14 septembre 2026
Les transferts d’argent de la diaspora haïtienne peuvent revitaliser l’économie nationale
Actualités Société

Les transferts d’argent de la diaspora haïtienne peuvent revitaliser l’économie nationale

par Kerlens Tilus

Lundi 14 janvier 2019 ((rezonodwes.com))– En Haïti, ce ne sont pas des hommes et des femmes compétents et capables qui manquent, mais c’est la volonté et la détermination.

De plus, nous savons que le système bancaire haïtien survit par la spéculation et le blanchiment d’argent (le GAFIC peut le prouver). Les banques en Haïti n’accordent des prêts substantiels aux grands importateurs. Ils n’accordent presqu’aucun prêt aux petites et moyennes entreprises.

Les fonds de garantie de ces banques à la BRH sont dans l’ordre de 30 à 50% alors qu’aux Etats Unis d’Amérique, ils ne dépassent pas 5%. Les fonds de garantie sont « la garantie de dépôts des clients en cas de défaillance de leur banque ou de leur organisme financier est une disposition assurant la confiance dans le système financier. » Comment ces banques font-elles de l’argent ? Elles donnent 0.5% à ceux qui placent leur argent chez elles et achètent des bonds à la BRH à 7%. Puis, elles achètent des dollars pour faire de la spéculation. Ces banques font tout pour empêcher des groupes d’hommes d’affaires de monter des banques en Haïti.

Elles ont le contrôle de la BRH, car elles arrivent à corrompre le Conseil de la BRH. Quand elles n’arrivent pas à acheter un homme, elles l’abattent tout simplement. C’est le cas pour Guyto Toussaint. Les grands patrons de ces banques ont grand peur de la compétition. Voilà pourquoi ils ont boycotté la Socabank qui avait certes ses problèmes, mais qui auraient pu être régler.

Il est dit que la diaspora a transféré en Haïti 3.2 milliards de dollars pour l’année 2018. Ce chiffre ne prend pas en compte les Haïtiens de la diaspora qui envoient de l’argent à travers des particuliers qui rentrent en Haïti et il ne prend pas en compte des compatriotes qui vont en Haïti et distribuent de l’argent à leurs proches. Les fonds transférés par la diaspora sont utilisés pour payer la scolarité, pour se procurer des soins de santé, pour ouvrir de petits commerces et aussi construire des maisons. Je ne suis pas le seul à penser ce que je vais dire. Je crois même que j’ai lu quelque part une idée semblable.

Si l’Etat haïtien sait que 3.2 milliards de dollars et même plus sont transférés en Haïti et qui vont dans le secteur de la santé, de l’éducation et pour acheter des produits de premières nécessités. Pourquoi est-ce que l’Etat n’investit pas dans l’agriculture, l’agro-industrie, dans l’éducation (primaire, secondaire et universitaire) pour construire des écoles et des universités de qualité, construire des hôpitaux et des centres de santé. Ou est-ce que l’Etat trouverait ces fonds ? Premièrement, il faut un gouvernement avec des hommes fiables, compétents, honnêtes et capables qui inspirent confiance. L’Etat pourrait élargir l’assiette fiscale, combattre la contrebande et diminuer les franchises douanières et les exemptions de taxes. Je vous garantis que l’Etat aurait recueilli au moins 1.5 milliard de dollars. Cet argent pourrait être utilisé aux fins citées plus haut.

Deuxièmement, la Banque de la République d’Haïti pourrait prendre une disposition de baisser les fonds de garantie à peut-être 10% et faire en sorte que les banques mettent les fonds à la disposition de ceux qui veulent faire des prêts pour se lancer dans les secteurs d’activités cités plus haut. L’Etat haïtien pouvait même garantir ces prêts. Avec un gouvernement fiable, la diaspora aurait joué sa partition. L’Haïtien vivant à l’étranger aurait investi 1000 dollars par année dans un fonds destiné à l’investissement dans les secteurs d’activités précités. Ce fonds de placement pouvait être bien géré par une banque de la diaspora en Haïti.

Considérant qu’il y a 1.5 millions d’Haïtiens en âge de travailler dans la diaspora, ce qui donnerait 1.5 milliards de dollars. Avec 3 milliards de dollars, beaucoup aurait pu être fait. Au lieu d’envoyer l’argent des transferts de la diaspora aux Etats-Unis d’Amérique et en République Dominicaine, cet argent resterait en Haïti. En plus, le secteur de la pêche est un secteur très rentable. Il suffit d’acheter des bateaux destinés à cette fin et l’Etat haïtien aurait pu entrer au moins 500 millions de dollars l’an, car il y a un tas de baleine qui passe dans la mer haïtienne. Nous ne parlons même pas de tourisme qui aurait pu permettre au pays d’entrer des fonds.

