« Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux » Ce mot d’ordre a été lancé par Dolores Ibarruri le 8 septembre 1936, lors du grand rassemblement au Vel’d’Hiv à Paris, en soutien à la République espagnole.
Cet mot d’ordre, nous voulons croire qu’il s’adressait au peuple Haïtien, par delà le temps. Raison, nous avons aujourd’hui un peuple qui vivote à genoux sous l’œil inconscient de ses propres dirigeants. Le pire, nous avons aussi un pays qui quémande à genoux la bonne grâce de ceux qui le traitent de tous les noms. Certains le traitent de <<trou de merde>>, d’autres le considèrent comme une sorte de <<brebis galeux>> dans la région.
Ces propos qui sont aussi humiliants que vexatoires ne cessent de fouetter à grand coup notre conscience et aussi d’éveiller notre patriotisme à chaque seconde un peu plus. Ils nous appellent au devoir et, ils nous obligent de sortir de notre mutisme sépulcral, pour lancer ce vibrant cri émanant du fin fond de notre poitrine, au peuple Haïtien:<<Debout fier et grand peuple Haïtien>>.
Aujourd’hui, nous avons l’impression que le peuple est atteint d’une infirmité mentale tellement grave, et d’une amnésie tellement chronique, qu’il oublie complètement le sens de son propre Histoire.Les agissements de chaque jour, les décisions hâtives et irréfléchies en témoignent grandement .En vérité, si l’histoire pouvait se personnifier, elle se lèverait, et elle n’hésiterait pas à nous gifler en plein visage avec chacune de ses feuilles et avec chacun de ses mots. Malheureusement, ce pouvoir ne lui était pas donné.
Il y a des moments de notre histoire, où au plus profond de l’adversité et de désespoir, se lève une voix intérieure qui nous dit <<Debout >>.Ces moments-la, nous les avons tous appris à l’école. Ces moments forts qui constituent l’armature morale de notre histoire de peuple. Nous les jetons au bien-être de l’oubli à cause de la courtesse de notre mémoire..
Ces moments, nous les mentionnons à chaque fois que nous voulons montrer la grandeur de ce peuple . C’est Capois La-mort, à Vertières quand il demanda à ses hommes de le suivre en criant : « En avant! En avant! ».
Pendant qu’il était à la tête de ses hommes, son cheval a été touché par un boulet de canon, il est tombé, mais Capois prit son épée, se releva et courut se mettre à nouveau à la tête de ses soldats noirs en criant toujours « En avant! En avant! ». C’est le Roi Henry Christophe, quand le Général Français, lui demanda de livrer la ville Cap en vingt quatre heures : »je vous livrerai la ville, après l’avoir réduite en cendres et sur ces cendres, je vous combattrai encore » .
Ces moments, c’est Jean Jacques Dessalines qui sans langue de bois a dit: »Je jure de combattre jusqu’au dernier soupir pour l’indépendance de mon pays ».C’est Toussaint Louverture qui dans sa parole à la fois célèbre et prophétique a dit : »En me renversant, on a abattu que le tronc de l’arbre de la liberté des noirs de Saint-Domingue, ils repousseront pas leurs racines, car ils sont nombreux et puissants « .
Ces moments-là, oui! c’est bien nous. Puisque nous sommes les héritiers et les descendants de ces héros-là. Lorsque Christophe et compagnons au péril de leur vie furent allés apporter main forte aux américains à Savanah; C’est Haïti. Lorsque Pétion se rangera aux côtés de Bolivar pour l’indépendance du Vénezuela; c’est encore Haïti, bref c’est nous.
La première République Noire qui a enseigné aux autres le chemin qui mène à la liberté ne peut pas et ne doit pas mourir. Ce peuple rempli de pudeur et de fierté se doit de se tenir debout la tête altière et haut les front pour continuer à écrire les plus belles pages de son émouvante épopée.Il doit être debout avec ses valeurs, ses mœurs, sa culture et son histoire. Pour que cela soit, il nous faut des hommes et des femmes haïtiens qui savent que la dignité et la souveraineté d’un pays ne se négocient pas.
Debout peuple Haïtien, pour être les filles et les fils de cette vieille histoire qui nous tressaillit le sang à chaque fois que nous nous en souvenons et que nous devons continuer à raconter. Debout peuple Haïtien pour dire qu’Haiti est un vieux pays qui a encore tant de choses à dire au monde et qui a encore tant de choses à offrir à l’humanité.
Debout pour dire très haut, très fort et surtout d’une seule voix que:<<Haïti est ce pays qui n’a pas fini d’étonner le monde>>.
Bredson DIEUFORT,
Médecin et Juriste en Formation.
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Tel:+509 42907869/37237827


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