Madame “a”, Monsieur “i” : de véritables expériences de Kindergarten avec ces autorités a.i. !

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Au Préscolaire, a.i.o.e.u constitue le refrain magistral à chanter, fredonner, gribouiller et à répéter, à maintes reprises, pendant des semaines et des mois, par les poupons au cours de leur immersion dans le bassin de l’apprentissage. Les dirigeants immatures, irresponsables, incultes et puérils font exactement le même jeu, mais stagnant au stade des deux voyelles, a.i.

Jeudi 29 août 2019 ((rezonodwes.com))– A force de perdurer dans ces deux premières voyelles, on devient des ratés et des éternels retardés, inaptes à maîtriser les autres voyelles, entamer les consonnes, découvrir la synchronisation entre les consonnes et les voyelles, pour écrire des mots, rédiger des phrases, des paragraphes, des textes, alimenter des pensées, des idées, des imaginations, des intuitions, des aspirations et des inspirations pour enfin concrétiser les œuvres et les actions tangibles au profit de la population pour la sortir de cette ignorance et de cette misère abjecte.

Trop longtemps dans les mêmes leçons, les lettres a.i, la même classe des médiocres, incapables de garantir la sécurité, l’harmonie, la confiance, la transparence, la création de richesse et la stabilité de long terme sur cet espace de 27 750 km carrés. Trop longtemps dans les cacophonies, les confusions, les corruptions, les discordes, les méfiances, les passivités, les inactions, les découragements, les irresponsabilités, les indécences, les indignités, les enrichissements illicites, les mensonges multicolores et les désordres multiformes.

Trop longtemps dans ces pratiques d’élire ou de sélectionner des officiels aveugles, muets et bègues, incapables de prononcer les mots et les phrases de la fraternité, de la paix, de la sécurité, de la responsabilité, des respects des vertus et des valeurs démocratiques. Les véritables résultats accouchés par ces retardés politiques qui perdurent dans l’ad intérim (a.i) formellement ou informellement, sont des majigridis et des graffitis funestes qui dépeignent constamment une Haïti triste et sombre, avec des âmes perdues, meurtries et précipitées en enfer.

Les officiels a.i sont des passagers clandestins qui défendent un titre et de l’argent sale.

La locution latine « ad intérim » fait référence à quelque chose de provisoire, qui ne dure qu’un laps de temps. Dans le champ politique, ou celui de la diplomatie et des coopérations internationales, les attributs « ad intérim » envoient des signaux non crédibles aux interlocuteurs quant aux compétences et au sérieux des détenteurs de tels postes. La propensité des organisations internationales et des institutions multilatérales à s’engager dans des contrats importants avec ces représentants provisoires de l’Etat, s’en trouve très réduite. En vertu du contexte politique qui prévaut, les coopérations internationales peuvent même se retrouver au point mort.

Par exemple, Haïti en a connu l’expérience amère avec l’embargo de 1991 à 1994. Les conséquences regrettables, du manque de confiance dans les interfaces politiques, sont d’énormes pertes d’opportunités d’investissements, de partenariats économiques, sociaux et culturels. Dans de tels contextes délétères, les professeurs et les étudiants en pâtissent en ratant de nombreuses opportunités d’études, de stages et d’échanges culturels avec des universités étrangères ; les jeunes en font les frais en vivant les crispations, les chômages, les blocages, l’asphyxie économique et sociale ; les commerçants en payent le pot cassé en accusant des retards démesurés dans les affaires, à cause de la lourdeur bureaucratique, etc.

Le gouvernement est bien imbu du statut clandestin et du mobile principal de ces petits copains à qui, en général, il accorde les possibilités, les privilèges, les latitudes et les facilités de sécher les caisses de l’Etat, car leur existence officielle se vit comme le temps d’un éclair. Les acteurs de l’’International n’en sont pas dupes. Ils vont entreprendre ou simuler soi-disant des projets de société le plus souvent dans les cas où ils seraient animés par des intérêts mesquins pour en tirer des profits personnels pour leurs firmes enregistrées sous des prête-noms et des faux-noms. Ils savent très bien qu’ils ne vont pas s’asseoir, discuter de projets durables au profit de ce pays historique et se laisser contaminer par des personnalités politiques temporaires, corrompues, mordues en permanence par des  moustiques Aedes aegypti (a.i).

En effet, dans le jeu de coopération de corruption, les acteurs internationaux sont toujours munis de stratégies dominantes. Très rarement, on entend leurs noms et ceux de leurs firmes souiller dans les actes de corruptions dans lesquels ils remportent toujours la part du lion. Ils sont passés maîtres dans les méthodes de gestions frauduleuses dans l’anonymat, laissant ainsi à leurs interfaces politiques nationaux des droits de signature pour endosser les gabegies administratives graves, en contrepartie de quelques miettes. Les mauvaises coordinations des dirigeants Haïtiens avec les « partenaires » ou faux-amis de l’International, qui ont vu voler en fumée principalement vers des terres étrangères, les milliards injectés dans l’économie haïtienne, après le séisme du 12 janvier 2010, peuvent en dire long.

Le titre a.i à conférer aux officiels du pays est un signe palpable d’une incapacité de l’Exécutif à assurer sa noble mission de garantir le bien-être collectif. En fait, qu’ils soient ad intérim ou permanent, les officiels ont les mêmes honneurs, privilèges, avantages, et les mêmes salaires exorbitants. On reconnait ces personnalités minables dans les mêmes attitudes de défoulement sur les jeunes filles, les mêmes prouesses d’exhibitions, de mégalomanies, d’impostures, d’extravagances, de cortèges, de sirènes, au frais de la princesse. Pourtant, ils ne sont pas convenablement redevables envers les institutions de vigie. Par exemple, le désordre avec un Premier Ministre a.i, depuis tantôt quatre mois, ne facilite pas le législatif (alors on sait de quel législatif il s’agit aussi), de jouer son rôle de contrôle de l’Exécutif.

Premier ministre a.i, ministres a.i, Gouverneur de la Banque Centrale a.i, Directeur général de la PNH a.i ; de cette école du Préscolaire, au stade des poupons, toutes les hautes autorités, avec des « Ti Malice » en main, fredonnant les mêmes cacophonies de l’insécurité, de l’instabilité, de la méfiance, de l’indignité, de la cupidité et de l’indécence, Haïti ne sera jamais admise à la classe des pays stables et transparents.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com

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