédent aura été créé. D’après lui, si la Cour Suprême décide que les éléments de preuve se révèlent suffisants pour poursuivre le processus et finalement le poursuivre pour corruption et fraude procédurale, les portes seront ouvertes pour que les accusations sur le fond -qui l’impliquent dans la formation de groupes paramilitaires et d’homicides jusqu’aux massacres- méritent de réelles investigations, a-t-il précisé.

Il a souligné en outre que « même si la CSJ décide de classer le dossier parce que selon ses estimations Uribe n’a pas participé à la manipulation de témoins, la controverse continuera et les victimes et les témoins des actions de l’ancien président continueront à être motivés par ce premier appel à enquête« .

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