Lundi 11 mars 2019 ((rezonodwes.com))– Le président Jovenel Moïse a décidé de remettre en vie la Commission Nationale de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR), treize ans après la mise sur pied par l’ex président René Préval de cette structure, dirigée à l’époque par l’ancien député Alix Fils-Aimé.
Lundi, au cours d’une cérémonie au palais national, le chef de l’état a investi dans leurs fonctions les membres de cette commission, dont Edwin Florexil (coordonnateur), Innocent Joseph, Roodiny Jean Baptiste, Abler Roudy Lalane, Jean Chenet Lucien, Greatz Marie Lydie, Jean Rebel Dorcéna, Jude Jean Pierre et Frantz Toyo.
En décembre dernier, la Fondasyon Je Klere (FJKL) s’est prononcée contre la reprise de cette expérience, considérée comme un échec et a invité le pouvoir à balayer d’abord devant ses portes, en signalant des cas d’officiels du régime impliqués dans la distribution d’armes lourdes.
La FJKL avait précisé que la mise en place d’une commission de façade de désarmement n’est pas la solution au problème de la violence armée auquel fait face la population.
Pour cette organisation, dirigée par Me Samuel Madistin et Marie Yolène Gilles, la solution durable à ce problème passe par la création ou le renforcement du service de renseignement national ; l’organisation de la structure d’enregistrement et de contrôle des armes à feu sur l’ensemble du territoire national ; le renforcement du contrôle des frontières et des ports pour fermer la vanne alimentant le marché national via le marché informel en armes et en munitions ; la consolidation de la capacité institutionnelle et opérationnelle de la PNH; la révision de la législation sur les armes à feu ; l’élimination de la pratique des milices d’autodéfense armées et le démantèlement des gangs armés; la réalisation dans les quartiers populaires de projets socioéconomiques à impact rapide ; la réduction des inégalités sociales par la mise en place de politiques publiques axées sur la lutte contre la corruption, la contrebande et l’évasion fiscale ; le renforcement de l’indépendance et de la capacité du Pouvoir Judiciaire par la formation continue des Magistrats, un système d’inspection judiciaire efficace, l’adoption de code d’éthique et de conduite pour les Magistrats et des sanctions exemplaires contre les Magistrats corrompus ; le contrôle rigoureux des compagnies de service de sécurité privée.
La CNDDR a pour mission principale de coordonner et d’appliquer la politique de l’Etat en matière de désarmement et de démantèlement des groupes armés illégalement et de réinsertion des individus désarmés.


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