30 septembre 2026
Regala n’est plus là : Le général est passé de vie à trépas!
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Regala n’est plus là : Le général est passé de vie à trépas!

Le général Williams Regala, a vu le mois de janvier de 2018 mais n’a pas pu jouir d’une dernière nuit de Noël

Dimanche 23 décembre 2018 ((rezonodwes.com))– Le militaire redouté des manifestants de l’après-Duvalier, Williams Regala, s’est éteint vers 1h30 dimanche matin en sa résidence privée, a appris Rezo Nòdwès.

Ancien homme fort du Conseil National de Gouvernement (CNG) présidé par le général Henry Namphy après la fuite des Duvalier, Williams Regala
était à la tête des services secrets de Jean-Claude Duvalier avant d’être choisi par les américains et Bébé Doc pour devenir membre du gouvernement collégial de février 1986.

Dans un rapport de 1996, Human Rights Watch a écrit que le colonel Régala s’était « vanté d’une longue histoire d’abus » dans le cadre de la police secrète de Duvalier.

Regala a occupé le poste de ministre de l’intérieur et de la défense nationale de 7 février 1986 à l’accession de Leslie François St Roc Manigat à la présidence. Le nouveau président lui confia alors le fauteuil de ministre de la défense.

Faisant l’objet d’un mandat d’amener dans le cadre de la tuerie de la Ruelle Vaillant le jour du premier scrutin démocratique tenu après le long règne dictatorial des Duvalier, Regala a fui le pays pour se réfugier en République Dominicaine qui a rejeté une demande d’extradition de la justice haïtienne.

Finalement, les généraux de 86 s’en vont l’un après l’autre, laissant un pays engagé dans une longue descente aux enfers, alors que ceux de l’Amérique latine ont pu transcender leur origine dictatoriale et placer leur nation sur la route de la démocratie et du progrès.

Leur soif de pouvoir et la répression qu’ils ont exercée sur la population afin de protéger un statu quo injuste ont laminé les chances d’un décollage du pays, accentuant l’exode des cerveaux et éliminant les militants organiques du peuple tout en convertissant les autres en d’abominables « abolochos », incapables de définir les voies et moyens d’un mieux-être pour la nation.

1 Comment

  • Regard Perçant 23 décembre 2018

    « Finalement, les généraux de 86 s’en vont l’un après l’autre, laissant un pays engagé dans une longue descente aux enfers, alors que ceux de l’Amérique latine ont pu transcender leur origine dictatoriale et placer leur nation sur la route de la démocratisatie et du progrès. »

    Normal! Les salauds dirigeants d’Haïti et la « classe » des riches, ne sont pas des citoyens mais des individus primitifs et haineux du pays! Rien à voir avec les autres qui, même criminels, voulaient construire leurs pays.

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