Honduras, un petit pays d’Amérique centrale, aussi corrompu qu’ Haïti dans toutes ses composantes (Parlement, Justice, CEP…), connaît depuis un mois une vague de protestations contre le gouvernement de Juan Orlando Hernandez, au pouvoir depuis 2014. Les écoles et les hôpitaux du Honduras se « délabrent » du manque de financement, le cas actuel d’Haïti où plus de $4 milliards de Petro Caribe ont été détournés…
Mobilisés contre les réformes de l’éducation et de la santé, les Honduriens expriment leur mécontentement face au gouvernement et demandent la destitution du président Juan Orlando Hernández.
« … tout effort visant à redresser la marche du Honduras doit surmonter le déclin moral dans lequel le pays est en train de sombrer» les jésuites de Honduras
Vendredi 28 juin 2019 ((rezonodwes.com))– Les jésuites de Honduras ont rédigé un message le 26 juin, soutenant la position de l’épiscopat national sur les manifestations, a rapporté radio Vatican.
«Nous regrettons la grave crise sociale et politique qu’a connue la population hondurienne du fait de la violation historique des droits fondamentaux, de la détérioration de l’État de droit et des pratiques erratiques et corrompues des hommes politiques, et des décideurs de l’administration publique», ont d’abord dénoncé les jésuites établis au Honduras.

Surtout, c’est la répression du pouvoir qu’ils visent: «cette répression aveugle a laissé des dizaines de personnes blessées et le meurtre de plusieurs personnes, notamment de Luis Antonio Maldonado; Erick Francisco Peralta et l’adolescente Eblin Noel Corea. Notre solidarité tient à leurs familles et notre engagement à rester fidèle à la recherche de la justice de la foi».
Ainsi selon la Compagnie de Jésus hondurienne, tout effort visant à «redresser la marche du Honduras» doit passer par le «sauvetage des valeurs éthiques» et surmonter le «déclin moral dans lequel le pays est en train de sombrer».
D’abord mobilisés contre les réformes de l’éducation et de la santé, les Honduriens expriment aujourd’hui leur mécontentement face au gouvernement et demandent la destitution du président Juan Orlando Hernández. Au fil des jours, la répression s’est intensifiée. Cette semaine, l’on compte trois morts et une vingtaine de blessés, notamment par balle.

