Banque Mondiale – « Le droit des femmes au travail » : Haïti occupe le dernier rang dans la région

« Le droit des femmes au travail progresse, mais les obstacles demeurent nombreux » lit-on dans le dernier rapport de la Banque Mondiale paru le 26 février 2019

Jeudi 7 mars 2019 ((rezonodwes.com))–Avec une infirme de femmes élues au parlement, il n’est pas étonnant d’entendre vendredi les autorités haïtiennes discourir à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme.

Le nouvel indice, présenté dans le rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2019 : une décennie de réformes, évalue les étapes importantes de la vie professionnelle d’une femme, du premier emploi à la pension de retraite, ainsi que les protections juridiques associées à chacune de ces étapes. Les données couvrent une période de dix ans, chacune des 187 économies analysées étant notée en fonction de huit indicateurs.

Ainsi à l’analyse des faits, Haïti obtient le score minimal de 59.00 sur 100 pour les 5 des huit indicateurs considérés, signe que chez nous, on est loin d’admettre et de reconnaître aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes dans les domaines analysés. Alors que pas trop loin de notre frontière terrestre, en République Dominicaine, pour les mêmes valeurs considérées, ce pays obtient un large score de 90 sur 100.

« Si les femmes pouvaient, comme les hommes, exprimer tout leur potentiel, le monde serait à la fois plus équitable et plus prospère, estime Kristalina Georgieva, présidente par intérim du Groupe de la Banque mondiale.

Pour les trois autres indicateurs – avoir des enfants, diriger ‎une entreprise et accéder à une pension de retraite (voir tableau) –, Haïti est crédité d’un score de 20, 75 et 75, respectivement, indiquant que beaucoup de progrès restent à accomplir dans ces domaines et que le ministère à la Condition Féminine devrait prouver sa vraie raison d’être. Pour les dominicains, les notes sont respectivement : 60, 100, 75.

Dans ce petit pays pauvre des Caraïbes où tout est malheureusement permis, sauf le progrès réel accompli, Haïti où un certain musicien connu pour ses grivoiseries avec des noms de femmes pour toile de fond dans ces élucubrations, obtient en moyenne un score final de 58.13/100, le plaçant ainsi en dernière position dans les Caraïbes et en Amérique et rejoint les rangs du Gabon et de l’Algérie. Par contre la République Dominicaine, en totalisant ses 8 notes, arrive à obtenir 88.75 sur 100 ; la Jamaïque 68.13 ; Barbades 73.75 ; Bahamas 83.75 et les Etats-Unis 83.75 et hors du continent, la France obtient 100/100.

Parmi les 187 économies étudiées, six (la Belgique, le Danemark, la France, la Lettonie, le Luxembourg et la Suède) obtiennent la note moyenne maximale de 100.

Données clé par région

L’indice des économies de la région de l’Amérique latine et des Caraïbes a progressé de 75,40 à 79,09 en dix ans, la deuxième meilleure performance parmi les économies émergentes et en développement. Ils ont mis en œuvre 39 réformes sur la période considérée, dont plusieurs visant à prolonger la durée du congé de maternité.

En permettant aux femmes d’avoir accès à l’emploi dans les mêmes conditions que les hommes et en interdisant le harcèlement sexuel au travail, la Bolivie affiche la deuxième meilleure progression du monde. Le Mexique, quant à lui, protège les femmes enceintes contre le licenciement.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :