15 septembre 2026
Ce que la jeunesse algérienne enseigne à la jeunesse haïtienne
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Ce que la jeunesse algérienne enseigne à la jeunesse haïtienne

par Marc Donald Orphée

Vendredi 22 mars 2019 ((rezonodwes.com))– Nous vivons l’ère des grandes mutations des sociétés. Les sociétés commencent à connaître de plus en plus leurs droits, ce qui est traduit par un ensemble de remise en question de leurs conditions de vie. Ces remises en question portent aussi sur l’ordre politique mondial. Grâce aux réseaux sociaux, les gens se donnent beaucoup plus de temps de discuter sur leur vie, sur leur existence et leur avenir.

Dans cette dynamique a eu lieu le Printemps Arabe, lequel était un ensemble de contestations populaires aiguës exigeant le départ de certains présidents Africains, notamment ceux du monde Arabe.

L’Algérie était l’un des pays qui avaient été essartés de ce vaste mouvement contestataire, alors qu’elle, par son déficit de démocratie, provoquait de graves problèmes aux Algériens. Abdelaziz Bouteflika, président de l’Algérie, depuis 20 ans, a eu gain de cause. Mais on lui a pas donné un chèque en blanc. Car dans ses velléités de prendre un 5ème mandat, il a été stoppé par notamment la jeunesse Algérienne.

Je crois que cette jeunesse Algérienne connaissant ses droits et ses devoirs, sa puissance son dynamisme envoie un message fort et clair aux autres jeunesses.

Si la jeunesse Algérienne a pu stopper le président Bouteflika, c’est parce qu’elle n’a rien attendu de personne pour défendre ses revendications ; c’est parce qu’elle a cru qu’elle est majoritaire ; et que la vie politique algérienne devrait s’articuler au rythme de ses préoccupations majeures ; c’est parce qu’elle veut être le porte parole de ses problèmes. Même si elle n’a pas encore atteint tous ses objectifs, mais ils sortent( ses objectifs) de leur chrysalide.

À l’instar de l’Algérie, Haïti s’enlise dans une crise multidimensionnelle . Comme l’Algérie, Haïti a une population jeune. Pourquoi ne peut-elle pas prendre son destin en main comme vient de le faire celle de l’Algérie ?

Pour que la jeunesse haïtienne puisse prendre son destin en main, elle doit cesser d’être spectatrice. Autrement dit , elle doit s’impliquer. S’impliquer c’est s’engager. Nous devons avoir en Haïti une jeunesse qui n’est pas en fuite constante, mais qui compte faire de son pays le lieu de ses rêves. Pour cela il faut qu’il y ait aussi une solidarité dans la conscience des jeunes.

Cette jeunesse se fait encore attendre, car elle reste tributaire des politiciens malades du pouvoir. L’éclosion d’une jeunesse forte se fait dans la participation. Participer, c’est se convertir en acteurs.

Nous avons besoin d’acteurs au milieu de la jeunesse du pays dans tous les domaines de la vie nationale : politique, économique, dans une dynamique progressive de la vie sociale. C’est à ce prix Haïti pourra se régénérer.

James Marc Donald ORPHÉE

2 Comments

  • Dmitri Benjamin 22 mars 2019

    Il n’est pas aussi facile de parler de « Printemps Arabe. » Il y avait aussi beaucoup de manipulation de la part des maitres du monde dans la lutte contre certans pays « nuisibles » et la Protection d’autres pour des Interets Strategiques et autres. Ce n’est pas sans raison, tous les specialistes s’accordent pour Affirmer, le « Printemps Arabe » n’a pas tenu la promesse des fleurs. » Ne parlons pas de Bahrein…et l’Arabie Saoudite. La presse internationale avait juge’ necessaire de pas faire l’Echo. Pour les besoins de la cause, il etait beaucoup plus important pour les journalistes des « grands medias » de tourner leurs projecteurs vers la Lybie…et la Syrie. Yo pa egare. En Egypte, un militaire gagnait les elections a’ 97% des voix. Et pourtant, c’est Vladimir Poutine qui allait preoccuper ces memes journalistes avec seulement 64%. Une journaliste de la BBC avait pris son courage a’ deux mains en vue de noter ces differences. Sanble li pat pe’ pedi djob la. Il est evident, dans certains pays, le « Printemps Arabe » avait l’allure de « pays lock » avec des mains manipulatrices.

    Contrairement en Algerie, la jeunesse haitienne est a’ bout de souffle. Et de plus en plus, il n’a pas de Guide. E yo di, « le manke Gid pep la Gaye. » La jeunesse haitienne a du bon boulot. Le pays est crise, et pourtant, de plus en plus, c’est l’Emergence des rejets de dechets. Bagay yo pa senp menm…

  • Dmitri Benjamin 22 mars 2019

    NB: Le pays est en crise, et pourtant de plus en plus, c’est l’Emergence des rejets de dechets.

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