Etant donné que nous avons des marionnettes au pouvoir qui n’ont pas de cran, ces réflexions sont des vœux pieux. Quand des individus demandent à la diaspora d’investir en Haïti, quelle garantie ceux qui investiront dans ce climat d’instabilité aura pour faire leur placement. Nous avons bien expliqué qui sont derrière l’insécurité en Haïti. Même la République Dominicaine finance des troubles dans le pays. Quand on a un pays où les dirigeants n’arrivent pas à assurer la sécurité de sa frontière, on est voue à la prédation et au cynisme du pays avec lequel on partage la frontière. Avec des économistes, des spécialistes en finance, en politiques publiques, en développement durable, on aurait pu peaufiner ces idées, et permettre au pays d’avoir un plan de développement viable. Malheureusement, nous n’avons que des chenapans au pouvoir en Haïti qui sont à la solde du Core Group et des Dominicains. Un pays qui est dirigé par des amateurs est voué à l’instabilité, à la misère et à toutes sortes de maux. J’encourage les Haïtiens de l’intérieur à résister et créer les conditions pour mettre au rencart les ignorants et les corrompus qui nous dirigent.

J’encourage les Haïtiens de la diaspora à mettre en place en Haïti et pourquoi pas dans les pays d’accueil une banque de la diaspora. Nous pouvons commencer avec ce projet dès maintenant en attente que le climat soit propice pour faire des investissements en Haïti. Il n’y a pas de salut pour Haïti sans la diaspora. Actuellement, Haïti est sous occupation avec le Chapitre 7 des Nations Unies. Aucun pays ne peut accorder des prêts à Haïti pour faire quoi que ce soit. Les dons qu’on reçoit sont dirigés vers des secteurs qui ne sont liés à aucune activité de développement. Ce sont des projets vides que les bailleurs commandent à l’Etat haïtien et aux ONG de mettre en place. Des programmes du genre de « Cash for work », bale lari, faire des séminaires de formation et des symposiums qui n’aboutissent à rien. Seuls les Haïtiens peuvent financer le développement de ce pays. Avec des hommes de doublure au pouvoir, comment Haïti va-t-il sortir de cette occupation avec le Chapitre 7 ? Qu’en est-il de l’occupation douce de la République Dominicaine ? Comme dit un chanteur haïtien : nou remele.

Il y a de l’espoir pour Haïti. Il faut un mouvement d’un million de jeunes pour faire capoter ce système. Malheureusement, c’est le Core Group qui finance la majorité des associations de jeunes dans le pays. C’est avec fierté que les jeunes te disent qu’ils ont été à une réunion à une ambassade du Core Group. Les « grandon » de la province disaient toujours que la richesse est dans la terre. Quand j’étais enfant, je savais courir dans les champs de mon grand-père et il me prenait toute une journée avec mes cousins pour parcourir un champ. Aujourd’hui, l’Etat, à travers sa politique d’émigration et de bidonvilisation encourage le paysan à laisser ses terres pour devenir chauffeur de taxi moto, ravitailleur dans les grandes villes et des passifs qui ne font qu’attendre la manne du ciel. Je n’ai aucun problème avec ceux qui veulent laisser le pays. Je l’ai fait et pourquoi pas l’autre. Il faut que les jeunes qui veulent rester en Haïti se battent pour monter leur propre entreprise. Il y a un de ces bourgeois qui voulait me rencontrer. J’ai posé des conditions avant de le rencontrer. L’une de ces conditions était la mise en place d’un fonds d’investissement pour la jeunesse et un support substantiel à un groupe de réflexion et de recherche. Cela fait déjà trois mois, il ne m’a jamais donné signe de vie. Je vis tant bien que mal, je n’ai pas besoin d’accointance politique et d’hommes d’affaires pour vivre. Je me contente de ce que j’ai et je fais confiance à la Providence que je ne serai jamais un sans-abri. Ce qu’il me faut c’est une santé parfaite. Du moment que je suis en santé, je trouverai un moyen pour faire de l’argent dignement.

Qui a dit qu’on ne peut pas rêver en Haïti. Je regarde des vidéos de jeunes en Afrique qui font des choses extraordinaires avec peu de ressources. Ce n’est pas l’intelligence qui nous manque, mais bien la volonté, la motivation et la détermination. La majorité des jeunes en Haïti veulent faire de la politique non pour les bonnes raisons ; enfin comment se pays va-t-il se relever ? Il y a des jeunes en Haïti qui peuvent inventer des machines agricoles et qui peuvent inventer toutes sortes de gadgets qui seraient utiles à la société. Je suis en pourparlers avec des ingénieurs à Silicon Valley pour organiser des séances de formation pour les adolescents et les jeunes sur la robotique. J’encourage les ingénieurs haïtiens de la diaspora à essayer de rendre possible ce genre d’activités. Car, on ne sait jamais ce que ces jeunes peuvent réaliser avec ce savoir-faire. Je ne voulais pas être long, mais dans un second papier sur ce sujet, je parlerai en long et en large sur la répartition de fonds et des transferts de la diaspora et comment l’Etat haïtien pourrait anticiper pour mettre en place une structure pour que cet argent puisse rester dans le pays. Toutes ces idées sont émises n’ont pas pour ces analphabètes fonctionnels et corrompus au pouvoir en Haïti, mais pour donner espoir aux jeunes et pour les montrer qu’il y a une porte de sortie et de l’espoir. Que vive la jeunesse ! Que vive Aytiti ?

Kerlens Tilus   01/13/2019
Snel76_2000@yahoo.com
Tel : 631-639-0844

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.