A la troisième mobilisation des Gilets Jaunes à Paris, plusieurs arrondissements cossus du centre et de l’ouest de la capitale française étaient livrés samedi au chaos, noyés dans des nuages de gaz lacrymogènes ou nappés d’épaisses fumées noires
Samedi 1er décembre 2018 ((rezonodwes.com))– La reprise du mouvement des Gilets Jaunes, samedi à Paris, a entraîné un déchaînement inouï de violences dans divers quartiers de la capitale française.
Affublés de leur chasuble fluo, des manifestants ont pris d’assaut « la plus belle avenue du monde », les Champs Elysées, et se sont pris aux monuments et bâtiments historiques, comme l’Arc de Triomphe, la tombe du Soldat Inconnu. Les forces de l’ordre et plusieurs centaines de Gilets jaunes se sont également affrontés autour du monument de l’Arc de Triomphe.
Le feu a été mis à des automobiles, du mobilier urbain a été saccagé, vélos en libre service arrachés, radars et lampadaires mis à terre, pavés jonchant la chaussée, des magasins ont été pillés… « Les Gilets jaunes triompheront » ou « Macron démission », pouvait-on constater comme graffitis inscrits à la mi-journée sur ces sites.
Dans cet Ouest parisien, où bat le cœur du pouvoir français, saturé de gaz lacrymogène et des fumées dégagées par l’incendie de voitures ou de mobilier urbain, «gilets jaunes», casseurs et policiers jouaient au chat et à la souris, au milieu des Parisiens et des touristes qui visitaient ces quartiers commerçants à l’approche des fêtes de Noël.
À la nuit tombée, incendies, fumée, barricades plongeaient certains points de la capitale dans une ambiance insurrectionnelle. Un véhicule de police a été incendié et des bâtiments ont pris feu aussi, a déclaré M. Nunez, précisant que ces incendies d’immeubles avaient été éteints par les pompiers.
Des manifestants se sont également brièvement introduits dans le Palais-Brongniart, ancien siège de la Bourse de Paris.
Le Premier ministre Edouard Philippe s’est dit « choqué » lors d’une prise de parole peu après midi, avant d’ajouter que rien ne serait excusé à « ceux qui viennent dans la seule volonté de casser ».

