Haïti PetroCaribe – Dette: Compenser le Venezuela en nourriture, en partie, il n’a jamais été question

Agriculture en jachère. Sécheresse. Terre improductive, le prix des sacs d’engrais grimpe. En étant dans l’incapacité totale de s’assurer que tous leurs concitoyens mangent à leur faim, au moins une fois par jour, les autorités haïtiennes de Martelly-Lamothe à Moise-Lafontant sont venus parler d’un accord trouvé avec le Venezuela sur le transfert de nourriture vers ce pays, en contrepartie de la dette de PetroCaribe. Toutefois, la teneur de cet important document n’a jamais été rendue publique car l’accord PetroCaraibe ne prévoit seulement que 4 pays pour compenser commercialement une partie de la dette contractée en produits laitiers, sucre, pâtes alimentaires, riz, café… Les yanm, patat, pwa kongo promis par Lamothe et Jovenel pa ladan’l





Caracas, mercredi 14 mars 2018 ((rezonodwes.com)).-Ce qui est sûr et presque certain dans cette histoire, par respect, montée de toute pièce par l’ex-PM Laurent Lamothe et le président Jovenel Moise, chacun à tour de rôle, tous deux à leur retour d’une brève tournée à Caracas, respectivement les 8 mars 2014 et 27 novembre 2017, c’est qu’il n’y a et n’aura probablement aucun suivi effectif de l’envoi de nourriture récoltée des champs haitiens vers le peuple vénézuélien.

La liste des quatre pays signifiés dans le document de PetroCaribe est restée inchangée et jusqu’au jour où la République Dominicaine, l’une des heureux bénéficiaires du programme, décide d’aller acheter son pétrole brut ailleurs, a appris Rezo Nòdwès, selon l’Ambassadeur dominicain accrédité à Washington.

Personne ne sait exactement pourquoi les maîtres de Port-au-Prince étaient venus avec une telle proposition de commercialisation commerciale (pétrole vs nourriture) quand chez nous, nous sommes encore loin d’une auto-suffisance alimentaire voire parvenir à un excédant de nourriture pour l’exportation et du même coup compenser en produits agricoles une partie d’une dette qui coûtera les yeux de la tête aux citoyens haitiens, dans les deux prochaines décennies à venir.




Le pire avec la dette PetroCaribe, la source est tarie et, selon des membres de l’opposition, Me. André Michel, en particulier, les sénateurs Lambert, Augustin, Cantave et le président Jovenel Moise, semble-t-il, n’en veulent plus entendre parler en prenant la voie de la Cour Supérieure des Comptes, visée également par le rapport. Mais qu’ils se détrompent, persiste-il.

Voici la liste des quatre (4) pays qui tirent profit de leurs économies grâce à un mécanisme de compensation commerciale mis en œuvre pour offrir divers produits en échange au Venezuela:

  • Jamaïque: Clinker (composantes du ciment). Autrefois, la cimenterie d’Haïti n’allait pas rechercher ce produit ailleurs. Pourquoi nos dirigeants n’étaient pas venus avec cette proposition ?
  • Guyana: Riz blanc et riz paddy.
  • Nicaragua: Produits laitiers, sucre, huile, café, haricots, viande, graines de haricots, bouvillons (ti bèf), génisses (femèl ti bèf). alimentaires.
  • République Dominicaine: Sucre liquide, haricots, pâtes.





Il est à signaler que Jose Tomas Perez, l’ambassadeur dominicain aux Etats-Unis, dans une lettre de protestation adressée à deux sénateurs américains, pour l’intrusion de la future ambassadrice américaine à Santo Domingo dans la politique migratoire de son pays (Résolution 168-13), a révélé que la raffinerie dominicaine de pétrole (REFIDOMSA), pendant deux ans, n’achète plus de combustibles chez le Venezuela.

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